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Vivergence : Adapter La Horde du Contrevent en théâtre interactif immersif

Parce que je travaille sur La Horde du Contrevent, et parce que je ne suis pas le seul à le faire, je continue ma série d’interviews de celles et ceux qui adaptent le roman à d’autres médias. J’avais déjà croisé la Compagnie IF et son projet fou de performance musicale de dix heures, et Eric Henninot l’auteur de la BD de La Horde. Petit à petit, en parallèle de ma propre analyse du roman (making of) se dessine la cartographie des œuvres inspirées de l’univers d’Alain Damasio. Pour la liste la plus exhaustive possible, reportez-vous à mon index des adaptations de La Horde.

Camille Archambeaud est comédienne, fondatrice de la compagnie La Flamme. Son projet Vivergence, d’adaptation de La Horde du Contrevent en théâtre immersif-interactif propose à un groupe de spectateurs d’endosser des rôles de hordiers pour, le temps d’un cheminement méditatif, questionner le sens de la vie.

Un sacré programme, dont nous avons discuté longuement Camille et moi-même.

horde du contrevent théâtre (6)

Camille Archambeaud dans Vivergence. Crédit photo inconnu.

Rencontre avec Camille Archambeaud pour Vivergence

Antoine St. Epondyle « Peux-tu présenter ton spectacle Vivergence et la démarche qui en est à l’origine ?

Camille Archambeaud A l’origine j’ai lu le bouquin, La Horde du Contrevent, et bien sûr il m’a beaucoup parlé en tant que « message initiatique ». Il résonnait avec mes propres choix de carrière : j’étais ingénieure informatique, entourée de gens très blasés par ce métier et qui me faisaient déprimer. J’ai été très sensible à la notion de mouvement présente dans La Horde – avec les trois dimensions de la vitesse : rapidité, décalage (Mû) et vif. Ça rejoint la question éternelle du sens de la vie, du pourquoi on est là, ce qu’être vivant veut dire, quel est le but ? J’avais vraiment l’impression que ces gens, dans mon ancien boulot, étaient figés, vidés de leur énergie, de leur vif.

Je pense que l’humain est bon mais qu’il se laisse stopper, engluer dans des cycles inactifs, un peu à cause de la télé, des médias, du mode de vie, etc. Je voulais m’emparer des messages du roman : 1/ le mouvement même est risqué ou difficile à assumer mais c’est ça le sens de la vie pleine, et 2/ la notion de groupe. Cette notion me rappelle le livre de Gauthier Chapelle et Pablo Servigne, L’entraide l’autre loi de la jungle, qui note que l’ordre naturel n’est pas uniquement l’agressivité et la compétition. Que la première loi de la nature c’est sûrement la symbiose, la coopération, même si notre culture à tendance à mettre en avant le contraire.

J’essaie de remettre en question toutes ces injonctions qui disent « vivez pour vous », « pour votre famille », « gagnez de l’argent » etc. J’essaie d’opposer à l’individualisme une réponse collective, à la consommation le fait de se demander ce que l’on désire, vraiment… que ce soit la « vie agréable » de l’hédonisme ou autre chose.

Mais comment tu passes d’un constat d’ennui dans ton job à l’idée de monter un spectacle et de créer ta propre compagnie, La Flamme ? Tu pouvais changer de boulot, de nombreuses personnes font ça, c’est une forme de mouvement.

J’ai quand même vu, personnellement, beaucoup de résignation parce que les gens ont besoin de gagner leur vie. Ils ont peur, pour des tas de raisons.

