Cosmo [†] Orbüs

L’imposture bloguiste

[Un blog par les blogueurs, sur les blogueurs, pour les blogueurs]

Qui n’a jamais été exaspéré par la fermeture d’esprit, l’endogamie et l’entre-soi bien étriqué de milieux ivres de leur propre importance ? Qui n’a jamais eu envie de faire rendre gorge a un critique d’art pondant un commentaire précieux et abscons dont le seul but est de montrer que lui a les références nécessaire pour comprendre l’œuvre ? Qui n’a jamais eu des envies de meurtre face à des personnes ne voulant pas faire l’effort d’essayer de comprendre l’avis des autres parce que le leur, dans leur petite communauté, est unanimement partagé ? Tout ceci recouvre une et une seule réalité : le snobisme. Je ne ferai pas ici un article facile et convenu sur l’horreur que m’inspire cette attitude en général, tout le monde sera d’accord là-dessus, je m’en vais en dénoncer une forme nouvelle qui nous touche, nous blogueurs : le « bloguisme ». En effet, il me semble malheureusement que l’on pourrait de plus en plus reprocher à notre communauté les mêmes travers que ceux que j’ai cités plus haut. Il y a de plus en plus la formation d’un ensemble de blogs et de sites évoluant en circuit fermé ne parlant que d’eux-mêmes, de la manière de bloguer et de la position de tel blog sur tel sujet. Ceci est pour moi une évolution fâcheuse du média, et je m’en vais vous montrer ici les stigmates qui prouvent que nous sommes bien arrivés là, et pourquoi cela me parait dommageable.

Comment ! Nous, blogueurs, nous rendant coupable de snobisme, nous qui formons une communauté bien plus vaste et ouverte que toutes les microsociétés se gobergeant de leur propre importance en dissertant sur la difficulté qu’il y a à intégrer leur petit cercle ? Eh bien oui mes chers confrères, nous sommes pour certains d’entre nous tout aussi coupables que les journalistes se faisant des sous-entendus qu’eux seuls peuvent comprendre, ou des personnes issu du monde de l’art ou de la mode utilisant de manière risible un ensemble de notion très abstraites qu’eux seuls peuvent et veulent comprendre. Nous aussi nous nous enfermons (mais grâce au ciel, nous sommes loin d’être aussi atteints que les trois catégories précitées) dans un monde avec ses codes et ses références absconses pour le premier quidam venu. On me répondra qu’Internet est ouvert et que tout le monde peut y ouvrir un blog alors que tout le monde ne peut pas être journaliste, critique d’art ou « fashion dictator ». Certes il est bien plus facile de devenir blogueur, mais il y a blog et blog ne nous leurrons pas, et s’occuper d’un tel site est une occupation chronophage que seuls quelques élus auront la volonté de mener sur la durée.

Pour vous montrer les méfaits du développement de cette  nouvelle forme de snobisme ou d’aveuglement communautaire, continuons avec un parallèle sur les journalistes, caste parangon du parisianisme que beaucoup aiment à critiquer par mode mais dont le comportement reflète malheureusement beaucoup trop notre société. On reproche souvent aux journalistes de ne pas réellement nous donner l’information et de la commenter de manière intelligente, ce qui forme le cœur de leur métier, mais de ne donner que ce que veut voir le public ou de ne faire que commenter le commentaire d’autres journalistes. L’information une fois donnée, n’est plus ici qu’un élément de contexte, un prétexte pour  se regarder encore le nombril. Par malheur la même chose est en train de se produire sur le Web. Je vous donne un exemple : un article est produit sur la Toile, celui-ci soulève un tollé, la communauté s’en empare et tout le monde y va de son tweet ou de son billet de blog personnel. La réponse généralisée peut se comprendre, en effet, l’Internet est comme un immense forum où chacun donne son avis. Là où cela devient du « bloguisme » c‘est au moment où tout le monde ne commente plus l’article premier mais la multitude de réponses qui y a été faite. Qui d’autre que les intéressés eux-mêmes cela intéresse-t-il ? Ce n’est plus de l’information, c’est du nombrilisme.

