Cosmo Orbüs a 9 ans

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cosmo orbus blog SF
Saison IX

« Camarade combat le doute car ils aimeraient te corrompre,
Te barrer la route ou te convaincre quelle est trop longue.
N’écoute que ton intuition, suis-la par tous les temps,
Marche avec la foi c’est la chance que tu fréquentes.
[…] Suis-ta route chacun a la sienne.
Méfie toi des temps modernes qui fabriquent les êtres humains à la chaine,
Aimeraient nous foutre des puces dans la chair,
Frotter la marque au karcher,
Créature d’argile corrompue pour pas cher,
Dites aux enfants du système qu’ils sont enfants de la terre,
Et que les enfants de la rage ne sont pas enfants de la guerre,
[…] Camarade fils du vent, fils de l’horizon,
Va où ton cœur te porte et la vie te donnera raison,
Le chemin est long et d’embuches sera plein,
Ouvre-toi au monde et le monde sera tien. »
— Keny Arkana

Il y a un an, Cosmo avait huit ans. A cette occasion, je publiais un petit article rituel, pour causer de ma fatigue, pour me plaindre un bon coup, comme tous les ans. Pour dire aussi tout mon enthousiasme à continuer. (Mes professions d’enthousiasme ressemblent à des plaintes.)

Difficile de ne pas mêler les deux, ceci dit, quand je vois à quel point j’arrache tout ça – l’écriture – à des cadences infernales entre vie « officielle » et vie « nocturne », d’auteur du dimanche écrivant un blog et des petits livres, pour m’aérer l’esprit et m’élever un peu la tête avant de retourner au turbin le lendemain matin, en une parfaite et invisible dissociation de personnalité.

Problème de riche ? Oui.

Il n’empêche, mettons que j’en ai marre.
Mettons que je veuille vraiment m’y mettre.

Qu’est-ce que ça pourrait donner, d’y aller à fond ?

Je sais bien qu’on ne vit pas en étant auteur. Je sais bien que tous (ou presque) nos auteurs favoris ont un job à côté, je connais les avertissements, les regrets genre « si j’avais eu un blog il y a 15 ans, c’était la grande époque… », je sais qu’on ne vit pas d’un blog aussi petit que le mien, et que ceux qui bâtissent des communautés de mécènes le font par d’autres moyens, dans d’autres univers bien lointains : la vidéo, notamment, avec d’autres problèmes. Ma voie n’est pas celle-là.

Mais j’ai un plan.
A partir du premier septembre, en même temps que le lancement de la saison 10 de Cosmo, chouette coïncidence, je passe en mode vénèr.

Aujourd’hui, un an après la publication d’un billet qui disait quasiment la même chose, je m’y mets pour de vrai.  Une manière de rester fidèle à ce que mon moi du passé s’écrivait pour le futur. Je me libère de la charge mentale qui me parasite la tête depuis trop longtemps. (Oh oui, d’autres problèmes arrivent vite.) Les changements se feront discrets, dans un premier temps, et rien ne devrait trop changer sur le blog qui continuera à égrainer ses articles au même rythme dès le mois de septembre. Mais qui sait si progressivement, pour les plus attentifs d’entre vous, vous ne devriez pas apercevoir les contours du « plan » assez vite. Ça sera peut-être un détail pour vous, mais pour moi, vraiment, ça voudra dire beaucoup.

Heureusement, je sais que vous êtes là.
Merci tellement de me soutenir de toutes les manières possibles et connues ; comme vous le faites depuis neuf ans.

Le vent se lève, il faut tenter de vivre.

~ Antoine St. Epondyle

Un merci particulier à mes mécènes cinglés du cyberespace qui ont fait le choix de me soutenir sur Tipeee. Je n’en tirerais jamais les fruits me permettant de vivre de mon écriture, pas comme ça, mais votre soutien est énorme et réchauffe mon petit cœur artificiel. Merci Alias, Le Greg, Halcyon, favreauvincent, Peggy, Manu, Cestdoncvrai, Christophe, Bernard Tapeee, Luciodice, cestadrien, LN, Nadj, Esteren, Emma, Clément, Cyroul, Joasia, Framboise, Wilfried, Marie-Liesse, Onypsis, Marc Mahé Petska, JR et mathildeD_V. Grâce à vous, Cosmo.