Le théâtre, c’est mon mode d’expression. J’ai toujours été attirée par ça. Je pense que l’art et la culture permettent d’aller vers les gens et de faire passer des messages ou des idées pour les « réveiller » comme on dit. Bref, tout faire, dans son domaine, pour sortir les gens de leur marasme, de leur canapé et de leur télé. Ma démarche n’est pas programmatique mais elle est politique, je crois que 80% des gens ne se posent pas de questions et sont un peu des moutons mais qu’on peut les amener à réfléchir sur la vie, la vie ensemble et à faire leurs propres choix en toute conscience et non dicté par un « il faut » universel (en tout cas dans le monde occidental). Après chacun pensera ce qu’il voudra, mais le théâtre est un des moyens d’encourager à penser par soi-même et surtout il permet de mettre les gens physiquement en mouvement, ce qui est beaucoup plus dur avec le cinéma ou la littérature par exemple. Le spectacle vivant permet de tout faire.

Je suis obligé de m’insurger ! On parle de La Horde du Contrevent là, le bouquin par excellence qui essaie de bouger ses lecteurs. C’est un roman ardu à cause de ça, il force à être mobile dans la lecture et beaucoup de gens s’en trouvent gênés. On peut trouver que c’est raté, mais à mon avis si on est là toi et moi aujourd’hui, c’est que ça doit fonctionner un peu.

Certes, c’est vrai que c’est un roman très physique. Mais disons que je préfère le théâtre pour m’exprimer à titre personnel.

Le fait de me remettre en mouvement, ça commence déjà par lâcher mon ancien boulot. Bouger les gens c’est déjà se bouger soi même. Pas mal de gens perdent le but de vue, et consomment sans fin sans se demander pourquoi ils le font. Chacun a ses propres attentes, mais beaucoup n’en ont pas du tout. La quête du bonheur est un piège : chacun met ce qu’il veut derrière ce terme mais on vit dans une société d’hédonisme généralisé qui place la consommation comme déinition du bonheur.

C’est fumeux, le bonheur. Tout le monde court vaguement après (très vaguement parfois) mais personne ne sait le définir. La vie des personnages de La Horde n’est pas agréable, ils en chient sévèrement. Comme dans Matrix : se sortir de la prison virtuelle n’est pas un plaisir, tu peux le regretter amèrement parce que la réalité est pourrie.

Toujours est-il qu’ils ont eu le choix entre la pilule bleue et la pilule rouge. Tu peux choisir ce que tu veux, mais au moins tu l’auras fait en connaissance de cause. Pour moi, la plupart des gens ne savent pas qu’ils sont dans la matrice.

vivergence la flamme

Vivergence, crédit La Flamme.

Et donc Vivergence ?

Un mélange de « divergence » pour changer de chemin, de « vif » pour le chemin et de « émergence » pour que chacun apporte sa pierre.

J’ai commencé à travailler toute seule sur le projet, puis j’ai fait lire le roman à Alex Repain et nous avons bossé ensemble pendant deux ans. Est arrivée ensuite Solène Cavellec qui est danseuse, d’autres sont passés, ont contribué, comme une mini-horde.

C’est donc un parcours accompagné à travers différents tableaux, où le spectateur fait des rencontres. C’est une expérience à la croisée du théâtre et du « musée » ?

La notion de musée est de plus en plus éloignée même si ça guidait le début des réflexions. J’avais en tête l’idée d’une visite dans l’univers de La Horde ou, accompagné du guide avec sa lumière, tu suivais les étapes dans différents tableaux interactifs. Parce que la notion de musée (public en mouvement, scène immobile) est le miroir de la notion de théâtre (public immobile, scène en mouvement), je voulais associer les deux pour que tout soit mobile.

Aujourd’hui ça s’est transformé en un parcours où le public est immergé dans un univers, guidé par un personnage. Il se passe différentes choses sur les différents espaces visités, mais sans narration à proprement parler. On a un fil rouge qui est la discussion de deux personnages, Lerdoan et Caracole, et ce dernier se questionne sur la vie et la notion de divergence : il se pose la question du ralentissement qu’il ressent depuis un temps, demande comment se réinventer. Il soulève des question sur la vie, là où il en est etc. Leurs voix continuent sur les différents tableaux qui illustrent ce qu’ils disent. Je n’en dis pas trop pour ne pas dévoiler les secrets du spectacle !

