Cosmo [†] Orbüs

Les 5 romans SFFF qui ont changé ma vie

Books, par ~ELEK-triK

[Qui veut se connaître, qu’il ouvre un livre.
– Jean Paulhan]

Je n’ai pas toujours été un fieffé arpenteur de ce qu’on appelle la « Science-Fiction-Fantasy-Fantasique (SFFF) » où plus poétiquement « les univers de l’Imaginaire ». Mon intérêt pour ces mondes de fiction s’est forgé au fil des années grâce à la rencontre avec des œuvres déterminantes, en particulier des bouquins. Il y a des livres qui lorsqu’ils arrivent au bon moment, peuvent changer une vie.

En me retournant sur ma culture SFFF, j’ai essayé d’en isoler les œuvres vraiment marquantes. Ils ne sont pas (ou plus) forcément mes livres préférés, et j’ai parfois lu mieux depuis. Il n’empêche que lorsque je les ai découverts, ils ont eu sur moi l’effet d’un raz-de-marée, balayant tout sur leur passage et modelant les rivages mouvants de ma culture et de ma personnalité pour longtemps.

Et bien sûr, tout commence avec Harry Potter.

1. Harry Potter et la Coupe de feu
J.K. Rowling

Comme beaucoup de gens de ma génération, j’ai pris goût à la lecture grâce à Harry Potter, et en l’occurrence avec le tome 4. Le hasard de la vie me fit commencer l’aventure au milieu, ce qui eut l’effet inattendu de m’accrocher directement au cœur du sujet -le retour de Voldemort- en zappant toute la mise en place de l’univers des trois premiers volumes. Paradoxalement, je crois que ce début par le milieu (rattrapé ensuite) m’a permis d’entrer de plein pied dans l’histoire plus que ne l’aurait fait le tome 1.

En lisant la suite des aventures d’Harry, Ron et Hermione au fur et à mesure de leur parution dans les années qui suivirent, j’en devins fanatique jusqu’à relire plusieurs fois de suite certains tomes. Harry Potter et la Chambre des Secrets détient encore à ce jour mon record personnel, avec un total d’environ douze lectures dont quatre consécutives ! Nierf.

Très vite, ma soif de lectures SFFF devint trop inextinguible pour me contenter d’une série unique, et je décidais de découvrir les classiques du genre, à commencer par Le Seigneur des Anneaux dont je garde un souvenir nauséeux. C’est dans cette recherche d’œuvres cultes que je tombais tout naturellement vers les classiques de genres qu’il me restait à découvrir, notamment le fantastique.

2. Le Horla
Guy de Maupassant

Ma première lecture de fantastique fut celle du Horla, la très courte et très culte nouvelle de Maupassant. La sobriété et la puissance de cette histoire me fascina immédiatement. Malgré sa toute petite taille, Le Horla fut le point de départ de ma passion dévorante pour le fantastique, qui perdure encore aujourd’hui. Je continue de préférer ce genre à la fantasy, et de loin.

Pendant quelques temps, je ne lus plus que ça, à commencer par La Vénus d’Ille de Prosper Mérimée, étudié en classe et qui me terrifia. Je continuais avec le Dracula de Stoker (qui mériterait de figurer dans cette liste, s’il était le premier par ordre chronologique. Bram, ne m’en veut pas trop s’il te plait !), puis avec Frankenstein, et les histoires d’épouvante d’Henry James. Je découvrais Edgar Allan Poe et Oscar Wilde, ainsi que Les Fleurs du Mal un peu plus tard.

Ma lecture du pavé de Bram Stoker, le plus grand roman gothique de tous les temps, correspond avec mon entrée dans le monde riant du métal, et à mon intérêt pour la culture gothique. Malgré mon jeune âge, je dévorais le roman en moins d’une semaine, tout en l’imprimant au fer rouge dans ma mémoire.

C’est de cette époque que date ma tendance maladive à transformer tous mes jeux de rôles en histoires d’horreur. C’est également de cette passion pour le fantastique qu’est né en moi la curiosité pour l’œuvre relativement confidentielle d’un certain Howard Phillips Lovecraft.

3. L’assassin royal 1 : L’apprenti assassin
Robin Hobb

C’est un peu plus tard que je découvris le cycle de L’Assassin Royal, scellant par là-même mon retour dans le med-fan qui fut mon premier amour. Autant dire que la différence d’immersion par rapport au Seigneur des Anneaux de monsieur Tolkien me fit l’effet d’une bombe à hydrogène dans un magasin de porcelaine.

