Cosmo [†] Orbüs

Le silence des moutons

Images issues du clip de Xavier Dolan.

[La censure épargne le corbeau et poursuit la colombe.
– Juvénal, Satires II
]

D’abord, une salle de classe à l’ancienne. Les élèves étudient dans un silence total lorsque l’un des leurs -bientôt suivi par tous les autres- jette une boule de papier sur un de ses camarades. Et puis c’est la descente aux enfers du souffre-douleur laissé en pâture aux petits caïds du collège, dans l’indifférence générale. Ainsi se déroule le dernier clip d’Indochine réalisé par Xavier Dolan, sujet à une vive polémique ces derniers jours. A la fin, le collégien est crucifié sur la place publique sous les regards voilés de ses semblables, puis achevé par balles. Une victime anonyme de plus, sacrifiée sur l’autel de la normalité.

La polémique fut amenée sur la table par le CSA en charge des autorisations de diffusion dans l’audiovisuel français. Le clip donc est sujet à discussion pour savoir s’il doit être soumis à une interdiction aux moins de 16 ou 18 ans à la télévision. Les arguments avancés par le CSA et notamment Françoise Laborde sa porte-parole sur ce dossier : la sempiternelle protection du jeune public face à aux images violentes.

Le clip en question, le voici.

Interrogée sur Europe1, Françoise Laborde évoque le problème sous deux angles différents. Premièrement, le fait que la violence et la mort n’ont pas leur place -selon elle- dans une recherche artistique : « La violence c’est pas esthétique, la mort c’est pas esthétique ». Et deuxièmement, le fait que la musique ne devrait pas recourir à ce genre d’images pour illustrer ses clips : « Ces images là n’ont pas leur place sur des chaînes consacrées à la musique. […] C’est une chanson, pas une oeuvre d’art et d’essai. »

Outre l’argument premier qui consiste à légitimer l’interdiction de diffusion d’un clip sur la base de goûts esthétiques et de valeurs personnelles, la représentante du CSA évacue d’un revers de main la possibilité de toute musique engagée et porteuse de sens. Reléguée à un rôle où elle se résume malheureusement trop souvent, la musique est perçue comme un unique divertissement, un bien marchand dont l’utilité et la volonté de convaincre sont -ou devraient être- totalement absents. Sous couvert de protection de la jeunesse, les détracteurs du clip de College Boy semblent finalement privilégier un type de musique par rapport à un autre, à savoir la musique facile à vendre, conforme aux normes qu’on lui demande de respecter a commencer par celle de ne pas choquer ses consommateurs fans.

Pour remporter le plein accord des instances dirigeantes, Indochine aurait du proposer un clip édulcoré, dénué de violence explicite afin d’éviter de choquer. En ceci, le cas de figure est fort semblable à celui de Saez dont les affiches de l’album J’accuse ont été interdites dans les métros parisiens. Jugée infamante tout comme le clip de College Boy, l’affiche a été contestée pour avoir osé représenter explicitement ce qu’elle essayait de dénoncer. Point ici de « complaisance pour la violence », mais bien une tentative de dénonciation, clairement formulée par le biais de l’image. Reste à savoir si l’on veut agir contre la violence réelle, celle qui s’exerce dans les écoles, les collèges et les lycées ou si on préfère s’attaquer aux artistes qui la représentent dans leurs oeuvres, quitte à prendre leur public pour des cons.

Finalement, la polémique aura nourri le buzz autour de ces images, générant l’inverse de l’effet attendu. Et fort heureusement des groupes comme Indochine ou Saez n’ont pas besoin de cette publicité pour garder leurs publics respectifs. Mais le vrai problème n’est pas dans les comptes d’apothicaires et les polémiques sur l’efficacité publicitaire de la censure à l’heure d’Internet. La vraie question posée par ces affaires est de savoir si en cachant les images fortes et symboliques liés aux thèmes qu’ils dénoncent explicitement, le message des artistes engagés n’en est pas sévèrement moins percutant.

En masquant la violence fortement symbolique (et donc exagérée) de College Boy, ne créé-t-on pas le risque d’amoindrir la perception de tous les tyrans quotidiens de leur propre violence ? Prophétiquement, le clip d’Indochine montre des foules de collégiens les yeux bandés face au martyr de leur camarade. Et si ce bandeau sur les yeux, c’était justement l’interdiction de diffusion de ces images et de ces paroles aux heures de grande écoute ?

En ne montrant pas le clip d’Indochine, on laisse faire les générations d’ordures de tous les âges, qui s’en prennent gratuitement à des milliers de boucs-émissaires innocents. Mais j’imagine que le plus important est de ne pas choquer les petites têtes blondes et donc de leur épargner la vue de la réalité, même si celle-ci est de leur fait. Et tant pis pour les quelques crucifiés de plus.