Pendant une heure, les spectateurs sont immergés dans la horde. Ils se dépouillent de leurs effets personnels, sacs, manteaux etc. en échange desquels ils reçoivent un médaillon qui symbolise leur rôle dans la horde. Ils n’en savent pas plus qu’un panneau qui donne le rôle et le nom de chacun.

Certains se créent tout un imaginaire, discutent entre eux même s’ils ne se connaissent pas au départ, d’autres sont très « bons élèves » et restent très sages. C’est l’intérêt du spectacle vivant : ça dépend énormément du public, si le groupe se créé ou pas, et dans quel état d’esprit. Dans le parcours qui s’ensuit, chacun créé son propre univers et imagine ce qu’il veut parce qu’ils n’ont pas de contexte, pas de mise en situation à la manière d’un jeu de rôle. S’ils n’ont pas lu le roman, ils ne comprennent pas forcément de quoi il s’agit mais ça n’est pas gênant car il s’agit d’une inspiration et non d’une adaptation. On s’inspire des idées et de l’univers, et on a repris Caracole et Lerdoan mais c’est tout. L’idée n’est pas qu’ils devinent l’univers de Damasio mais qu’ils entrent dans un univers différent de leur quotidien. Certains s’imaginent des trucs de ouf sans aucun rapport avec La Horde ! Quoiqu’il en soit, ils ressortent toujours en ayant vécu quelque-chose, dépaysés, ailleurs.

Chaque tableau explore donc des thématiques successives en sélectionnant des textes du bouquin, comme les dialogues de Sov et Oroshi, de Lerdoan et Caracole etc. 

Oui, tout le texte est repris du roman. Mais ça fait à peine quelques pages en tout.

L’acteur principal est le guide, qui amène la horde des spectateurs dans le parcours, et d’autres acteurs interviennent après. Mais c’est moins joué au sens théâtral que ça n’est un mix entre théâtre, danse, installation… Pour beaucoup c’est le public qui agit, qui regarde, touche… mais je n’en dis pas trop !

On ressent bien la volonté de La Flamme, la compagnie que tu as créée, de concevoir des expériences « immersives », « sensorielles » et « inter-actives ».

Le public est actif suivant son rôle tiré au hasard, et surtout dans le fait d’être en mouvement. Mais le but n’est pas de mettre les gens en difficulté, beaucoup flippent à propos du théâtre interactif, qu’on leur demande d’aller sur scène ou de parler en public, ce genre de choses. Ici ça n’est pas le but, ils ne sont jamais isolés, jamais ils ne doivent faire quelque-chose devant les autres. Simplement, ils sont plus ou moins libres ou guidés à travers le spectacle. Ils peuvent regarder, écouter, se poser, faire un peu comme ils veulent. On leur propose de manipuler des choses, mais ça reste des propositions.

Ça me rappelle la Compagnie IF et son projet d’adaptation en performance musicale, d’adaptation en 10h non-stop de musique drone. Pas de texte, pas de décor etc. Le spectateur fait un peu ce qu’il veut, il peut se barrer, jouer avec le déclenchement de certains événements etc. Vivergence m’y fait penser pour le rôle du public qui peut influer sur le cours de l’expérience. Et la reprise des textes m’évoque Le Dehors de Toute Chose de Benjamin Mayet qui adapte La Zone du Dehors – réécrite et compressée – pour un seul acteur en scène. 

J’utilise en effet des extraits du roman pour reformer un « dialogue ». Mais le texte complet est assez court, peut-être 20 minutes, pour un spectacle d’une heure. Nous avons travaillé également avec des musiciens, et des passages sonores sans texte ni musique, afin de créer une atmosphère différente d’un tableau à l’autre. Tout le spectacle se déroule dans un même bivouac nocturne donc nous n’avons pas travaillé les formes du vent et leurs versions audio, le vent est surtout présent en trame de fond, dans la nappe sonore.

Certaines thématiques du roman sont très présentes, on essaie de les faire percevoir. Je pense notamment aux « trois dimensions de la vitesses » présentées par Lerdoan à Caracole, et les métamorphoses de Nietzsche également. On peut faire passer des choses sans forcément recourir au texte, ça se passe beaucoup dans l’interaction entre les gens.