On pourrait me répondre, avec raison d’ailleurs, que ce n’est que message de félicitation, conseils pour amélioration ou critiques à cause d’un désaccord. Mais le problème reste le même. On ne fait plus que commenter le commentaire, ce qui, j’espère ne pas avoir à vous convaincre, revêt bien moins d’importance que de commenter l’article premier, celui qui suscita un tollé. Le drame de ce phénomène est l’évacuation pure et simple de ce qui devrait être le cœur du débat, à savoir le pourquoi de cet article. On élimine la véritable controverse sous le prétexte fallacieux que celui qui a produit le texte honnis ne peut être qu’un extrémiste bon à jeter aux orties. Ce qui est certes souvent vrai mais comment réellement le savoir puisqu’il n’y a pas débat ? On reste entre soi à disserter sur la forme des réponses à l’article problématique et sur les commentaires attenants pour la simple est bonne raison que l’on appartient tous plus ou moins à la même génération ou à la même population et que de ce fait on est tous d’accord et si on est tous d’accord on ne peut pas se tromper, pas vrai ? C’est exactement comme les journalistes, tous issus des mêmes écoles, qui commentent l’opportunité ou non de tel article selon les prises de positions précédentes de tels collègues sur tel sujet, sans discuter de ce sujet sur lequel, finalement, ils sont tous plus ou moins d’accord.

J’entends alors déjà les esprits chagrins me répondre en défendant leur crèmerie (ce qui est leur droit le plus strict) que ces commentaires sur la forme ou sur l’opportunité des réponses apportées au premier article ne viseraient que l’amélioration du propos de leur auteur. C’est une explication certes recevable et même louable mais elle ne peut être généralisée, il est à mon sens assez rare que l’on veuille améliorer le propos de l’auteur que l’on commente, on a juste la volonté assez mesquine de donner son avis que l’on veut le bon sur quelque chose et à quoi bon donner son avis sur un sujet sur lequel on est tous d’accord ? On se rabat alors sur ce qu’il reste, la forme, le ton et le moment, bien choisis ou non.

On constate également une course au trafic, aux clics, certains produisent des articles à la chaine sans vraiment y apporter le soin nécessaire pour être bien référencés par le dieu Google, comme d’autres se prosternent de la même manière devant le dieu Audimat. D’autres encore sont passés maître dans l’utilisation des réseaux sociaux pour être les plus vus sur les palmarès qui font florès en ce moment. Si je reconnais leur utilité, je trouve la politique du chiffre pour le chiffre bien dommageable. Enfin, n’avons-nous jamais vu un site emplis de d’images ou de vidéos très connues ou bien référencées mais dont l’intérêt est limitée sur un blog ou un site dans le seul but, bien mesquin, d’être encore une fois le plus vu possible ?

Un autre parallèle que l’on peut faire entre le « bloguisme » et toutes les autres formes de snobismes « culturelo-médiatique » c’est le développement d’un langage inintelligible pour le commun des mortels. En effet, les snobs de tout poil auront inventé tout au long de l’histoire un vocabulaire assez étrange et ils regarderont avec mépris les personnes ne possédant pas ce vocabulaire. On peut sans trop de problème constater la même émergence d’un vocabulaire spécifique aux blogueurs qui avaient au début l’excuse de la  nécessite d’un vocabulaire technique qu’il a fallu développer mais qui a aujourd’hui dégénéré en une sorte d’argot dont l’utilité reste à mes yeux à démontrer.