Après, on s’étonne que dans des pays ou les armes à feu sont accessibles, les souffre-douleur pètent parfois un câble et dans le même mouvement la gueule de leurs tortionnaires. En commettant l’irréparable, ils passent du côté des coupables, empêchant ainsi de faire comprendre leur souffrance et le caractère coupable de la masse indifférente. Montrer des images choquantes dans un clip pour illustrer la violence quotidienne de la majorité sur quelques-uns n’est pas une solution imparable. La connerie, les préjugés et l’intolérance ont la vie plus dure que ça. Mais lorsqu’un groupe décide de se faire l’ambassadeur des victimes au travers d’une oeuvre d’art explicitement engagée, il mérite mieux qu’une muselière.

-Saint Epondyle-

« – Si vous parliez aux lycéens de Columbine, vous leur diriez quoi ?
– Je ne dirais rien. J’écouterais ce qu’ils ont à dire. Ce que personne n’a fait. »

– Marilyn Manson interviewé par Michael Moore, Bowling for Columbine

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13 commentairesVous en pensez quelque-chose ?

  • Tout d’abord, merci de faire passer l’info et de me permettre de découvrir ce clip dont je n’avais pas encore entendu parler.

    Concernant l’esthétique du clip, j’avoue bien comprendre le choix du noir et blanc (qui au passage rend les images beaucoup moins choquantes que si tout avait été en couleur), mais un peu moins celui de l’école privée catholique du milieu du XXè siècle. Certes, ça pourrait vouloir dire que les mentalités n’ont pas évolué, mais je trouve que ça enlève du réalisme à cette dénonciation, car la violence à l’école est bel et bien une réalité de notre siècle.

    Ensuite, oui il y a des scènes violentes : la crucifixion du jeune garçon, quand il est frappé si fort qu’il crache du sang, la scène où il se fait uriner dessus… ok. Mais honnêtement, les ados de nos jours sont habitués à bien pire, et ce sont eux mêmes qui commettent ces atrocités, si le CSA pense qu’il ne sont pas capables de regarder ces images, ils se fourrent le doigt dans l’oeil et jusqu’au coude ! L’image des gamins aux yeux bandés qui filment avec leurs portables est très (trop) réaliste…

  • Je trouve la charge partisane ce qui est normale, et la critique des débats autour du clip un rien faible.
    La censure a toujours eu mauvaise presse et c’est normale, il n’est pas concevable de limiter la liberté d’expression s’il n’y a pas de bonnes raisons à cela. Mais ne peut-on donc pas en discuter d’ une limitation (et non d’une interdiction) sans être taxer d’obscurantisme?
    L’argument selon lequel les jeunes seraient habitués à bien pire me parait fallacieux, je ne sais pas où habitent tous les commentateurs mais je n’ai pas pour habitude de voir des gens crucifiés ou se faire uriner dessus, à la télé ou en réalité. D’ailleurs puisqu’on en est là, les jeunes sont biens habitués à voir du porno sur Internet ? Alors pourquoi ne pas en diffuser à 20h ?
    De la même manière mettre en face les tyrans fassent à leurs « crimes » ne me parait pas non plus une défense tenable. Kim Jong Un voit tous les jours son peuple crever et pourtant il n’a pas changé sa politique. De manière générale c’est seulement s’ils se voient, eux-même, faire ces atrocités que cela pourrait changer leurs manières de percevoir leurs actions et pas des acteurs payés.
    A l’inverse la question se pose de savoir s’il est opportun d’exposer certains publics, les plus jeunes, primaires et autres, à ce genres d’images ? Car eux ne sont pas encore « habitués » à ce genre d’image ? N’est il pas non plus possible de se poser la question de la normalisation de telles images et donc de ces actes ? Qui étant exposer à la télévision deviennent sinon normal au moins concevable ?

    C’est une dénonciation artistique, nous sommes d’accord. Sans prêter aux artistes de mauvaises intentions on peut se poser la question de l’opportunité de montrer de telles images. La licence artistique n’excuse pas tout et l’on devrait pouvoir questionner une oeuvre sans être taxer de réac’ et d’avoir soi même un projet idéologique de société en tête. Même si je suis d’accord, la mère Laborde aurait pu mieux défendre son avis.
    Le bonsoir

  • L’intervention d’Apôtre Nicaise pose une question: si l’art (d’une manière générale) peut procéder à des dénonciations, sous quelle forme le peut-il? Car, en somme, si la forme d’une fiction outrancière est à vouer aux gémonies sous prétexte qu’elle peut choquer ou donner de mauvaises idées, ne faut-il pas rejoindre Laborde dans son argumentation atterrante, et réduire l’art à un produit de loisirs?
    Par ailleurs, encore une fois, je n’ai pas l’impression d’avoir vu le même clip que les autres, car, ce qui m’a paru le plus violent dedans, ce sont bien les mômes aux yeux bandés avec leur iPhone à la main, bien plus que la crucifixion (admissible avec Jésus, pas avec un autre personnage de fiction) ou les violences ou la séance de miction.

