Parenthèse

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(   J’avais prévu de participer au NaNoWrimo 2015.

Sans déconner, mon article de lancement est écrit. J’avais préparé des bribes pour me mettre le pied à l’étrier. Rien d’extraordinaire, mais un début motivant. Et puis j’ai été rattrapé par le drame familial et personnel que les derniers temps annonçaient inexorablement. Poursuivre une vie normale avec ses routines et ses centres d’intérêts est devenu inadmissible.

Je n’ai pas envie d’écrire. Ni de la fiction, ni rien. J’ai des articles terminés en stock, parés à tirer, qui ne sortiront pas aujourd’hui. Je ne veux que me replier au fond de ma douleur, longer les murs, panser mes souvenirs. Rien d’autre.

Et puis j’y reviendrai. Parce que la vie doit continuer. L’acte d’écrire est peut-être le meilleur hommage que je puisse rendre à celui qui fit de moi – à force de bienveillance, de générosité et d’ouverture d’esprit – un littéraire. A son amour inégalable des livres et de ceux qui les écrivent. Parce que c’est comme ça que j’espère maintenir allumée la flamme de son érudition et de son humanisme. Parce qu’arrêter serait oublier son enthousiasme infaillible et ses encouragements constants. Et parce qu’au fond de mon impuissance, et du désespoir de voir le temps tuer les miens, je ne respire qu’en écrivant.

Encaisse.
Baisse la tête.

Fonce dans le tas.                          )

St Ep

14 Commentaires

  1. La douleur n’arrête pas l’écriture, mais elle nous teinte encore et encore, elle prend nos empreintes. Longe les murs et replie-toi, la souffrance trouvera son chemin pour sortir quand il sera temps… Je ne suis pas grand chose derrière mon écran, mais je t’envoie de douces pensées.

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