Cosmo [†] Orbüs

Rencontre avec Alain Damasio

Alain Damasio : (ré)Volté, traceur de Horde et Maître Jedi.

Alain Damasio : (ré)Volté, traceur de Horde et Maître Jedi.

[Je suis né et j’ai grandi dans un monde désaffecté,
au sens de la perte des affects.]

Dans le paysage littéraire français, Alain Damasio est un écrivain discret, dont les livres (trop rares !) ont toujours été plébiscités par le public. Son deuxième roman, La Horde du Contrevent a été récompensé du Grand Prix de l’Imaginaire en 2006.

Philosophe, poète libertaire, guérillero des lettres, Maître Damasio est l’auteur d’une œuvre profonde au style sans équivalent. Si cette oeuvre est romanesque, c’est certain, elle est également philosophique et ses thématiques centrales se développent dans La Zone du Dehors, La Horde du Contrevent et ses différentes nouvelles.

On y retrouve l’impératif d’un combat vital contre « le dégoût, la paresse et la fatigue d’être », et l’idée que les compagnons de lutte suffisent à la justifier. La rage de vivre, telle est le mouvement directeur de son oeuvre, comme les jeux sémantiques et la polynarration définissent son style. Face aux entraves qui jalonnent leurs vies, les personnages damasiens dessinent par leur volonté et leur courage de nécessaires lignes de fuite.

Après avoir croisé la route de Marmotte aux Utopiales de Nantes en 2013, Alain Damasio a accepté de m’accorder une brève interview. Quelques mois et dizaines d’e-mails plus tard, je suis très fier, reconnaissant et heureux de vous présenter cette rencontre !

~ Cliquez sur ce lien pour lire l’interview sur Les Bouquinautes. ~

-Saint Epondyle-

L’interview est illustrée par les magnifiques dessins de Tortulut, que je remercie à nouveau chaleureusement.

 

23 commentairesVous en pensez quelque-chose ?

  • j’ai lu (un peu parcouru à cause de la longueur) l’interview, ça donne envie de lire, franchement.

    par contre, pourquoi maître jedi .

    • Je ne peux que te conseiller de te précipiter sur les bouquins de Damasio. En tous cas, je suis bien content de voir que mon interview rencontre un vif intérêt de la part de la communauté. Ça fait grand plaisir !
      J’appelle Damasio « Maître Jedi » car ses livres m’ont beaucoup influencé, notamment sur la dimension philosophique, mais aussi dans l’appréciation du rôle de la littérature et des attentes vis-a-vis des auteurs.
      En tant que blogueur, passionné d’imaginaire, rôliste et auteur du dimanche, ça ne pouvait que m’interpeller.

      Je suis du genre à me trouver des mentors. Si certains croisent ma vie pour la changer par leur expérience et leurs opinions, Damasio fait à coup sûr partie de mes mentors en écriture, comme tous les auteurs de ces livres qui ont changé ma vie.

  • C’est du bon boulot. Et dans les questions et dans les réponses. Mr Damasio a été généreux de son temps !

    Je suis d’accord avec lui sur beaucoup de points. La littérature devrait être toujours nouvelle, comme toute oeuvre. L’artiste ne devrait pas se poser la question du receveur (même si la relation artiste-receveur me parait être très étrange).
    C’est un styliste de grand talent, un compteur passionnant et un militant. Mais c’est là ou je ne suis plus d’accord.

    Il est effectivement resté dans les années 70 où l’on pensait que créer c’était contester. Mozart et Michel-Ange, qui étaient certes rebelles, mais leurs œuvres étaient des commandes (pour la noblesse pour le premier, pour le clergé pour le second). Leurs œuvres n’étaient pas contestataire, en rien, au contraire même elles s’inscrivaient dans le contexte de leur époque. Ne les cite t-on pourtant pas comme des génies créateurs ?

    Le contexte des 70’s était très spécifique, sous la chape de plomb de la propagande pendant la guerre froide et toujours sous le choc des horreurs de la seconde. Nous étions encore liés par une très forte pression sociale. Celle-ci a diminué. Mais Mr Damasio nous voit, en Occident, mais il aurait pu dire partout ailleurs je pense, puisque le reste du monde aspire à la même tranquillité, fades, dévitalisés.

