J’ai eu l’immense plaisir d’être invité par Ground Control, la librairie Charybde et les ami.e.s du Mouton Numérique pour parler de mon livre L’étoffe dont sont tissés les vents, le 18 décembre 2019 à Paris. Nous y avons slamé un two-people-show avec Léna Dormeau, chercheure en philo politique et sociale (IC Paris & Univ. Rennes 2), autour de La Horde du Contrevent et de mon livre sur le sujet.

Pitch de la rencontre

15 ans après sa parution, La Horde du Contrevent à contribué à façonner le paysage de la science-fiction française. L’étoffe dont sont tissés les vents parue en 2019 est une proposition de lecture basée sur les influences que La Horde se propose de mettre en récit.

Dans un monde privé de morale transcendante où les individus « abrités » tendent à s’enterrer dans des villes aux formes aérodynamiques pour se protéger du vent – autant dire de la vie – La Horde invite à vivre pleinement, vent debout, par le déploiement d’une intense vitalité.

Le roman porte une vision en rupture totale avec les visions performatives et technologiques de la posthumanité en science-fiction – qui démontrent souvent qu’elles confinent à l’impasse. Elle incite à rechercher l’élévation par un rapport intime au monde, un mouvement perpétuel physique et mental (ne pas céder à l’appel du confort, à la fatigue) et le lien qui unit à soi et aux autres. La Horde du Contrevent nous apprend ceci : il n’y rien à attendre. D’un Dieu, d’une technologie, ni même du futur. « Tout est là, vous n’avez que vous », semble-t-elle dire au lecteur comme à ses personnages. Elle engage à réfuter les arrières mondes et d’hypothétiques attentes transcendantales pour créer l’utopie par soi-même. Une utopie philosophique et politique basée sur le collectif, le mouvement et le lien aux autres et au monde.

Le livre

L’étoffe dont sont tissés les vents est une analyse philosophique de La Horde du Contrevent, le roman culte d’Alain Damasio. Elle est publiée dans cette édition avec deux textes introuvables de l’auteur : Exhorde et Le conte du Ventemps, scènes coupées de La Horde ; ainsi que Steppe Back, la nouvelle de Mélanie Fievet, lauréate du prix fanfiction Folio SF 2015 ; et divers textes complémentaires permettant d’éclairer et d’interpréter cette œuvre incontournable.

La Horde du Contrevent est un ouvrage philosophique et poétique exigeant, qui dépasse de beaucoup le simple roman d’aventure. Cette analyse cherche à en explorer les confins pour en révéler les thématiques et les influences au-delà du récit. L’étoffe dont sont tissés les vents est une proposition de lecture, basée sur les inspirations premières du roman : Spinoza, Nietzsche, Deleuze, entre autres.

~ Antoine St. Epondyle
Merci à Anthony Belliot pour la prise de vue !

mouton-numérique
Les moutons numériques rêvent-ils de technocritique ?

2 Commentaires

  1. Bonjour, félicitations pour la parution de votre livre ! Je ne l’ai pas encore lu car je vous ai découvert en suivant l’équipe « Le Mouton Numérique » dont vous faites parti sur Twitter. Je me demandais si lors de la soirée au Ground Control – à laquelle je serai présente- , il y aurait des exemplaires de votre livre en vente ?
    Merci et bonne journée à vous !
    MVS

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