Je me suis identifié à FitzChevalerie Loinvoyant bien plus qu’à aucun personnage de fiction, et le récit de sa vie a été pour moi une révélation doublé d’un véritable choc narratif. Plus tard, je découvris Les Aventuriers de la Mer dont l’intrigue me passionna encore plus avec ses points de vues multiples et ses retournements de situations. Sans que je le soupçonne alors, ces lectures de jeunesse ouvraient la route à une littérature de fantasy plus adulte que je découvris plus tard, de Gagner la Guerre à la saga du Trône de Fer ; en passant par l’oeuvre plus intellectuelle d’Alain Damasio.

Aujourd’hui, je ne suis pas sûr de trouver dans L’Assassin Royal le même intérêt que pendant mon adolescence. Pourtant, je reconnais à la saga de Robin Hobb son rôle fondateur dans ma culture med-fan, au même titre que Donjons & Dragons, Magic the Gathering et les films du Seigneur des Anneaux.

4. L’appel de Cthulhu
H.P. Lovecraft

Errant depuis quelques années dans l’univers rôliste et la culture geek, le nom de Lovecraft me parvint assez vite aux oreilles. Pourtant, impossible dans un premier temps de me faire une idée de l’univers si secret de cet auteur inconnu. Intrigué, je décidais un jour d’acheter le recueil Le Mythe de Cthulhu qui regroupe quelques-uns des textes principaux de l’auteur, afin de le lire pendant l’été (sur la plage, si si).

That is not dead which can eternal lie,
Yet, with strange aeons, even death may die.

Bombe H rebelote.

Au départ très perturbé par le style inimitable d’HPL, je ne compris pas immédiatement tous les enjeux de sa littérature. Je fus pourtant happé par cet univers unique où l’horreur est synonyme de folie et où des secrets préhumains « en contradiction avec toutes les lois de la matière et de l’ordre cosmique » professent la fin certaine de toute humanité. En lisant toutes les autres nouvelles de Lovecraft dans l’année qui suivit, je découvris le sens de « cyclopéen » et « fongiforme », ainsi que les noms de Cthulhu, Yog-Sothoth et Shub-Niggurath.

L’œuvre de Lovecraft fut une révélation de plus en plus nette avec le temps. Alors que le JdR de L’Appel de Cthulhu est maintenant mon préféré, l’auteur lui-même occupe une place à part dans ma culture. S’il n’est pas le meilleur conteur ni le plus grand poète, il n’en demeure pas moins le créateur de l’œuvre la plus abyssale qu’il m’ait été donné de lire, et les implications intellectuelles et philosophiques de ses textes restent pour moi absolument… cyclopéennes. Iä !Iä ! Shub-Niggurath !

5. La Zone du Dehors
Alain Damasio

Déjà amateur de tous les styles cités précédemment, je croyais avoir de l’univers SFFF une bonne vision, lorsque j’entendis pour la première fois parler de La Horde du Contrevent, roman de fantasy français et fort reconnu, écrit par Alain Damasio.

Comme je l’ai déjà dit sur Cosmo, je me méfie de la SFFF contemporaine. Souvent kitsch et trop inspirée des classiques du genre, j’ai souvent peur de n’y trouver que tristes parodies et redites sans fond ni forme. Ça, c’était avant que je ne découvre La Zone du Dehors, que j’achetais avant La Horde du Contrevent afin de me faire une idée de l’auteur avec un roman moins connu. Avec de tels préjugés, la lecture de ce roman original, de ce style poétique implacable et de son message si puissant me prit complètement au dépourvu. Une bonne grosse torgnole poético-politique.

Avec Captp, Bdcht et les autres, je découvris que la SF contemporaine avait encore beaucoup à dire sur notre triste Cerclon, que la poésie vivait encore, vibrante, brillante et brûlante, et que la lutte -toujours- continuait. J’ai fini La Zone du Dehors avec une boule au ventre, avant de jurer intérieurement fidélité au message véhiculé dans le roman. Message que j’ai été ému et heureux de retrouver en filigranes dans le reste de l’œuvre (trop rare !) de monsieur Damasio. Ce message, gravé au fer rouge dans ma mémoire, je décidais d’en faire ma devise personnelle.

Change, plutôt que tes désirs, l’ordre du monde.
Tes désirs sont désordre.

-Saint Epondyle-

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31 commentairesVous en pensez quelque-chose ?