    Question de valeurs, sans doute.

  • A l’inverse de Nicaise et Café-clope, je ne pense pas du tout que l’art puisse/doive être dénué d’engagement. L’art est une forme d’expression qui suscite une émotion. Priver l’art des émotions de rage de colère ou de dégoût sous prétexte qu’elles sont engagées et qu’elles véhiculent un message qui s’adresse à la fois aux personnes et du même coup à leur société me semble être une amputation pure et dure de l’éventail émotionnel humain.

    Je suis d’accord pour ne pas ériger la liberté d’expression en Graal absolu, et pour une certaine limitation. Pour moi, cette limitation ne peut avoir lieu que lorsqu’elle est un incitation à l’infraction des lois et donc une incitation à déstabiliser l’ordre établi par la société dans laquelle l’art est exprimé. La censure n’est pas la même d’un pays à l’autre et c’est normal, puisque l’échelle des comportements et des tolérances est différente. Toutefois, dans une démocratie qui s’autoproclame la nation des droits de l’homme et entre autres de l’égalité et de la liberté d’expression (cocorico !), je me demande en quoi ce genre de clip est une incitation à une quelconque infraction illégale, bien au contraire.

    L’exemple de Kim Jung Un est un point Goodwin bis, puisqu’un dictateur n’est pas un exemple, mais un problème, et on ne peut identifier une part même infime d’une population aux plus extrêmes des comportements observés de l’Histoire.

    Pour ce qui est de l’impact sur les enfants, c’est une question légitime selon moi. Pour reprendre l’exemple provocateur du porno à 20h, n’importe quel enfant ou adulte peut se rendre à n’importe quelle heure de la journée chez un marchand de journaux, lequel ne se prive généralement pas pour afficher au format grand écran des filles à poils au milieu du trottoir. De même que dans un foyer abonné à Canal +, n’importe quel enfant peut au cours d’un zapping involontaire tomber sur un film porno, et n’importe quel enfant sachant se servir d’un moteur de recherche aura la tentation puérile mais répandue à un certain âge de taper tout et n’importe quoi pour voir ce que Google lui répond.

    En ce sens, je pense qu’il ne faut pas se leurrer : s’il est compréhensible de vouloir limiter ce que nos enfants voient chaque jour, il serait absurde de penser qu’on en a le pouvoir, et je pense que c’est à cela que faisait référence Kaa-Chan, la banalisation des images par internet et les médias (qui au passage ne se privent pas pour montrer des cadavres en décomposition au 20h et des ados en rut à 18h à l’heure de brainstorming quotidien de la télé-réalité, sans parler des seins de je ne sais quelle célébrité qui ont montré leur tête à Cannes par exemple, et pousse le hola dès qu’un poil pubien ou un membre découpé au format videoludique saute à l’écran). La seule barrière qui puisse exister entre un enfant et les contenus jugés choquants est l’instauration d’une échelle de valeur, et ce par le biais d’une éducation.

    Pour finir sur un point de vue encore plus personnel, je ne pense pas que les enfants doivent être volontairement tenus à l’écart de la réalité. Le monde des bisounours est un monde abrutissant rempli de préjugés, et je préfère qu’un enfant sache de quoi le monde est fait plutôt qu’il croît au père noël pour amuser la galerie. Je ne vais pas jusqu’à encourager le visionnage de porno ou de films/jeux gores, mais je pense qu’un enfant a plus besoin d’un cerveau que de protectionnisme.

    Ainsi, et ce n’est que mon point de vue, la censure telle qu’elle est dénoncée dans cet article, ne peut se substituer à une éducation. Cessons de croire que les enfants sont des êtres innocents qui doivent vivre dans un monde aseptisé. Le monde d’aujourd’hui ne l’est pas, et c’est pour le mieux. Vivez heureux vivez cachés qu’il disait…

  • Funky, il ne faut pas me faire dire ce que je n’ai pas dit: je ne faisais que pousser à (ce qui me paraît être) l’absurde un certain raisonnement! :) Mais je suis globalement d’accord avec ce que vous avez écrit, particulièrement sur la nécessité de ne pas tenir les enfants à l’écart de la réalité, surtout à une époque où les bobards des parents peuvent à tout moment être battus en brèche par la société de communication.