J’arrête ici mon parallèle, j’espère qu’on aura saisi là où je voulais en venir. Ce que je reproche au fond à l’évolution de la communauté des blogueurs c’est son enfermement progressif sur elle-même, son endogamie finalement. La masse innombrables des utilisateurs du net n’ont pas de blog, n’ont pas de site, ils lisent leur écran simplement tels les spectateurs devant la télé sans laisser de traces et que lisent ils de plus en plus ? Des articles et commentaires pleins de sous-entendus et de connivences de blogueurs à blogueurs qui se connaissent et qu’ils ne peuvent pas comprendre, tout comme les blagues d’initiés entre journalistes sur les plateaux télévisés. Il est dommage qu’une communauté qui porte en elle la volonté de faire différemment, plus honnêtement et plus ouvertement que les autres médias tombe dans les mêmes travers que ces derniers. Nous, blogueurs, nous portons tous la responsabilité de maintenir la communauté des internautes aussi ouverte que possible sans créer de véritable distinction entre les internautes avertis, se connaissant, et la multitude des passants de la Toile, les sans-noms, les sans-blog. Ou alors nous devons accepter de ne valoir beaucoup plus que nos prédécesseurs dans les médias plus traditionnels que nous critiquons plus souvent qu’à notre tour.

Bien sûr, il existe encore et c’est même la majorité, des blogs et des sites sur des sujets précis qui n’accordent pas une grande partie de leurs colonnes aux commentaires ou à la critique d’autres blogs. Mais c’est malheureusement je pense une tendance de fond dans le monde virtuel. Nous devons nous rendre à l’évidence, les blogueurs s’embourgeoisent et comme toutes les classes « dominantes » (en l’espèce dominant l’Internet, s’entend) elle veut se distinguer de la masse,  de l’internaute moyen, du premier quidam qui se serait égaré sur la Toile. Nous devons lutter contre cette tendance, faute de quoi l’Internet y perdra son âme en devenant un énième lieu de rencontre, virtuel cette fois, où des exégètes de toute sorte énonceront des vérités, semblable à des fatwas que l’on se doit d’accepter, et s’écharpant les uns les autres sur d’obscurs et abscons détails de leurs théories respectives.

Je conclurais cet article en me dénonçant moi-même. En énonçant et en théorisant les travers du « bloguisme » je plonge dedans à pieds joints, je fais un article de blogueur, sur les blogueurs, pour les blogueurs. Malgré cette contradiction primordiale j’espère sincèrement, sans trop me faire d’illusion, que cette bafouille sera entendue dans l’immensité du Web. L’Internet permet à tous de s’exprimer comme j’ai pu le dire dans un précédent article, il serait dommage de créer une aristocratie virtuelle en laissant la communauté, la grande famille des activistes de l’Internet, s’enfermer en luttes de clochers stériles sur des sujets qui n’intéressent qu’eux-mêmes, travers que l’on n’a de cesse de reprocher aux autres médias. Ce serait dévoyer l’Internet, ce serait le faire muter vers une forme de clone de ses ancêtres, ce qu’il ne mérite pas. Nous, blogueurs de tous horizons et malgré tout unis par une même activité nous devons maintenir l’Internet dans ce qu’il était à l’origine, un formidable outil de communication ouvert à tous et disponible pour tous et non le jouet de quelques grands barons du net qui par leur influence, leur trafic, seraient les nouveaux ayatollahs de la Toile. L’Internet ne mérite pas cela, la communauté des blogueurs vaut mieux que cela. Blogueurs du monde le destin de l’Internet est entre vos mains.

-Apôtre Nicaise-  

10 commentairesVous en pensez quelque-chose ?

  • On dit souvent qu’Internet appartient à ceux qui l’ont fait, qui en usent et qui en comprennent la nature. On ne parle pas exclusivement de technique mais surtout de contenu et aussi d’esprit. La Toile n’est rien sans les progrès scientifiques et informatiques en particulier, mais elle n’est rien sans ceux qui en alimentent les rouages, l’intention, les pages et les sites. Si cette tendance que tu décries tend à se généraliser, par pessimisme, je serai tenté de dire que c’est naturel, parce que cette tendance s’apparente de trop près au conformisme, et le conformisme est de tout temps ce qui protège l’homme dans sa société actuelle, une société qui le sécurise à mesure qu’il la contrôle, et que la sécurité demeure le principal soucis des hommes. Ton introduction sur le bloguisme n’est que la partie émergé d’un phénomène classique et répété, celui de « la pensée unique » que « tout le monde est d’accord pour critiquer » :P (Gustave Parking).