  • Pas facile à faire comme classement mais je dirais :

    1- L’appel de Cthulhu de Lovecraft
    2- Le Seigneur des Anneaux de JRR Tolkien
    3- Etoiles, garde-à-vous ! de R. Heinlein
    4- Solaris de Stanislas Lem
    5- Dune de Frank Herbert

    Classement aléatoire je dirais, ça me semble venir en cinq titres comme ça.

  • perso je n’ai jamais lu chtlulu, ce que j’en ai entendu dire ne me donnait pas trop d’intérêt pour la chose. c’est marrant, parce que quand tu parles de changement ça m’évoque plein de trucs : lorsque j’ai ouvert le monde de Narnia, j’ai trouvé ça très sombre, très épique, alors qu’en fait c’est tout beau et plein de soleil. c’est le fait de n’avoir rien lu de pareil auparavant qui lui a donné cette saveur

    tiendrait-il tous en un top cinq ? pourrais-je les classer dans une hiérarchie ?
    en tout cas, pour moi je dirais en vrac : Rougemuraille lorsque j’étais enfant (oui ça ne vous dit rien c’est une sorte de fantasy avec animaux, mon premier truc épique), Harry Potter, le Monde de Narnia, la trilogie de Bartiméus, Eragon et Percy Jackson. tous m’ont traumatisé à l’age primaire/collège. j’y ajouterais aussi l’assassin royal et le trone de fer, mais j’étais déjà foutu alors, ils m’ont moins changé même s’ils m’ont plus plu (comme le seigneur des anneaux, ma référence).

  • Alors, dans mon cas, ça devrait être quelque chose comme:

    1. Le Hobbit, de JRR Tolkien, parce que ça doit être le premier bouquin SFFF que j’ai lu;
    2. Elfquest, de Wendy et Richard Pini, qui est plus un « roman graphique » qu’une BD
    3. En Terre Étrangère, de Robert Heinlein
    4. Le Guide (du Routard) Galactique, de Douglas Adams, preuve qu’on peut faire de la SF sans être sérieux
    5. Gros finish entre Elric (Moorcock; encore que je préfère les autres incarnations du Champion Éternel), la série des Fulgurs de « Doc » Smith, les romans de la Culture, de Iain Banks, et bien d’autres.

    • -_- je ne connais ni « en terre étrangère » ni fulgurs ni les romans de la Culture…

      le Guide du routard galactique j’en ai entendu parler, mais à vrai dire j’ignorais que c’était un roman…

      encore des trucs à lire pour ma prochaine réincarnation

      • « En Terre Étrangère » est sorti à peu près en même temps que « Étoiles garde-à-vous » et est à peu près son opposé: l’histoire d’un Terrien élevé par des extra-terrestres qui, quand il rentre sur Terre, fonde une religion basée sur le sexe libre. Quand tu lis ça et que tu as dix-huit ans, ça marque. :)

        Les « Fulgurs » (Lensmen en anglais), c’est une vieille série (années 1930-1940), sortie en français que pour les 3-4 volumes et dans une collection aujourd’hui introuvable. C’est du space-op’ de gros bourrins, avec des armes invraisemblables, des méchants très méchants et des gentils très balaises aussi.

        Quant à la Culture, c’est de la SF transhumaniste et c’est très bien.

  • Je note les romans de la Culture, le transhumanisme c’est mon truc du moment. Manque de bol, chercher « Culture » sur Google ne donne pas trop de résultat. :p Un nom d’auteur ?

    En tous cas, je vois que les influences ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Question de génération sans doute, en partie, parce que des trucs comme Elric ou Dune (notamment) je les découvre seulement maintenant, et en tant qu’oeuvres cultes du genre. J’ai plus un intérêt documentaire sur le sujet, qu’une vraie passion.

    Sinon, je n’ai jamais entendu parler de Robert Heinlein, qu’Alias et Guillmot vous citez tous les deux ! Je pense que je vais m’y pencher sérieusement !

    Merci à tous de vos réactions en tous cas. C’est bien sympa de vous lire.

  • Comme promis un 1er com

    Et je n’ai strictement aucune idée de par quoi j’ai commencé Ca remonte à trop loin
    Dans le désordre je dirais
    Asimov avec Fondation
    Herbert avec Dune (L’empereur Dieu est pour moi le meilleur de la série)
    Gibson avec Neuromancien
    Zimmer Bradley avec tout Ténébreuse
    Bradbury Les chroniques martiennes
    Et toute la série de chez j’ai lu Histoires de
    J’en suis déjà à 6…

  • Bon… en toute logique ça commence par :

    1 – Dune (toute la série), de Frank Herbert
    2 – Le Seigneur des Anneaux (les 3 tomes) de J.R.R. Tolkien

    Pour moi, le troisième arrive très loin derrière, tant en terme de profondeur, de style, de construction, d’ambition et d’intérêts. Dans ma tête, Herbert et Tolkien ont creusé un fossé entre ce qui est « juste génial » et « le très intéressant ».

