Cosmo [†] Orbüs

Le Mythe du Barbare

[Ton coeur est libre.
Trouve le courage de le suivre.
Braveheart]

Est-il une image plus ancrée dans notre imaginaire collectif que celle du barbare, tous muscles saillants, en pagne de peau et muni d’une hache de guerre à la taille improbable ? Difficile à dire. Toujours est-il que le seul terme de « fantasy » est directement lié à cette esthétique particulière et si typée des années 1970-1980. Pourtant, ce mythe à évolué depuis ses premiers pas, jusqu’à devenir une figure d’anthologie de la culture geek. Sans attendre, décryptons la mythologie du Barbare.

Comme toujours, ce mythe à évolué jdepuis sa création, jusqu’à devenir un incontournable. La fondation du mythe revient sans conteste à Robert E. Howard, et son personnage de Conan le Barbare.

Conan, c’est avant tout une série de nouvelles écrite dans les années 1930 et publiée aux Etats-Unis dans le magazine pulp Weird Tales. Les connaisseurs savent que c’est dans ce même magazine bon marché que débutait dans la décennie précédente HP Lovecraft, et qu’il y publia quasiment toutes ces nouvelles les plus cultes. La parenté entre Lovecraft et Howard ne s’arrête d’ailleurs pas là, puisque les nouvelles de Conan empruntent en partie au style du maître de Providence, mobilisant plusieurs ficelles de l’horreur lovecraftienne dans un univers pré-antique. Mais revenons à nos moutons.

C’est dans les années 1970 que la série fut reprise et adaptée en comics, toujours aux Etats-Unis. La fantasy naissante y était à la mode, et c’est également dans le milieu de cette décennie que parut la première version de Donjons & Dragons. On imagine sans peine que les créateurs du jeu furent séduits à l’époque par cette figure charismatique, au point d’en faire un des archétypes de personnages proposés dans le jeu (le barbare devint une classe de personnage dans les versions suivantes). L’apparition conjointe de Conan et de D&D ancrèrent la fantasy dans le paysage culturel américain (et mondial par la suite), avec le barbare comme ambassadeur musculeux et charismatique. Malgré ses (peu nombreuses) variantes, il n’évolua plus énormément depuis lors.

Le barbare est l’homme médiéval non évolué, c’est-à-dire très loin des cités radieuses, des arts et des traditions chevaleresques. Confronté à un environnement rude il est originaire d’un clan plus ou moins arriéré, et cultive généralement une tradition de baston virile, huilée et enragée. Cette origine l’oppose de fait aux sociétés médiévales classiques, directement inspirées du moyen-âge européen et organisées grosso modo de la même manière avec ses soldats réguliers, ses preux chevaliers, ses clergés, ses paysans et sa monarchie.

Les caractéristiques classiques du barbare sont très récurrentes. La première est que le barbare est un combattant exceptionnel, au style sauvage plus proche d’une bête dévastatrice que d’une quelconque école d’escrime. Eu égard à ce style de combat, il choisit en général des armes de grande taille comme des haches, des sabres, des cimeterres ou des épées à deux mains. A l’occasion, il en utilise deux en même temps ou choisit d’utiliser un arc, qui sera alors gigantesque et d’aspect brut. L’aspect du barbare est reconnaissable, depuis sa musculature jusqu’à sa toison de cheveux inextricable, en passant par des vêtements minimalistes à base de peau, de cuir et de fourrure.

Deuxièmement, le barbare est généralement assez peu enclin aux relations sociales trop complexes. Il pratique éventuellement la polygamie, et peut avoir des difficultés à formuler des phrases complexes. Dans le pire des cas, il parle en français tirailleur et se désigne à la troisième personne. L’analphabétisme et les fautes de français sont de rigueur, le barbare est un habitué du grand air et n’a que faire des subtilités de langage. « Rahan pas vouloir ! »

La « société barbare » telle qu’elle est représentée dans les mondes med-fan traditionnels tire ses origines de plusieurs cultures différentes, pour donner une sorte de melting-pot étrange, basée sur le nomadisme, l’harmonie avec l’environnement naturel et l’organisation clanique. Pour simplifier et donner une cohérence aux univers fantastiques, les peuples barbares sont rarement humains et sont devenus avec le temps la chasse gardée de certaines races typiques, dont les orcs sont le plus bel exemple à défaut d’être le seul.