Les articles de la saison 9 (2018 – 2019) :

2 Commentaires

  1. Je trouve que tu balayes le doute bien facilement par ici. Moi aussi j’ai l’impression d’avoir déjà lu cet article, l’année dernière, oui c’est ça. Les vas-y j’y vais à donf, les vous allez voir ce que vous allez voir, les vas-y-gros-bouge-toi etc….Et ce fameux « plan » ? C’est quoi ça encore ? Es-tu bien certain qu’il est de toi ce « PLAN » ? Ne t’a-t-il pas plutôt était soufflé par ton moi du futur ? Si si, c’est ce fameux moi qui ne souhaite pas te voir changer…car ça le changerait aussi forcément, et lui étant le dernier de la liste il a cette particularité de ne pas avoir de futur, donc pas de changement, ça y est t’as compris? Tu vois le paradoxe?…Bref…Alors ce tordu élabore des tas de plans en douce qu’il suggère comme il peut, en les balançant frénétiquement vers son passé comme autant de désirs de ne rien voir changer. Une amie un jour m’a dit qu’elle avait eu un « flash » et qu’elle avait vu son moi du futur venir à sa rencontre, lui suggérer un plan. Cela s’est passé dans sa salle de bain, devant le miroir de son placard à pharmacie. Elle était venue gober du stilnox et là le choc…enfin je veux dire le flash…ou plutôt comme elle me l’a décrit, une gifle phénoménale ! Le moi qui avait pris la place de son propre reflet l’a jetée, d’un seul regard, dans un état de conscience maximal. Genre les sens à vif, un Asperger dans un bain de mescaline, un trip astral aller-retour en première au coeur de l’univers, en une fraction de seconde. Son moi du futur la possédait totalement, et c’est à peine le temps qu’il lui a fallu pour ancrer son foutu plan dans sa tête, un peu comme on le fait avec l’hypnose. Elle a eu de la chance, car c’est rare de s’en rendre compte quand ces choses là se produisent. Et aujourd’hui au lieu d’être devenue elle-même, comme le plan le suggérait, elle est DEVENUE, tout simplement. Libérée de ses moi elle a réalisé ô combien était précieux et unique et inattendu chaque instant de sa vie. Elle bosse comme caissière dans une supérette à Belleville et quand les gens chargés de moi déversent leurs courses sur le tapis ils ignorent qu’ils ont en face d’eux une réincarnation de Buddha, un Christ ultra cosmique, une supernova dans un atome de cristal. Tandis que ce tapis roulant, tapis de Möbius, ramène toujours ces gens accomplir, tête baissée, des plans écrits par la plume d’un autre moi. Et comme tous ces plans ne visent qu’à une superbe immobilité, à la fin, tous ces gens finissent par se ressembler, rêvant la nuit au même horizon lointain, se taillant des plans de carrières similaires, s’indignant d’un même geste, d’une même voix devant les mêmes actualités…et dans cette lâche monotonie ils s’imaginent quoi ? en finir avec le péril climatique.
    Le doute ? Pascal disait « peu de gens parlent du doute en doutant » , et le doute est si fort que tu trouveras autant de gens te dire « mais c’est super positif de douter » et autant te dire l’inverse « mais si tu doutes tu n’arriveras à rien ». Ahahahaha ! Alors doute, c’est tout ce que je te souhaite et si tu penses avoir trouvé ta voie…FUIS la, le plus loin possible c’est un plan.
    Longue vie à ton blog, toujours inspirant.

    • Pouïa !
      Merci pour ce pavé ! Quelle lecture de fou ! :)
      Mention spéciale à « Elle bosse comme caissière dans une supérette à Belleville et quand les gens chargés de moi déversent leurs courses sur le tapis ils ignorent qu’ils ont en face d’eux une réincarnation de Buddha, un Christ ultra cosmique, une supernova dans un atome de cristal. »

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