    Je ne sais pas ce qui l’a conduit à penser cela. J’ai beau fouiller ma mémoire, je n’arrive pas à me souvenir dans ces 3 livres (que j’ai lus) ce qui explique que nous soyons si fade, sans vie à ses yeux. Je pense que Mr Damasio est un grand romantique au fond, quelqu’un pour qui la vie se vie pleinement ou ne se vit pas. Seulement, ce n’est pas le cas du plus grand nombre et à travers l’histoire je pense qu’il est difficile de faire le calcul des vies humaines qui se sont déroulées sans trop d’anicroches dans une ferme ou son équivalent locale. Et je pense bien que eux, pensaient vivre. Tout comme moi d’ailleurs, je pense vivre.

    Si nous ne sommes pas d’accord sur la matière de mener nos vies cela ne m’empêche de pas d’aimer énormément les livres de Mr Damasio. Mais je suis heureux qu’il soit plus démocrates que dans ses livres, qu’il s’en tienne aux règles fixées par la majorité.

    • Merci de ton commentaire Alexander, ça fait plaisir.

      Concernant la dévitalisation, tu répond toi-même à la question : Damasio veut vivre pleinement, a la pleine puissance de ce que permettent les affects et les sens. Ne rien museler de nos sentiments. Un compromis par rapport à cette idée lui semble un renoncement à l’idée de vivre.
      Dans La Zone du Dehors, la responsabilité de cet état de fait est le confort et l’envie de sécurité qui assourdit les moeurs et les envies. Et la population, pourtant dans un système démocratique, est coupable de se contenter d’une obsession du contrôle et de la sécurité. Ca rappelle sévèrement notre monde.
      « Les demi-mesures sont faites pour les demi-hommes, et je suis un homme entier. »

      Sinon je ne pense pas que Damasio vive dans le passé, comme le prouve son intérêt pour les questions posées par les nouvelles technologies et notamment le transhumanisme. Voir son interview à Télérama.
      Par contre, qu’il s’inspire et se laisse influencer par les artistes engagés des 70’s, c’est une certitude. Et bien entendu, cette idée est compatible avec la démocratie. Sa résistance à lui est dans les livres, il ne prône pas le dépot de bombes comme La Volte, il pose des questions via la fiction.

    • Alexander je ne suis pas d’accord quand tu compares les commandes réalisées par michel-ange et mozart à ce qu’on peut trouver dans la société actuelle. si l’oeuvre de michel-ange avait été crée en 2014 et répandue sur des milliers d’exemplaires de boîtes de sandwiches et si les succès de mozart n’avaient été que d’énième générique de publicités ou d’évènement sportif, on s’en souviendrait beaucoup moins. ou pas avec une vision de chef-d’oeuvre

  • Je comptais te répondre Epon par d’autres canaux pour ne pas (comme souvent) flooder le site mais ce serait malpolis envers notre bon Berserk.

    Je ne faisais que citer Damasio lui-même qui, il me semble, disait être rester un peu dans les 70’s. Par ailleurs à mon sens ce n’est par parce que l’on fait de l’anticipation et que l’on cite de manière très crédible les technologies du future que l’on ne peut pas avoir un raisonnement des 70’s.
    Concernant le fait de « vivre pleinement » effectivement je vois que je me réponds en quelques sortes à moi-même,mais vivre pleinement ne veut pas dire grand chose. Si on le définit comme toi, à savoir ne jamais brimer nos affects et sentiments alors c’est toute la vie en société qui devient impossible. Imaginons nous vivre dans un monde où la colère ne serait pas contrôlée ? Où l’envie ne serait pas muselée par les lois ? Où la curiosité s’épanouirait sans limite ? Et je n’évoque qu’à peine la libido pour ne pas me faire taxer de graveleuserie.