Largement popularisé par D&D et Warcraft, la figure de l’orc barbare vêtu de peaux et d’une armure parcellaire, mais combattant hors-normes, à la vie dure. Le scénario est d’ailleurs souvent le même : quand les tribus orcs sont divisées elles ne représentent pas de danger pour la civilisation humaine, jusqu’à ce qu’un chef émerge et les rassemble. Dès lors, l’armée (où la Horde) devient le pire ennemi possible pour les royaumes des hommes, sur lesquels elle se plait à apporter un chaos absolu. En général les héros de l’histoire sont du côté de la civilisation, et combattent les hordes.

Il est assez difficile d’intégrer le barbare dans un univers med-fan qui utilise de nombreux aspects de l’heroic-fantasy. Forcément, un colosse en slip de peau incapable de raisonner autrement que par la violence et quasiment inapte à tout contact social, c’est encombrant. Aussi, le barbare doit soit posséder une place vraiment attitrée (comme dans Warcraft), soit carrément avoir un univers qui lui est adapté.

Certaines productions ont fait le choix de sculpter au barbare un univers digne de le recevoir en toute cohérence. Il en résulte généralement une fiction totalement tournée vers la société clanique en question et les combats en slip. Par exemple, la série Xena la princesse guerrière ou le film du Roi Scorpion sont des productions totalement tournées vers cette figure du barbare. En outre, ce sont des navets d’envergure mondiale.

D’autres productions plus intelligentes existent, qui adaptent un univers entier à un monde barbare. C’est le cas de la série de BD titanesque des Thorgal, ou encore sur un mode humoristique, de celle des Trolls de Troy. Ainsi en utilisant le mythe dans un univers qui lui est adapté (la Scandinavie médiévale ou le monde de Troy), on peut créer quelque chose d’intéressant. Ne serait-ce qu’en donnant une teinte « ethnique » à un univers barbare, il est possible de le démarquer et de lui donner une vraie originalité. C’est également le cas des productions historiques comme le Braveheart de Mel Gibson, qui place son action dans l’écosse médiévale.

Tout comme le personnage de l’assassin, le Barbare dispose d’un symétrique moderne. Je ne vous parle pas ici des guerriers-bioniques ou des techno-ninja, mais plutôt des chiens de guerre dont la figure la plus emblématique est le Rambo de Sylvester Stallone.

Contrairement à son ancêtre donjesque, le barbare moderne ne se distingue pas par une culture ou un mode de vie particulier. Le moderne est un personnage qui à fait (ou fait encore) la guerre, et s’y affirme à tel point qu’il en devient totalement inadapté à la vie normale en temps de paix. C’est l’histoire de Rambo : un vétéran du Vietnam incapable de poursuivre sa vie d’avant une fois de retour au pays. Le barbare moderne est donc à la fois un héros et une victime de la guerre.

On retrouve cette figure dans de très nombreuses productions, comme le film The Expendables ou le jeu Call of Duty : Black Ops. Le point commun de ces barbares modernes est d’évoluer en marge de l’armée régulière, tout en produisant des résultats largement supérieurs. D’une certaine manière, mais sur un mode second degré, les Inglorious Basterds de Quentin Tarantino appartiennent à la même école.