    Même si on est à mi-lieu entre la bit-lit et le fantastique, je mets :

    3 – Le cycle des vampires d’Anne Rice

    Après quoi, encore très haut dans le panier, je place :

    4 – Harry Potter de J.K Rowling
    5 – Druss de David Gemmel qui a su m’emporter dans un récit extrêmement percutant alors que je m’y attendais pas.

    S’il devait y avoir un 6ième, j’y placerai à égalité des auteurs de SF et Fantasy comme Vance, Moorcock, Asimov, Philip José Farmer, etc..

      • Amusant de voir que tu places Harry Potter dans ton Top 5, sans offense aucune, on n’est pourtant pas de la même génération. Bravo de cette ouverture à la nouveauté, même si maintenant, ça fait réchauffé.

        Sinon, je veux bien lire Dune, mais j’ai vraiment pas accroché à Fondation et à son côté totalement impersonnel. J’espère que Dune ne commet pas le même genre d’erreur ?

        • Ça, mon « jeune » ami, il n’y a que toi qui puisse y répondre. Contrairement à Fondation où l’histoire se fait elle-même, ce sont les personnage de Dune qui façonnent son univers. Mais cela est et demeure un avis personnel.

          • C’est noté. Des échos que j’en ai eu de part mes amis proches, le tome 1 est vraiment passionnant mais l’auteur s’égare en délires mystiques dans le 2. S’il y en a 3 en tout je devrais y arriver.

            D’autant que j’aime les délires mystiques. :D

            • Il y en a que 3 pour l’histoire principale ^^
              trois autre tomes pour la suite.
              voilà pour l’oeuvre de frank herbert lui-même. ensuite, rédigé à partir de ses notes :
              « avant Dune » (trilogie)
              « Dune la Genèse »(trilogie)
              « Après Dune » (trilogie)
              « Légendes de Dune » (connais pas le nombre de tomes)
              et enfin « Dune les origines » (2 tomes)

              perso j’ai lu que le premier tome en entier, ma volonté s’est échouée sur les « délires mystiques » et le magma politique des deux suivants (j’avais 13 ans. pas à la hauteur, pas assez intéressé)

  • Ma p’tite touche perso (et ça pourrait être sympa effectivement de savoir de quelles générations sont les différents intervenants) :

    1) Le Hobbit… en BD. Qui m’a mené au bouquin, puis au Seigneur des Anneaux. Les bouquins, pas les films. Que je lisais en classe, bien planqués derrière mes bouquins de grec, hum hum.
    2) A la poursuite des Slans, de Van Vogt. Mon premier roman de SF. Une vraie claque à l’époque, j’étais persuadée que la SF c’était d’un ennui… Après ça je suis tombée amoureuse de feu la collection Présence du Futur.
    3) La Nuit des Temps, de Barjavel. Ce qui m’a mené à toute une panoplie de bouquins d’anticipation, mon genre préféré à ce jour (Le Meilleur des Mondes, 1984, Farenheit 451…)
    4) Anne Rice et ses vampires, aussi :) Du moins les trois premiers.
    5) Dune. Ma série préférée et de loin. A lire (et relire, et re-relire) absolument. Et ne pas s’arrêter aux premiers, ô non. Comme il a été dit plus haut, L’Empereur-Dieu est sublime, un véritable bijou. Van Vogt et Barjavel ont été mes premiers amours, mais avec Herbert c’était une véritable osmose.

    J’ai adoré Elric aussi, mais c’est beaucoup moins marquant que ces cinq (ou six ou sept) là. De Van Vogt je conseille au passage le Cycle du à et d’Herbert le Cycle des Saboteurs.
    Ha, et effectivement, le Guide Galactique, que je relis justement (pour mon grand, c’est l’histoire du soir du moment), c’est toujours aussi plaisant ^^

    • Il va vraiment falloir que je me colle à Dune. Je l’ai acheté, mais pas encore ouvert. Van Vogt, je ne connais pas. Par contre, Anne Rice je n’accroche pas vraiment, trop long, trop lent à mon goût ; et j’adore Barjavel comme toi, ainsi que Moorcock dont je continue à dévorer le cycle d’Elric.

