Cosmo [†] Orbüs

Shaka Ponk

Le groupe.

[And the beast wanna say « Hell’O » !
– Shaka Ponk, Hell’O]

C’est sans doute la découverte majeure sur la scène rock française en 2012 ; avec trois albums a son actif, le groupe Shaka Ponk s’est fait remarquer l’année dernière grâce à un très bon dernier disque et surtout grâce à sa grandiose tournée française et européenne. Une tournée lors de laquelle les membres du groupe ne se sont pas épargnés, et qui les a menés jusqu’au Palais Omnisport de Paris Bercy. Personnellement, j’ai découvert le groupe par un ami cet été, et eu l’occasion de le voir en live au Zénith de Paris lors d’un concert d’anthologie pendant l’automne.

Composé de six membres et d’un singe virtuel, Shaka Ponk se définit comme une formation punk imprégnée de culture zen. Aussi improbable que paraisse cette association au départ, la proposition musicale du groupe sonne pourtant comme une évidence entre pop, métal, electro, punk  et folk. En piochant dans toutes les tendances actuelles pour créer une musique vraiment nouvelle, et en l’associant à un univers original et une identité propre, le groupe a réussit un dépoussiérage complet d’un genre parfois un peu routinier.

La voix est assurée dans l’essentiel des morceaux par le duo du chanteur Frah et de la chanteuse Sam, qui les interprètent en anglais, en espagnol ou en esperanto. Les deux comparses se partagent à égalité le rôle de leader du groupe, s’alternent et se répondent sans que l’un ne prenne jamais l’ascendant sur l’autre. L’instrumentalisation quand à elle est essentiellement assurée à la guitare et au clavier, l’usage des samples et des sons électroniques étant une constante dans les morceaux du groupe.

Un des meilleurs concerts de ma vie.

Le message de Shaka Ponk est engagé et reste relativement positif. Pour l’écologie et partenaire de l’association Greenpeace, les textes sont pour certains porteurs d’un message de tolérance et se font ambassadeurs de la cause gay. Politiquement situé à gauche, le groupe s’est d’ailleurs produit à la fête de l’Humanité cette année. A l’instar de tous ces concerts, il y a fait sensation en déployant une énergie monstrueuse à travers sa musique.

Car Shaka Ponk est avant tout taillé pour la scène, et ne boude pas son plaisir en proposant au public des shows dantesques, autant par les effets spéciaux que par le charisme scénique de ses membres. Côté technique, des écrans géants contextualisent chaque chanson par un univers visuel dédié et mettant en scène Goz, le singe numérique. Côté jeu de scène, les membres du groupe survoltés courent, sautent, se jettent dans la foule toutes les cinq minutes. Dans la fosse, plus que dans beaucoup d’autres concerts, le pogo est constant. On en ressors cassé, plié, contusionné et heureux. Sans aucun doute Shaka Ponk fait partie des meilleurs lives auxquels j’ai assisté jusqu’à maintenant, avec Rammstein quoique dans un genre différent.

Rappelant en vrac Muse, Gorillaz, t.A.T.u. et rien de connu, Shaka Ponk incarne une innovation musicale autant que visuelle et scénique. Un rock ancré dans son époque, qui prend aux tripes et se vit intensément plus qu’il ne s’écoute. Une manière ultramoderne de  concevoir la musique et la scène. Une révolution ? En tous cas, une révélation.

-Saint Epondyle-

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