Les caractéristiques de ces barbares modernes sont assez différentes de celles de leurs ancêtres. Bien que toujours combattant hors-norme, le barbare moderne préférera logiquement les armes à feu, qu’il choisira le plus énorme possible, comme pour affirmer une masculinité pourtant déjà flagrante. De plus, le moderne aura toujours une arme fétiche, qui peut aller du six-coups au cran d’arrêt selon les préférences de chacun. Physiquement, il s’attifera de vêtements militaires déchirés et de ceintures de balles avec rangers obligatoires. L’ensemble de son corps sera en général recouvert de boue, d’eau ou de sang, voire des trois à la fois. Contrairement au médiéval, le moderne sera systématiquement un homme. Et pas qu’un peu.

Que ce soit le moderne ou le classique ; la figure du barbare est particulièrement adaptée à un jeu de rôles. Certains jeux sont d’ailleurs entièrement dédiés à l’exploration des possibilités dans ce domaine. C’est le cas de Conan RPG pour le classique, et de Dog Of War pour le moderne. Dans tous les cas, il est très possible de recourir à ce mythe dans de très nombreux jeux, l’idée d’une montagne de muscles hyperpuissante mais potentiellement ingérable ouvrant de nombreuses pistes de jeu.

Il est intéressant de noter que le mythe du barbare a la vie très dure malgré une incapacité quasi totale à se renouveler. En effet, les différentes variantes de barbares sont toujours basés sur les mêmes principes totalement inaltérables que sont la baston, la virilité exacerbée et la liberté par rapport aux contraintes imposées par la société. Pour autant, le mythe garde une vigueur et un attrait très important. A l’heure où les antihéros (et les héros malgré eux) sont portés aux nues, le mythe de l’hypermâle ultrabadass semble assez déphasé avec sa hache et ses trois mots de vocabulaire.

Pourtant son succès ne se dément pas avec les années, et le barbare n’est pas près à se faire remplacer par la dernière mode en matière de héros. Aussi solide que son aspect le laisse supposer, le plus univoque des mythes de la culture geek tire sa longévité d’un socle historique véridique. Les tribus barbares de toutes sortes, de la chute de l’empire romain aux raids vikings sur l’europe, ont toujours fait trembler nos sociétés « civilisées », qui les ont donc logiquement beaucoup romancés. C’est cette base historique, associée à un ancrage sans pareil dans la culture geek qui font aujourd’hui du mythe du barbare, une des figures fondamentales de la culture geek.

-Saint Epondyle-

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11 commentairesVous en pensez quelque-chose ?

  • Dans le but d'apporter une critique constructive, je pense que l'on peut remonter beaucoup plus loin dans le mythe du barbare. Et bien que je reconnaisse le talent de Robert E Howard, je ne pense pas qu'il ai fondé le mythe du barbare mais plutôt qu'il l'a exploité et de très belle manière.
    En effet j’ai été surpris de ne voir aucune référence sur le mythe des vikings. Pendant 250 ans ces marchands-pirates ont terrorisés nos clercs « A furore normannorum libera nos domine ». Ils ont été à la fois des barbares cruels sans pitié et destructeurs de civilisations pour ensuite devenir des héros jeunes, libres et surhommes à l’époque du romantisme. Je ne connais pas d’autres peuples qui auront été aussi proches du mythe du barbare. Pour ne donner qu’un exemple en m’appuyant sur l’interprétation de Regis Boyer sur les écrits de Snorri Sturluson, il existait des guerrier-fauves ou berserki. Ce sont des créatures capables d’entrer dans une fureur magique (furor) qui les rendent aussi fort « que des ours ou des taureaux ». Leur nom signifie « chemise d’ours » parce qu’ils étaient vêtu de la peau de cet animal. Il est fort probable d’ailleurs que cette représentation soit d’inspiration pangermanique. Pour résumer on nous décrit un homme se battant avec pour seule armure une peau d’ours, utilisant la plupart du temps une hache à deux mains et qui lorsqu’il rentre en rage devient beaucoup plus fort.