Certaines thématiques sont totalement absentes, et nous faisons totalement abstraction de l’histoire des personnages du roman. On a choisi de s’en tenir à la notion de mouvement, d’essayer de secouer notre public. Et le personnage principal qu’on a choisi pour ça, c’est Caracole, pas Sov. Le mouvement incarné plutôt que le parcours initiatique. On ne recherche pas l’identification des spectateurs aux personnages, le personnage c’est le public.

L’entrée dans Vivergence peut aussi bien se faire par le guide, la situation etc. Simplement, le troubadour permet de s’appuyer sur la discussion qu’il a avec Lerdoan le philosophe, ils discutent, se posent des questions et y répondent. Caracole permet d’adresser au public cette belle injonction issue d’un de ses contes :

« — N’acceptez pas que l’on fixe, ni qui vous êtes, ni où rester. Ma couche est à l’air libre. Je choisis mon vin, mes lèvres sont ma vigne. Soyez complice du crime de vivre et fuyez ! »

Alors bien sûr, ça fait un peu professoral dit comme ça. L’idée est surtout de dire aux gens qu’on se pose des questions sur la vie, et qu’on en propose, avec La Horde, une vision. Certains sortiront de là en se disant « Ah j’ai passé une heure sympa » sans plus, et ne recevront pas le message comme on le voudrait. On aura essayé.

Je crois que la création est un souffle de vie. Et pas seulement au théâtre, ça vaut pour toutes les formes. C’est pour ça que la compagnie s’appelle La Flamme, c’est parce qu’on essaie de rallumer l’étincelle des gens. On veut réveiller les abrités. Quelque soit le sujet, on peut avoir des étoiles dans les yeux, on peut se sentir vivant.

Il y a chez les hordiers un certain mépris des abrités pourtant, eux qui n’ont pas cette flamme, ce vif. Pourtant le bouquin nous montre que les gens qui vivent loin de la violence du contre peuvent aussi accéder à une immense connaissance et donc une grande puissance d’agir (Spinoza), comme c’est le cas de Ne et Te Jerkka. Ceux qui laissent tomber la quête pour vivre d’amour sous un palmier, on peut les comprendre lorsque l’alternative est d’aller crever dans les montagnes.

Par ailleurs, la plupart des hordiers ne choisissent pas de l’être : ils sont des enfants soldats dressés violemment, sélectionnés impitoyablement pour ça ! J’ai un peu l’impression qu’entre abrités et hordiers la méfiance est mutuelle, mais qu’au final personne ne choisit sa condition, ni ne s’y restreint totalement.

Oui le choix n’est pas facile. Aucune des solutions proposées n’est facile. Choisir le mouvement n’apportera pas que des facilités, c’est aussi une source de souffrance. Quand Alme décide d’abandonner sa horde dans Norska, elle a aussi raison de le faire. L’idée principale est encore et toujours, d’avoir conscience de faire un choix. De ne pas se laisser embarquer sans y penser comme – c’est vrai – la plupart des hordiers et abrités. Être conscient, comme prendre la pilule rouge de Matrix, c’est difficile. Ça ne te donne pas forcément bonheur ou accomplissement, et tu peux avoir des regrets quoi que tu fasses. La vie c’est de toute façon des moments de douleur et de joie mêlés. Mais au moins tu auras une vie intense et pleinement vivante, ce qui apporte des moments très durs, mais aussi des moments de joie intense.

Dans ma vie, j’ai fait le choix de moments très hauts et de moments très bas, en partant d’une vie qu’on pourrait dire très « plate », aseptisée. Comme dans tous les cas tu ne seras pas « heureux » parce que ce terme ne veut pas dire grand-chose, autant choisir ta vie et en faire quelque-chose qui compte. A chaque semaine qui passe je suis vivante, même si j’en chie. La Horde c’est ça, et ceux qui sont assez puissamment vivants peuvent transmettre un peu de leur souffle de vie aux autres.