    Quant à ma comparaison avec Mozart et Michel-Ange, je ne les comparaissais pas avec les oeuvres de commandes d’aujourd’hui. Je contredisais l’affirmation de Damasio selon laquelle il faudrait nécessairement être rebelle dans son oeuvre pour créer. A mon sens ni Mozart, ni Michel-Ange n’ont été rebelles au sein de leurs œuvres. C’est là toute la comparaison que je faisais, je ne pensais même as à ce qui pouvait être fait de nos jours comme travail de commande, d’ailleurs les exemples cités par le Beserk ne sont pas conçus a priori comme des oeuvres contrairement aux commandes des deux artistes cités. Après, bien sur, je peux me tromper.

    • de la courtoisie envers un berserker, voilà qui est rare ;)

      les exemples de commandes peuvent être dans l’autre sens : la musique des white stripes seven nation armies est surtout connu pour avoir été la musique d’un mondial de foot (à ma grande honte je ne l’ai connu que longtemps après).
      en plus, la pub n’est-elle pas un emploi inutile par excellence par rapport à ce que devrait être un système normal ?

  • Alors mon cher Beserk. J’admets que j’ai parfois du mal à comprendre ou tu veux en venir. Que veux tu dire en citant l’exemple des White Stripes ? (J’apprends par ailleurs que c’était une commande). Mais ils m’ont pas l’air rebelle dans cette chanson..

    Quant à la pub, elle peut être utile. Elle a été dévoyée de son but premier qui était de faire connaitre, l’offre disponible, la possibilité de faire mieux qu’avant. Comment savoir que ces piles durent plus longtemps si on ne vous le dit pas ? Et objectivement et a prix égal il vaut mieux acheter les piles qui durent le plus longtemps non ? La pub sert théoriquement à faire en sorte que le client fasse son choix en pleine connaissance des tenant et aboutissant. Aujourd’hui bien sur la pub joue de variation sémantique pour ne pas être pris en flagrant mensonge et elle cherche surtout à fabriquer une image plus qu’à informée j’en conviens. Mais la pub peut être utile.

    Par ailleurs qu’est ce qu’un système normal ? :)

    • effectivement normal n’est pas du tout le terme, sur le moment je n’en ai pas trouvé d’autre. je voulais dire en supposant que les acteurs du capitalisme soient honnete et bisounours (en gros comme pour ce que tu dit sur la pub).
      je suis d’accord que mes post ne sont pas parfaitment limpide (malheureusement mes idées non plus :P), je les rédige un peu à la sauvette entre deux vidéos ou jeux.

      pour la chanson des white stripes j’ignorais que c’était une commande. par contre je ne considère pas que l’art doit être rebelle comme tu dis que dit damasio (xD) (de toute façon je n’ai pas lu assez attentivement pour trop m’avancer), mais une œuvre de commande aujourd’hui n’est absolument pas comparable selon moi avec une commande à l’époque de michel-ange.

      je ne dit pas que seven nation armies est rebelle, mais qu’elle n’est malheureusement pas aussi éloigné d’une musique de publicité LCL qu’elle devrait l’être.

  • Concernant Whites Stripes je ne suis pas penché sur la question, alors je me garde un temps de réserve de bon aloi.

    Quant au fait qu’une oeuvre de commande ne soit pas comparable cela dépends de quelle commande on parle. La pub existe depuis l’antiquité, il est probable (voir certain) qu’il existait des commandes « artistiques » pour la pub à l’époque des deux maîtres. Par ailleurs aujourd’hui il y a commande artistique pour la pub et commande dite d’état ou de mécénat. Je ne sais pas ce qui restera dans l’histoire mais en cela je pense que oui on peut comparer les deux œuvres de commandes. Car il y a aujourdh’ui des commandes pour la « pub » comme à l’époque des deux maitres et des commandes de mécénat et d’état qui peuvent s’apparenter à l’oeuvre de Michel Ange et de Mozart. (Dans l’intention, pour le rendu chacun est juge).

    Enfin quant au fait que Damasio pense que l’art doit être rebelle c’est l’interprétation que je fais de ses dires. Ce serait à lui de clarifier, ou à défaut au maître des lieux de donner sa définition de la réception des propos de l’écrivain.