  • Si le mythe du barbare a incontestablement une résonance particulière dans l'inconscient collectif c'est probablement à cause de l'existence historique de ces invasions barbares. Mais en creux, je pense également que l'émergence de ce mythe, contrairement aux assassins qui ont pu par dela les temps être parfois pris comme modèle, vers les années 70 n'est pas innocent. C'est en effet durant cette période que les soldats amérivains reviennent du Vietnam, à la Rambo. C'est un premier point. Mais je suppose également que c'est à cette époque que la pression sociétale a commencé à se faire ressentir sur toute la population (et plus a une élite névrosée, aristocratie ou jalouse et méprisante, bourgeoisie) et que cette même population a vu et voit encore dans le mythe du barbare une sorte d'idéal de non pression sociale (même si c'est évidement faux avec toutes les obligations shamaniques qu'on peut imaginer pour tous les clans possibles). Aujourd'hui le coté "nature" du barbare peut également jouer en sa faveur avec la place grandissante des mouvements écologiques.

    • Je n'aime pas l'expression "petit nègre" utilisée dans l'article.

      Celle-ci est ouvertement péjorative et à une très forte connotation raciste !!

      L'expression exacte, ami de la belle plume, est "français tirailleur".

      Le reste est exact, divertissant et encore une fois terriblement instructif !

  • Teodd > Effectivement, l'historie médiévale et les raids vikings sur l’Europe ont particulièrement aidé à la création du Mythe dans l'inconscient collectif.
    Pour autant, j'ai volontairement éludé cet aspect des choses étant donné que je me concentrais sur le Barbare dans la culture geek, pas en général. Néanmoins ta réflexion est pertinente et instructive, merci de l'avoir fait remarquer.

    Nicaise > Je pense effectivement que la soif de liberté et de rébellion a pu contribuer au succès de cette figure du Barbare. Toutefois en voyant Rambo, je ne suis pas persuadé de son appartenance à la culture "hippie". Ceci dit, c'est vrai que la vague de contestation de ces époques englobe largement les deux phénomènes.

    Dluminus > J'avais hésité à utiliser cette expression. Une recherche Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Petit_n%C3%A8gre) m'avait laissé supposer qu'elle n'était plus utilisée péjorativement. Bien entendu, je n'avais aucune intention de choquer à ce propos, et c'est pour ça que j'ai modifié mon texte.
    Connaissant ton goût pour le mot exact, je comprends ta réaction ; mes excuses.
    Ceci étant dit, merci de ta critique positive.

  • En première lecture, je vois la citation d’un film merdique, à savoir Braveheart. J’aurais plutôt cité Nietzsche : « Ce qui ne tue pas rend plus fort », certainement plus approprié pour le sujet.

    Je continue et je vois Rambo, là encore à mon avis aucun lien avec les barbares (c’est un soldat, habitué à une hiérarchie, un cadre militaire, une organisation, à suivre des ordres, encore une fois à l’opposé avec la culture barbare), puis je vois « Expendables », sans commentaire, et Call of Duty…là j’arrête la lecture.

    Dommage ça partait plutôt bien.

  • Bonjour,

    Article intéressant, comme souvent dans ces colonnes. Ca aurait été intéressant de développer la vision du Barbare dans les livres de Howard. Car à elle seule, elle représente une excellente critique de la mono-vision folklorique du barbare : homme médiéval non évolué, rustre et propice à la violence.

    Comme tu le sous-entendais justement, le sens premier du mot barbare (Grec barbaros : absence de civilisation) désigne celui qui est hors des cités.

    Avec Howard, on se rend bien compte qu’être et rester hors de la cité, ce n’est pas nécessairement une condition subie, mais ça peut aussi être un choix éclairé.

    Conan dans les livres, reste assez loin des figures Naheulbeukiennes :
    – S’il reste sauvage c’est parce qu’il se refuse à émousser son instinct et ses sens sur la mollesse du confort urbain.
    – S’il parle peu, ce n’est pas par ignorance, mais parce qu’il ne trouve aucune justification aux codes mondains pour lesquels le silence est la pire des compagnie.
    – S’il se détourne des villes, ce n’est pas par misanthropie, mais par sagesse : pour ne pas risquer de s’y altérer,

    Conan compare le citadin mondain et intriguant à la plus dangereuse des créature. En faisant cela il dénonce les formes de violences indirectes (mensonge, manipulation, dénonciation, trahison) pratiquées au sein des cités, il les condamne pour ce qu’elles sont en dernier lieu : un manque de courage.