Le vif c’est le souvenir qui tu laisses derrière toi, et qui te survis parce que les autres le portent comme un souvenir qui les pousse en amont. C’est un thème qui me parle beaucoup : les gens que tu as connus, qui t’ont servi d’exemple et qui sont morts, tu ne peux plus leur parler, aller les voir, leur demander conseil… mais tous les jours leur souvenir en toi continue de t’animer et de te pousser en avant. Le vif c’est cette flamme. La flamme qu’on attise !

Oui ! Et ça peut aussi recouper ce mouvement de pensée selon lequel on est tous influencés, dans nos fibres, de nos « vies antérieures » et de tout notre environnement, ce qui nous constitue.

Ça rejoint l’image du golem de glaise de Damasio, l’idée qu’on vient au monde en bonshommes de terre qui arpentent les hauts-plateaux. Le vent nous apporte des trucs, des graminés des fruits, qui façonnent notre chair en s’y fracassant puis en germant. Une idée reprise dans Mes souvenirs, de la bande sonore de La Horde.

Ça et pourquoi pas les générations d’avant. Je pense que ça dépasse notre dimension d’où que viennent ces influences. Le souvenir du corps, des cellules, etc. L’idée que tes cellules peuvent garder des souvenirs d’ancêtres etc.

Tout en restant dans une approche matérialiste de la relation esprit / corps, La Horde rejoint la vision nietzschéenne du sujet : elle exclut l’idée d’un esprit qui survive au corps. Le vif est une métaphore du souvenir, et de la force vitale, mais en aucun cas une âme capable de résurrection.

Oui on peut dire ça.

Le mot de la fin ?

Forcément la puissance de la littérature permet de se libérer des contraintes « concrètes » et techniques du spectacle vivant. Entre ce qu’on veut faire, tout ce qu’on veut y mettre et le résultat final, forcément il y a une différence et c’est un peu rageant. Les gens n’en retireront pas forcément tout ce qu’on peut se dire en parlant de La Horde et en la lisant. Mais le spectacle est beau aussi parce qu’on permet à chacun d’en retirer ce qu’il veut.

Depuis 6 ans et les premières résidences, tout à beaucoup évolué. Au départ c’était un projet solo de 15 minutes seule en scène. Ensuite on a décidé d’en faire un spectacle, après quelques années de repos sur ce projet. Le spectacle est à présent terminé même si ça peut toujours bouger un peu, un spectacle est lui-même par définition toujours en mouvement. On cherche des endroits pour le faire tourner, et là pièce commence enfin sa vie de diffusion, avec des partenariats dans des festivals etc.

Ce genre de projets est un non-sens sur la scène théâtrale actuelle. Indiffusable, bourré de contraintes techniques. Maintenant que les théâtres n’ont plus de subvention, les formats se raccourcissent avec peu de comédiens et de moyens, pour que les prix de billets subventionnent le coût du spectacle. Vivergence demande 100 mètres carrés plongés dans le noir, des heures de montage et démontage pour seulement 23 spectateurs simultanés… et trois ou quatre représentations par jour maximum. Économiquement, ça n’est pas rentable.

Malgré tout ça, je tenais énormément à le faire. C’est une œuvre « de passion » si l’on veut, où je ne voulais pas faire de concessions. Ce qui ne nous empêche pas de réfléchir à une forme plus légère, une version light de Vivergence avec des comédiens qui disent le texte devant un public assis. Mêmes idées, mais sans l’interaction, donc forcément ça ne produira pas les mêmes effets sur le spectateurs. Mais, ça pourrait permettre de mettre en valeur le texte de Damasio tout en le jouant plus facilement.

Je ne sors pas la tête de cet univers pour le moment, même si bien sûr j’ai d’autres projets !

A suivre donc. Merci pour ce bel entretien. »

~ Propos recueillis par Antoine St. Epondyle
Merci à toi, Camille, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Une discussion riche à remettre dès que possible ! 

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