    Mais peut-on véritablement lutter contre la nature humaine, ce qui semble bien être le moteur du bloguisme comme de bon nombre d’écueils auxquels l’humanité moderne se confronte depuis quelques millénaires ? Je serai optimiste sur ce point en pensant que ceux qui recherchent l’information, l’espoir, l’humour, la philosophie, la science, l’actualité, la culture, l’imaginaire, etc. sur la Toile, finiront toujours par les trouver, et que tant que des gens recherchent ça, et tant que des gens produisent ça, c’est une Toile 2.0 en gestation qui en émergera, et commencera probablement un nouveau cycle ou les mesquins tenteront à nouveau de conquérir ce qu’ils n’ont jamais eu : du crédit.

    Espérer construire ou voir émerger un nouvel essor de la culture web avec ses composantes actuelles est peut-être vain. Tout le monde cherche à s’approprier ou à sécuriser un morceau de la Toile pour son usage, parce que « ça rapporte ». Mais il n’est pas exclu d’y croire, même si ce n’est pas avec cet outillage qu’on la découvrira. Au temps pour les bloguistes, l’heure des blogueurs viendra :)

  • Bon, voilà: je voulais poser une réponse bien chiadée et Wilfrid m’a pris de vitesse. Comme, en plus, il l’a fait mieux que moi (le cuistre), j’en resterai là.

    Enfin, juste histoire d’être un peu constructif, il ne faut pas trop non plus se voiler la face sur les raisons profondes qui poussent à créer un blog et le remplir: c’est quand même beaucoup une question d’ego (pour rester poli). Il faut savoir accepter cette part de nombrilisme qui existe, non seulement dans le blog, mais aussi dans toute la création artistique, au sens le plus large possible.

  • Je suis d’accord avec les deux interventions ci-dessus. J’ajouterais aussi en passant, qu’il ne faut pas perdre de vue que les lecteurs engagés (ceux qui viennent lire et commenter, pas ceux qui arrivent par Google Images) des blogs sont les autres blogueurs.
    Le fait de partager et d’échanger, c’est aussi ce qui forme la communauté qu’on appelle « blogosphère ».

  • Le fait est qu’il y a une part de nombrilisme dans l’ouverture d’un blog et que le conformisme est une part de la nature humaine. Savoir cela ne me le rend pas plus agréable.
    Mais le pire n’est pas tant de le savoir que de l’entendre nier, par les « bloguistes » ou par d’autres. Nous sommes entre gens de bonnes compositions et d’esprit ici (flattais je…) et nous avons assez de recul pour être honnête avec nous même et entre nous. Mais que faire face aux autres niant leur penchant conformiste ou nombriliste ? Ou pire persuadés d’être subversif et de n’être rien de plus qu’un faussaires avec plus ou moins de talent.
    Mais je suis d’un naturel pessimiste c’est vrai.
    L’heure des blogueurs viendra, peut être. Mais ce sera pour le mieux.

  • A cela on pourrait même dire « l’heure des blogueurs vient ». Ça me fait penser au Trône de Fer et cette phrase aussi profondément fataliste que répandue à propos de « l’Hiver » :) Sauf que dans notre cas, c’est bien plus positif :P

    Du reste, ton intervention demeure louable, même si ce n’est qu’une goutte d’eau ou un grain de sable, elle a le mérite d’exister. Je n’en ai pas lu de similaires ailleurs, alors si une nouvelle blogosphère purifiée de ses mauvais penchants humains doit un jour émerger, à mes yeux, elle aura pris ses racines ici :)

    • Sans vouloir être rabat-joie, ça m’étonnerait. Puisque les blogs sont des plateformes subjectives motivées au moins en partie par un sentiment egocentrique (comme dit Alias), et puisque la blogo est le lieu des débats et des « mouvements » d’opinion, je ne pense pas qu’il puisse y avoir un jour une communauté totalement exempte d’un certain « bloguisme », c’est-à-dire des travers humains courants.
      Ce qui n’empèche pas de faire chacun le ménage chez nous, et de nous poser la question de la pertinence de nos prises de position vis-à-vis de la communauté certes, mais également du public plus général.