    • je ne remets pas en doute ton interprétation, je n’ai pas lu suffisamment pour pouvoir contredire là-dessus. sinon aurais-tu des exemples de mécénat actuel ?

      pour ce qui est de la pub à leur époque, je vois mal comment ça pourrait dépasser l’enseigne. en général pas de grandes marques avec logo et nom = pas d’affiches.
      pas de rotatives = pas de tracts. et évidemment pas de clip ni de musique sans radio ou télé

  • Je n’ai pas d’exemple de Mécénat actuel mais j’imagine que les colonnes de Buren peuvent rentrer dans la case « commande d’état ». Quant au mécénat j’imagine bien que les Total, Axa et autres BNP (coté UE mais j’imagine que c’est bien pire aux US) doivent bien faire décorer leurs sièges sociaux de quelques oeuvres à la Koons.

    Quant à la pub avant il y avait déjà des logos depuis l’antiquité (notamment pour les amphores) sans parler des crieurs publiques. Les techniques ont changés bien sur mais il est normal que l’on ne s’en souvienne pas. Tout comme on se souviendra probablement pas dans un siècle de la Pub « Tu pousses le bouchon un peu loin Maurice ».

  • Et bien ! Quelle discussion animée. Je me permets un grain de sel :

    Concernant le monde où les pulsions et les affects ne sont pas régulés, Damasio en propose une version assez honnête à la fin de La Zone. C’est loin d’être idyllique et il en reconnait les limites évidentes dans le contexte du livre. Mais Pour lui, cet extrême a le mérite de prendre le contre-pied e Cerclon et sa société de contrôle par la norme totalement déshumanisée.

    Damasio est clairement d’avis que l’artiste doit s’engager, mais avant tout envers sa propre œuvre (son besoin irrépressible de créer) afin d’être honnête dans sa démarche, pas nécessairement pour porter un message politique, contestataire ou un projet de société. Lui le fait par tradition d’engagement et conviction personnelle, mais je ne pense pas qu’il remettrait en cause un auteur comme –au pif- GRR Martin quant à son engagement total envers son œuvre, même si celle-ci n’est pas politique.

    Sur l’art commandité ou pas, tout est une question d’ingérence du payeur dans la création. L’apport de fond sans ingérence de type « vous avez carte blanche » est du mécénat et la création au service d’un objectif est une commande. La pub, la chapelle Sixtine, les portraits d’hommes politiques etc. ont été réalisés dans un but précis (d’image) et en ceci relèvent de la commande. Mais il s’agit d’art en tout cas, de toute façon le débat sur art/non-art est une question de vocabulaire sur laquelle on ne peut que trouver d’innombrables cas limites. Et spécialement sur l’art contemporain, surtout à une époque ou les nouvelles formes d’art comme le cinéma et le jeu vidéo par exemple nécessitent des armées de créateurs et des fonds considérables. A mon avis, s’il y a une définition de l’art à trouver, elle serait plutôt à chercher du point de vue de 1/ l’intention de provoquer une réaction émotionnelle 2/ une recherche esthétique que dans une question d’argent.

    • en fait l’œuvre de GRR Martin est profondèment politique. elle n’est ni engagée ni didactique, mais politique tout de même.

        • oui bien sûr. effectivement nous ne vivons pas dans un monde féodal.
          par contre …

          ******ATTENTION SPOIL DE LA SAISON 5*******

          supprime ce poste si tu n’as pas lu le tome (mais là j’avoue que je tomberais des nues)

          ******ATTENTION SPOIL DE LA SAISON 5*******

          … la Banque de Fer de Braavos qui prête soutien à Stannis parce que les Lannister refusent de payer les dettes gargantuesques (en même temps ils n’en ont pas tellement la possibilité) ressemblent furieusement à la société actuelle, ou même aux sombres prédictions des commentaires sur les articles cyberpunk reality, surtout si cela lui permet réellement de vaincre les Lannister (après pour le savoir il faut attendre de voir le tome 6… espérons qu’il ne mette pas 5 ans à sortir…)

  • ATTENTION SPOIL

    Ce ne sont pas les Lannisters qui refusent de payer les dettes mais le Royaume. En quoi ils ont bien raison, ils ne sont pas comptables de la mauvaise gestion du Royaume par Robert. Par ailleurs, je ne veux pas me faire le chancre des banques, mais un contrat est un contrat. Personne n’a forcé le royaume a prêter de l’argent la Banque de Fer ne fait que reprendre son du avec intérêt si elle gagne avec Stanis.

