Cosmo [†] Orbüs

[Jeu vidéo] Hitman

[Codename forty-seven]

La série des Hitman comprend à ce jour quatre titres (Hitman, Silent Assassin, Contracts et Blood Money), et le cinquième alimente toutes les rumeurs et devrait sortir d’ici quelques mois. Ces prévisions sont particulièrement alléchantes puisqu’elles concernent une des franchises les plus mythiques du monde des jeux d’infiltration et d’action, toutes catégories confondues.

Le principe de la série est simple. Vous incarnez Codename 47, un clone parfait sans nom, famille, ni attache quelconque, lors de ces missions de meurtre à gages. Pour remplir vos contrats, vous disposerez d’une liberté d’action impressionnante entre l’infiltration pure et le plus aveugle des bourrinismes. En mobilisant tout un arsenal, de la corde de piano jusqu’au fusil à lunette, en passant par le duo de Silverballers emblématique, et en slalomant entre les agents de sécurité, vous pourrez vous approcher peu à peu de vos cibles et enfin les abattre. C’est ainsi que vous visiterez tous les endroits les plus sécurisés du monde, depuis les palaces indiens jusqu’à la Maison Blanche.

Alors que les trois premiers opus de la série sont largement tournés vers la réalisation de contrats d’assassinat sans lien les unes avec les autres, le dernier épisode, Blood Money, fait apparaître une trame générale mêlant intrigue politique et milieux mafieux. On imagine que les éventuels prochains Hitman poursuivront cette veine avec efficacité, ce qui ne peut que nous ravir.

Là ou Hitman déploie toute sa puissance, c’est incontestablement dans le gameplay très immersif et particulièrement jouissif, qui permet une prise en main facile et dans une certaine mesure, un jeu à l’intuition. Cette série se trouve à la croisée de deux séries d’anthologie : GTA (jeu d’action freestyle) et Commandos (jeu d’infiltration militaire), et en tire le meilleur. A GTA, on emprunte les scènes d’action surviolentes à coup de fusil contre tous les gangs possibles et inimaginables ; à Commandos, on prend les instants de sueurs froides durant lesquelles on se demande si notre déguisement sera découvert ou pas par l’ennemi. Le mix des deux permet un formidable cocktail, jamais vu dans d’autres jeux.

La série des Hitman est parfaitement culte pour le genre de jeu qu’elle incarne a elle seule ; ainsi que pour son univers fait de chants religieux, de gros flingues, de codes-barre sur le crane et de costume-cravates impeccables. En incarnant 47, on peut se réellement devenir l’assassin silencieux capable de commettre le crime parfait sans laisser un cheveux derrière lui (ou à l’occasion, un carnage sans nom).

Un naveton hideux à été réalisé afin de porter à l’écran cet univers particulier. Le rôle du tueur chauve, tenu par Timothy Olyphant, a su briller par une absence totale de charisme ; et l’amourette pitoyable improvisée par le réalisateur Xavier Gens ne rime avec aucun élément de la série des jeux. La ou on attendait un tueur froid et indifférent, capable du pire et sans morale, on obtint un chauve joufflu au coeur d’éponge. Espérons que le crash de ce film dissuade quiconque d’en réaliser une nouvelle tentative, et laisse en paix notre tueur à gages préféré.

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