      Assez peu d’auteurs français là dedans ma foi. :)

      Merci de ce riche commentaire.

      • En auteurs français, je pourrais citer Pierre Bordage, dont j’ai adoré Wang. Les Guerriers du Silence, du même auteur, m’ont beaucoup fait penser à Hypérion (de Simmons), que je venais juste de lire. Je n’ai du coup pas autant apprécié que j’aurais pu (du ?), mais ça reste une très belle oeuvre.
        Sinon, j’avais beaucoup aimé lire du Gerard Klein (à ne pas confondre avec l’acteur), à qui l’édition française de SF doit énormément.
        La Horde du Contrevent est dans mes livres à lire en priorité (conseillé par tous ceux qui l’ont lu autour de moi), mais j’ai fait une promesse à mon fils : de ne plus lire de romans pour moi tant que je ne l’aurai pas fait jouer à D&D. Et comme je n’arrive pas à me lancer dans la masterisation, ça doit faire deux ans que ça dure, hum hum.

  • Pour ma part ce fut :

    1. Le mythe de Cthulhu de Lovecraft : trouvé dans une vieille maison de la presse d’un très petite village paumé, j’avais 12 ans et je me rapelle encore le malaise et l’impression d’avoir lu quelque chose que je n’aurais pas du… Un régal.

    2. Le cycle d’Elric de Moorcock

    3. Neverwhere de Neil Gaiman

    4. Le cycle des neufs princes d’ambre

    5. Neuromancien de Gibson, la claque.

    • D’accord pour Cthulhu et Elric, mais pas Neuromancien. Je ne comprend absolument pas l’engouement autour de ce roman, même si l’esthétique cyberpunk lui doit beaucoup. Le style de Gibson reste cryptique à mes yeux.

  • Pour moi plutôt 5 auteurs:
    – Damasio avec la Horde de contrevent et la zone du dehors
    – Hobb avec l’assassin royale et les aventuriers de la mer
    – Bordage avec les guerriers du silence
    – Cook avec le cycle de la compagnie noire
    – Orwell avec 1984

    J’aime également Barjavel, K Dick…

    Et il faut que je lise Elric

  • Salut !

    J’ai commencé à lire L’Appel de Cthulhu (sous la traduction de François Bon qui est sortit ya pas bien longtemps), ça se laisse totalement lire, mais j’ai un mal fou à comprendre l’engouement qu’il y a autour du livre. C’est parce que je dois persister dans ma lecture pour justement comprendre les différents concepts, ou alors parce que je ne le lis pas en anglais, ou que je passe à côté de quelque chose ?

    • Je n’ai pas lu la traduction de François Bon, je ne peux pas dire.
      Comme je dis souvent, l’engouement n’est pas autour d’une nouvelle unique, mais de l’ensemble de l’oeuvre qui, en plus de titiller l’imaginaire d’horreur, ouvre des portes philosophiques incroyables. En fait il faut plus ou moins tout lire, ou rien.

  • Comme pour beaucoup de traduction, la conversion dans notre langue peut avoir été mal faite. Le choix d’un vocabulaire équivalent et aussi pénétrant que l’original requiert un travail important qui peut être bâclé comme tout autre travail. Personnellement, je trouve que Lovecraft joue bien plus sur le sens des mots et sur sa manière de décrire que par le style ou l’originalité de l’histoire. La toile de fond de son oeuvre n’est perceptible qu’à la condition d’explorer plusieurs de ses ouvrages, et la grandeur de ce qui s’y cache n’est ouverte qu’aux esprits qui s’attachent aux détails capable de les replacer dans un puzzle qui restera à jamais incomplet et frustrant. Car le concept majeur de H.P. Lovecraft et de créer l’attente d’une explication qui ne viendra jamais.

    Il m’apparaît naturel que, prises individuellement, les nouvelles lovecraftiennes n’ont pas énormément à offrir. Il se dégagera parfois plus d’horreur ou d’incompréhension ou de mystère de l’une ou de l’autre, mais elles n’ont rien de transcendant. Chacune est la porte d’entrée d’un « inconnu » qui se veut au-delà de la compréhension humaine, chose relativement bien retranscrite dans son oeuvre en général.

    Comme le dit St, je pense qu’il faut en lire davantage (voire davantage encore) pour cerner la dimension de l’oeuvre.

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