      Et en même temps, un blog qui perdrait totalement l’adhésion du lectorat par des sujets trop « bloguistes » finirait fatalement par être considéré comme tel.

  • Il y a une partie du contenu dont je n’ai pas saisi l’essence. Parler de son média, c’est aussi ce que fait Arrêt sur Image (@si). Hors je ne vois pas comment @si peut être confondu avec son milieu.

    Pour le reste, je suis d’accord. Tenir un blog, c’est un moyen d’avoir une identité, non seulement au travers de ce que l’on rédige, mais aussi par le statut de. « Je suis blogueur ».
    Et lorsqu’on a une identité, on peut s’appareiller. Ainsi, le blogueur A+ le blogueur B deviennent une opinion partagée. Les autres blogueurs s’ajoutant deviennent une communauté.
    La communauté, c’est un moyen primordial pour obtenir une oreille, chez certains autres. Je pense bien sûr à la politique mais cela peut toucher à beaucoup d’autres domaines.
    De nos jours, la classe moyenne est tellement étendue qu’elle ne parvient plus à s’unir pour ou contre des choix de société. La classe ouvrière disparaît peu à peu avec la désindustrialisation de la France. Reste la classe supérieure qui enracine sa suprématie jour après jour dans les dogmes français.
    La communauté blogueur s’assemble ainsi contre les oligarchies respectives aux médias de masse (TV, Radio, Presse).

  • Un billet intéressant et surprenant, mais qui confirme mon sentiment sur la blogosphère, où je fais toutefois figure de bleusaille.
    Je rejoins globalement les conclusions de Wilfrid Hizembert, mais, plutôt que de conformisme, je vois dans les attitudes critiquées l’expression de quelque chose de fondamentalement humain: la recherche d’une identité sociale, d’une ethnie, si on veut (sans doute elle-même motivée par la recherche de reconnaissance). Ca touche toutes les sociétés et sous-groupes sociaux humains, aux plans culturel, économique, socio-professionnel, et ça commence tôt, dès la cour de récré au bahut. L’analyse s’étonne d’un décalage entre la réalité de la blogosphère et ses louables intentions formulées plus ou moins explicitement à ses débuts. Pourtant, je n’ai pas l’impression que ce soit spécifique aux blogs, et je ne suis pas certain que de telles aspirations humanistes n’aient pas animé les journalistes du temps où ils n’étaient pas payés à vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola.
    La conclusion d’Apôtre Nicaise est une parfaite démonstration factuelle de cette fatalité. C’est une histoire d’ego, et celui-ci n’est pas à blâmer, il est notre projection. Si demain les humains perdaient leur ego, les blogs ne proposeraient plus aucun contenu, sauf des choses totalement consensuelles, et, de toutes façons, personne n’irait les lire et encore moins les commenter. Il ne faut pas se voiler la face, moi-même, j’ai ouvert mon blog avec l’intention de me faire connaître, c’est pareil pour nous tous ici.
    Mais, ce qui fait vraiment la différence, c’est le recul, sur internet comme au bahut ou à la machine à café. Ne pas être duper de soi-même, c’est une première étape pour échapper à l’écueil du brassage de vent, à mon avis. Et Apôtre Nicaise – sans doute plus pessimiste que moi – en témoigne de lui-même.
    Quant à ceux qui nient leur snobisme, comme il y en a qui nieront leur conformisme ou n’importe quoi en -isme qu’on pourra leur reprocher, il n’ont pas, sur le moment, les moyens nécessaire pour constituer des interlocuteurs valables. La prise de recul pourrait se faire peut-être via un travail d’analyse sur les blogs, leur portée sociale, l’impact psychologique etc afin que le blog ne prenne pas la place du substitut phallique laissée par la voiture.

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