    Le barbare de Howard préfère la rudesse directe et franche de la nature à la violence tout aussi présente mais masquée dans la cité.

    Plutôt que de voir le barbare comme l’homme qui a perdu quelque chose, ne devrait-il pas plutôt renvoyer aux cosmopolites mondains les compromissions qu’ils ont institués pour vivre à l’abri des rudesses du monde ?

    Il y a quelques années je me suis acheté le premier livre de la réédition, pensant y trouver mon compte de méta-baston sanglantes, de bimbo et de magiciens redoutables. J’y ai trouvé une fascinante et très subtile critique de la société occidentale. J’ai dévoré l’intégrale, convaincu d’avoir trouvé plus que je ne cherchais ; un petit supplément de sagesse.

      • Oh, je n’avais pas capté pour la date ! Ca m’a pris aux tripes car Howard a vraiment modifié mon regard (et celui d’autres proches) sur la symbolique du barbare et son implication sur ma perception des individus.

        C’est également pleins d’enseignements à notre époque où un autre type de barbare apparaît : le barbare d’apparence qui n’adopte du vrai que les signes visibles, mais hélas sans en comprendre l’essence.

        • Tu veux dire qu’un autre type de barbare apparaît dans les films et la littérature d’aujourd’hui ? C’est un travers qui affecte aussi la SF, le fantastique et l’horreur, on habille les fictions commerciales d’un décor SFisant alors que les questions sociétales, les réflexions philosophiques etc. qui font le coeur de la SF classique sont totalement absents. Je pense à des gros films de type Transformers, Twilight et consorts. C’est un peu triste, mais logique le barbare n’en réchappe pas, lui qui se prête si bien à de la grosse baston décérébrée…

  • P.S. Et c’est très personnel :

    Dluminus, je trouve très déplacé ton intervention autant sur le fond que la forme :
    – sur la forme – ne t’as t’on pas appris qu’il est très impoli de débarquer chez les gens sans saluer le maître de maison pour critiquer son choix d’un bibelot que tu as vu par sa fenêtre, tout en citant tes goûts comme un modèle à imiter ?

    C’est à peu près ce que tu fais plus haut avec l’expression « petit nègre » dans ces commentaires.

    Sur le fond : il est possible que tu te sentes offensé par l’expression « petit nègre », toujours est-il qu’elle fait partie de notre héritage linguistique et que de ce fait, elle reste disponible pour exprimer son concept premier dans un contexte propice, tout comme cul-de-jatte, concupiscent, conjoint, nègre littéraire ou bitte d’amarrage.

    C’est carrément mal poli et gênant de débarquer avec des soupçons de racisme sur une expression qui à la base n’en véhicule aucune en exigeant qu’elle soit changée.
    Ca fait peser sur l’auteur de l’article une sorte d’accusation muette sur un « crime de pensée » dont il est de toute évidence innocent.

    Ce genre de démarche de censeur du politiquement correct est pénible et sans fin, pourquoi ne pas lui reprocher d’utiliser :
    – le mot culture (qui après tout contient sournoisement le mot « cul » ?)
    – l’expression grosso modo (stigmatisante pour les personnes de forte corpulence)
    – polygamie car après tout la loi française l’interdit ?

    Par ailleurs, en relevant le concept de race dans un concept où il était manifestement exclus, c’est bien toi et non l’auteur qui racialise ce qui n’avait initialement pas à l’être.

    Rappelons que le racisme n’est pas dans les mots mais les intentions et qu’on ne fait pas disparaître les monstres en interdisant leur portraits sur les murs.

    En somme une belle illustration de ce que peut aussi être la violence triangulaire sur Internet.

    A bon lecteur…

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