Cosmo [†] Orbüs

[Jeu vidéo] Call of Duty : Black Ops

[La guerre froide n’a jamais été aussi chaude.]

Depuis quelques temps, les jeux vidéo qui trouvent mes faveurs sont ceux qui savent proposer un jeu à la fois immersif, dynamique et rapide à prendre en main. Ces éléments sont relativement absents des jeux de rôles sur table, qui eux permettent des interactions et des interprétations impossibles dans un jeu sur ordinateur. Ainsi, je recherche une certaine complémentarité entre ces deux types de jeux ; c’est donc tout naturellement que je me tourne régulièrement vers les différents jeux de tir à la première personne (FPS), que j’apprécie depuis toujours.

Après avoir adoré l’exceptionnel Crysis du studio Crytek, à la fois très immersif et très bien pensé au niveau du gameplay, je me suis tourné un peu à l’aveuglette vers le dernier né due la collaboration entre Treyarch et Activision, j’ai nommé Call of Duty : Black Ops. Je n’ai pas été déçu.

Depuis Modern Warfare, la franchise Call of Duty a abandonné sans regret la seconde guerre mondiale pour s’enrichir de nouveaux décors et de nouvelles possibilités de jeu (ainsi que pour devancer son concurrent direct, Medal of Honor). C’est ainsi que Black Ops nous entraîne dans les années 1960, pour endosser le treillis d’un commando d’élite de l’armée américaine, Alex Mason.

Bien que Mason soit le personnage principal, que l’on suivra depuis son évasion d’un goulag de Sibérie jusqu’à l’enfer du Vietnam, en passant par le débarquement américain de la baie des cochons en 1961 à Cuba, de nombreux autres personnages interviendront et pourront être joués tout au long du jeu. Ainsi, les décors et les personnages changent très souvent (quasiment toujours d’une mission sur l’autre) ; mais les époques également puisque différents flashbacks nous feront jouer des épisodes variés de l’histoire. On appréciera particulièrement un passage dans la peau d’un soldat russe pendant la seconde guerre mondiale, très savoureux et relativement original.

Ne nous le cachons pas, le scénario du jeu est assez faible en lui-même, puisqu’il se contente de reprendre une éternelle marotte hollywoodienne, dans laquelle une bande de méchants soviétiques décident de détruire les Etats-Unis (donc le monde) grâce à une arme bactériologique hyper-puissante. Néanmoins, la mise en scène de l’ensemble (qui n’est qu’un prétexte aux missions de combat) donne un côté cinématographique absolument bluffant. Et puisque nous recherchons -dans ce genre de jeux- avant tout de l’action, nous sommes bien disposés à oublier les faiblesses scénaristiques. L’ambiance et l’esthétique générale du jeu est très classique dans le genre, et n’est pas sans rappeler les films de guerre, comme Il faut sauver le soldat RyanRambo ou The Expendables. Et même si le niveau intellectuel de ces oeuvres est discutable, force est d’avouer qu’il est plaisant (et défoulatoire) de s’y laisser entraîner, le flingue à la main.

La mise en scène du jeu nous surprend à chaque nouvel épisode en nous proposant des innovations inattendues pour un jeu de guerre. Ainsi, en plus des innombrables scènes de tir « classiques » (qui se ressemblent rarement), il sera possible de piloter de nombreux engins, de s’infiltrer à la nage derrière les lignes ennemies, de conduire des opérations depuis la stratosphère et d’utiliser des trillions d’armes en tous genre. Malgré tout, même si les nombreuses scènes cinématiques et de liaison mettent dans l’ambiance du jeu, elles en font aussi un jeu très (trop) scripté et dirigiste.

Néanmoins, le jeu fonctionne très bien pour ce qui est de nous immerger dans les combats acharnés, tout autour du globe. Grâce à un niveau de difficulté indécent (j’ai été obligé de l’abaisser, à ma courte honte), on est vraiment stressé sous la mitraille et les obus, obligé de ramper dans les coins et de considérer chaque déplacement dans le feu de l’action, sans se tromper, sous peine de mort immédiate et très violente. On regrettera quand même par moments d’avoir l’impression de ne servir à rien dans un combat trop grand pour nous.

Malgré tout, on participe bien aux affrontements qui, grâce à la diversité des décors, des situations et des armes proposés, ne se ressemblent jamais tout à fait. De fait, on reconnait que les concepteurs du jeu on l’expérience qui leur permet de maîtriser leur sujet.

En conclusion, Call of Duty : Black Ops est le FPS du moment, qui ravira les amateurs de jeux de grobills. En plus d’un jeu de combat très immersif, Black Ops nous entraîne à travers les différentes époques et les différentes zones de conflit de la guerre froide, habillant ainsi le bourrinisme d’une appréciable valeur ajoutée. Ce bourrinisme d’ailleurs est très complet puisqu’il permet d’utiliser de très nombreuses manoeuvres de combat, de déplacement et un arsenal impressionnant. Même s’il sera facile de reprocher le scriptage à outrance (pas vraiment moderne par comparaison avec d’autres jeux), on aurait bien tort de cracher dans la soupe !

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