    Quant à la ressemblance avec la société actuelle. Je n’ai pas changé d’avis. N’allons nous pas trop loin en disant que les banques commandes aux états ? GRR Martin c’est de la nfiction.

    • J’ajoute au passage, avant que vous ne repartiez dans un débat massif (et intéressant), que je maintiens mon idée. Le Trône de Fer n’est pas politique, il s’inspire largement du monde réel mais ne véhicule pas d’engagement. A aucun moment GRR Martin n’essaie de dire soit que les banques sont trop présentes soit qu’elles sont dans leur rôle. Il ne s’agit pas d’une oeuvre engagée politiquement, mais d’une oeuvre parlant de politique en s’inspirant du monde réel.
      Et ça ne lui enlève rien de sa force ni de sa profondeur.

      • en fait le vrai problème maintenant c’est qu’il va falloir que je relise les trois derniers tomes dont j’ai déjà oublié pas mal de contenu (lu il y a longtemps et en étant pressé) vu que je pensais que c’était les lannister qui refusaient. du coup c’est qui qui refuse

        par contre un coup tu dis que les lannister ont bien raison de supprimer leurs dettes et juste après « un contrat est un contrat » … pas très clair…

  • Attention Spoile (j’ajoute cela pour ceux qui nous suivent encore)

    Mon cher Berserk

    Il y a une différence entre le royaume, endetté, et le roi qui lui peut être très riche. Pendant longtemps, en l’absence de vrais états, la caisse du seigneur et du domaine étaient la même (puisqu’il n’y avait pas juridiquement de domaine) mais plus le temps avance et plus il y a séparation de la caisse du roi et de celle du royaume. C’est le cas ici, les Lannisters sont une famille qui est très riche. Le roi Tommen doit avoir aussi ses biens propres, mais le Royaume lui est endetté jusqu’a la moelle. Il me semble donc normal que les Lannisters refusent de payer puisque ce ne sont pas leurs dettes mais celle du Royaume.
    C’est comme une entreprise et son patron/ propriétaire si c’est une SARL. L’entreprise peut être totalement endettée mais le propriétaire peut être très riche. Et si la boite fait faillite on vendra ses biens jusqu’à leur épuisement. Et même si il reste quelques dettes le patron ne sera pas inquiété puisque c’est pas SA dette et les créanciers n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.

    (au passage, comme les Lannisters ont aussi prété beaucoup d’argent au Royaume je pense qu’en fait ils refusent d’effacer la dette que le Royaume a envers eux, et qu’ils ne refusent pas de payer la Banque (en tant que famille ou en tant que Roi)).

    Et pour finir. Oui je suis d’accord, GRR Martin n’a aucune visée politique de démonstration. Il s’inspire de l’histoire la guerre des deux roses et celle de 100 ans mais ne critique certainement pas le monde actuel via sa saga.

    • non il n’y a pas de critiques, mais pour ce qui est des lannister refusant de payer, il se trouvent que, officiellement, Joffrey tout comme Cersei, Myrcella et Tommen sont des Baratheon. et quand Cersei déboute l’émissaire de la banque de fer en remettant tout remboursement à la fin de la guerre -proposition non négociable pour les Braaviens qui exigent la reprise immédiate du paiement- elle le fait en tant que Cersei Baratheon la reine régente et refuse de donner l’or de la couronne (celui des lannister n’est pas censé être impliqué) au nom de son fils Tommen Baratheon (joffrey est déjà mort nous regretterons longtemps un si grand roi…)

      donc c’est quand même pas super honnete, mais d’un autre coté ils peuvent difficilement rembourser …

Laissez un commentaire ici plutôt que sur Facebook.