Cosmo [†] Orbüs

[Chapitre quint] Les larmes de Kalénos

[Je donge, tu donges, il donge…]

Ébranlée par les vives tensions qui furent les siennes, notre table devait redémarrer après une partie pourtant courte. Ces tensions, relatées dans le chapitre quatrième, étaient dues à un gros problème d’adéquation entre ma conception du jeu et celle de deux joueurs, incapables de libérer du temps pour les parties et de s’y intéresser une fois sur place. Il est à noter qu’à cette époque et pour longtemps après encore, le JdR était à notre table appréhendé franchement au premier degré et ne devait pas être pris à la légère. Nous étions encore bien jeunes.

Afin de compléter la table dégarnie, puisque seuls y demeuraient trois joueurs, je recrutais Sim, ami de longue date intéressé par la chose et, encore à ce jour, accro ; et ma petite sœur, également intéressée, que nous appellerons Goomo, car c’est ainsi qu’elle se nomme. L’un et l’autre se forgèrent des personnages aussi creux que ceux qui étaient déjà présents, un prêtre demi-elfe du nom de Myliac pour le premier et une roublarde gnome du nom de Googy pour la seconde. Afin d’initier ces deux joueurs et de continuer sur ma lancée, j’écrivis un scénario très classique, Les larmes de Kalénos, de complot par une armée secrète. Rien de très intéressant dans le scénario lui-même si ce n’est un méchant dont le nom restera à jamais dans les mémoires : Menhelen.

Menhelen est un ancien militaire ayant quitté l’armée pour monter son propre groupe et décidant un beau matin d’envahir le pays non sans l’avoir au préalable déstabilisé en le frappant à la tête par une série d’assassinats. Bref, il s’agit avant tout un guerrier mystique en armure qui, de par sa stature de « premier vrai méchant » à notre table, fut on ne peut plus admiré et craint par les joueurs. Epaulé par son bras droit incipide, Danlès, Menhelen finit par trouver la mort une première fois au sommet d’une tour battue par les vents et la pluie drue. Ce ne fut que partie remise puisque ce grand méchant devait faire son retour dans un scénario antécédent ; sous la forme d’un vampire. Le premier affrontement fit entrer en grande pompe la notion de « fin épique » à notre table, pour ne plus jamais la quitter.

Un vent de changement était proche puisque bientôt après, la notion de RolePlay – soit de personnalité de personnage – commença à faire sortir notre table du Porte-Monstre-Trésor. Le scénario suivant, au cadre oriental, devait rester dans les mémoires comme l’apogée de cette période de notre vie ludique.

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Un seul commentaireVous en pensez quelque-chose ?

  • Très Bon article, qui relate tout à fait l'impression qu'on a tous eu je pense.

    J'ai hâte d'avoir le suivant sur l'aventure Orientale.

    PS: Myliac, pas Myeliac

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