Cosmo [†] Orbüs

Muse

De gauche à droite : Christopher Wolstenholme, Matthew Bellamy et Dominic Howard.

[It’s a new dawn,
It’s a new day,
It’s a new life,
For me.
And I’m feeling good.
– Muse, Feeling Good]

Au chapitre de mes amours musicaux, Muse occupe une place assez particulière : celle d’un groupe connu sans plus dans ma jeunesse, et redécouvert sur le tard. Aujourd’hui il faut admettre que Matt Bellamy et ses comparses ont de quoi forcer le respect à tous les niveaux, après avoir atteint la gloire grâce à leur rock alternatif ultracomplexe et leur univers très  particulier.

Muse donc, est un groupe de rock alternatif à la croisée entre le bon vieux punk qui tache, la pop acidulée et l’electro plus contemporaine, le tout emballé dans une image tenant autant de la science-fiction cyberpunk-kitch que d’une pub de prêt-à-porter. La musique du groupe se distingue terriblement de tout le reste de la proposition musicale par une complexité affolante des morceaux, une utilisation de la voix très particulière et des emprunts fréquents à la musique classique comme à la littérature de l’imaginaire SF.

Le chanteur et leader du groupe Matthew Bellamy s’affirme de plus en plus comme l’un des plus grands musiciens de notre époque en composant et interprétant tous les morceaux. Depuis son premier album Showbiz sorti en 1999, Muse a fait beaucoup de chemin et développé son univers en proportion du succès rencontré. Grâce à son premier succès international, l’album Absolution, puis à ses successeurs Black Holes And Revelations et The Resistance, le groupe construit peu à peu un univers riche et une musique de moins en moins classable, empruntant de toutes part pour créer une musique originale et toujours cohérente avec l’esprit du groupe. Le dernier album The 2nd Law, sorti en 2012, confirme largement cette tendance.

Matthew Bellamy, l’un des plus grands musiciens de notre ère.

Le groupe se distingue des autres formations de son genre par un non-respect des codes porté en marque de fabrique. La base de l’instrumentalisation rock à beau être le plus souvent respectée, elle s’enrichie de tous les sons possibles apportés par la musique classique, les choeurs, l’electro et la pop, sans distinction. De plus, Matthew Bellamy est non seulement capable de jouer de quasiment tous les instruments (y compris en live ou ses solos de piano sont toujours des moments épiques) mais utilise également sa propre voix comme un instrument à part entière. Capable de monter très haut plus ou moins progressivement et de tenir une note pendant plusieurs minutes, il insuffle à sa musique un souffle épique que n’aurait pas renié Freddie Mercury en son temps.

Ce qui est le plus admirable chez Muse, c’est d’avoir réussi à rendre cette proposition musicale hallucinée appréciable par le plus grand nombre. Sans jamais trahir son univers, le trio a su se hisser au rang d’un des plus grands groupes de rock contemporain, adulé par ses fans partout dans le monde et capable de remplir sans difficulté de nombreux stades lors de ses concerts monumentaux.

Si le succès est parfois dévastateur pour la créativité des artistes, le trio anglais a su s’en emparer pour atteindre les sphères supérieures qu’évoquent ses chansons. Très loin de l’intimisme torturé de Placebo par exemple, la musique de Muse flirte avec l’épique et le grandiose. Elle se prête donc tout naturellement aux shows dantesques comme la clôture des jeux olympiques de Londres par exemple, ou le groupe interpréta le titre Survival devant quasiment un milliard de téléspectateurs dans le monde. Cette folie des grandeurs ne s’arrête d’ailleurs pas là, puisque le groupe -non content de tutoyer l’unanimité- travaillerait sur un projet de concert depuis l’espace.

Si Muse rencontre un succès planétaire, c’est sans doute parce qu’il incarne le rock contemporain avec évidence. A l’heure de la culture mondialisée, les genres se confondent et la musique se prend à rêver de plus en plus grand. Sans jamais renier l’univers qui a fait son succès ni le génie musical de son leader, Muse a acquis une reconnaissance très méritée et continue, album après album et concert après concert, de marcher vers la postérité.

-Saint Epondyle-

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2 commentairesVous en pensez quelque-chose ?

  • Va vraiment falloir que je m’y mette, et au trot. Disons que si je veux pleinement profiter du concert au Stade de France, et pas seulement restée collée au bras de M. MonMari, faudrait connaître au moins quelques morceaux ^^ Huhu… J’suis pas douée de la découverte musicale, ça s’annonce épique !

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