    Enfin, un mot sur la censure: elle n’est parfaitement opérante que couplée à un instrument répressif étatique parfaitement rôdé. Sinon, c’est effet Streisand garanti: la censure fait de la pub à ce qu’elle veut taire. C’est déjà depuis bien longtemps le cas dans la musique metal, où tous les stigmates de la censure deviennent des sortes de labels-qualité.
    On peut s’interroger, dans un pays (prétendument) démocratique comme le nôtre, sur la légitimité et le fondement de cette censure (car, les coups d’éclat du CSA se résument à cela). Ceux qui la pratiquent sont-ils les plus qualifiés pour ça? A quels impératifs répondent-ils? Sur quoi sont fondés ces impératifs? Who watches the watchmen?
    S’agit-il de protéger aujourd’hui les gens de demain d’un monde qui n’est encore que possibles?

  • @Plume > Merci bien, même si Le Grand Journal est pour moi une sorte d’incarnation de l’enfer sur terre. :)

    @Kaa-Chan > A mon avis il s’agit d’une école privée contemporaine (cf téléphones portables). Le côté uniformes/bonne famille/mèche de cheveux renforce sans-doute la vision coercitive du milieu scolaire.

    @Apôtre Nicaise > Pour en avoir déjà pas mal discuté avec toi, je crois que tu extrapole un peu mes dires a partir du présent article. On peut bien entendu parler d’une limitation sans être traité d’obscurantiste. C’est d’ailleurs ce que je fais : je m’exprime contre une limitation supérieure à l’avertissement déjà présent au début du clip.
    Concernant le porno à 20h et Kim-Jung-Un je rejoins Funky : un dictateur n’est pas un argument et des images violentes à une heure de grande écoute pour faire passer un message sont déjà utilisées pour la sécurité routière par exemple.
    Enfin, je n’ai pas dit que s’opposer à ce type d’oeuvre était réac, et je ne prêche pas le comportement inverse. Je trouve simplement que les arguments des censeurs sur ce coup là ne sont pas valables.

    @Café-Clope > Je suis assez d’accord sur le fait qu’une des scènes les plus choquantes soit bien cette foule de jeunes en train de filmer. Ce qui m’a d’ailleurs inspiré mon rapprochement avec les tueries traditionnelles aux USA. Pas étonnant que certains décident de tirer dans le tas quand on voit le niveau de compassion dont ledit tas peut faire preuve.
    Ensuite, la question de la qualification des censeurs se pose effectivement, mais dans tous les cas on trouvera certains qui ne s’y retrouveront pas. La preuve, on assiste bien à de régulières manifestations contre les décisions du parlement pourtant élu pour représenter le peuple. En théorie.

    @Funky > Totalement d’accord avec ton intervention. Ta phrase « Je pense qu’un enfant a plus besoin d’un cerveau que de protectionnisme. » résume à mon sens tous nos arguments en faveur de ce type de clip engagé. Merci d’avoir développé ces points.

    Dans tous les cas, le débat fait rage. C’est plutôt cool. Merci à tous de vos interventions ! :)

  • Manquerait plus qu’on apprenne à nos enfants à penser par eux-mêmes! (NB: cette remarque vaut aussi pour l’éducation, qui formate plus qu’elle ne forme, et où l’encouragement à l’esprit critique est plus le fait d’initiatives individuelles que des programmes officiels)

  • @epon :Le grand journal ou un autre média pour parler livres, films, actu ça n’est que le support qui change…
    Sinon c’était plutôt le propos de Nicolas Sirkis que je trouvais la vidéo intéressante. Il est clair que aux yeux de l’une des 2 personnes les plus engagés dans la création de ce clip, ce dernier est fait pour dénoncer et qu’il n’est pas tout public !!… De plus la déviance de l’utilisation des médias est mise en avant quand on apprend que le clip est dénoncé par Françoise Laborde à 9H00 du matin sur les radios alors qu’il est paru à 8H00. Quel intérêt de le brailler sur tous les médias s’il est si horrible et insupportable que ça ?

    L’art est l’expression d’un artiste. Ce n’est pas fait pour être beau.

    • @Plume > Tu soulève plusieurs questions intéressantes. Concernant mon aversion vis-a-vis de cette émission j’y reviendrai peut-être mais pas maintenant, ça n’est pas trop la question.

      Après concernant la définition de l’art, je ne sais pas si c’est fait pour être beau ou si c’est une forme d’expression uniquement. Ça revient à se demander « qu’est ce que l’art ? » et sur le sujet on en revient souvent à une bataille de vocabulaire.

      • Si je peux apporter ma pierre à l’édifice, l’art, pour moi, c’est (vouloir) susciter une émotion, qu’il s’agisse d’admiration, de répulsion… Je ne prétends pas détenir la science infuse, loin de là, au vu du débat qui fait rage à ce sujet, mais j’ai l’impression que c’est une définition partagée.
        Mais, en l’espèce, je crois que le coeur du débat est la légitimité du Censeur Systématique de l’Audiovisuel pour parler de l’art et de ce qu’il doit être.

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