Cosmo [†] Orbüs

[Film] X Men Origins : Wolverine

Regardez l'affiche, vous aurez vu le film.

[J’ai tourné le dos à mes instincts,
Ce jour là je me suis trahi.
Ça n’arrivera plus jamais.]

Moi qui ne suis pas un grand amateur de superhéros, je sais reconnaître les bonnes et les très bonnes réalisations en la matière. Certains réalisateurs savent appliquer leur vision et leur univers à ces figures dont certaines sont devenues mythiques. Néanmoins, d’autres tirent sur un filon déjà épuisé comme un vampire affamé sur une poche de sang médical vide. C’est le cas de l’innommable X Men Origins : Wolverine qui est a peu près le film le plus mauvais qu’il m’ait été donné de voir dans son genre depuis Spiderman 3. Passons sur le côté commercial de cette préquelle et jugeons les faits. Et croyez-moi, c’est suffisant.

L’histoire du film se résume en peu de mots :

Deux frères mutants dôtés d’une incroyable capacité de régénération s’engagent dans toutes les guerres depuis le 19ème siècle. Immortels, ils sont des chiens de guerre employés à exécuter les basses oeuvres des Etats-Unis au sein d’une unité spéciale de l’armée. Un jour, lassé, le plus jeune -Logan- décide de raccrocher et de partir vivre une vie tranquille au Canada. C’est toutefois sans compter que son frère Victor, méchant, reviendrais six ans plus tard pour assassiner sa compagne sans raison apparente. Dès lors s’engage un duel fratricide entre les deux, sur fond de méchant scientifique acharné à faire des expériences sur les mutants afin de créer une arme suprême.

Pas besoin d’exagérer le côté creux du scénario de ce film tant le travail est pré-mâché. De la première à la dernière minute s’enchaînent des scènes stéréotypées et mal filmées qui pourraient servir à écrire un guide des erreurs à éviter à Hollywood. Depuis le méchant agonisant qui éclate de rire face au héros jusqu’au manichéisme total des personnages, rien n’est à garder. Mention spéciale pour la capacité de ces derniers à apparaître n’importe ou au mépris total de la distance, du temps de déplacement et des informations qu’ils sont censés avoir, qu’ils utilisent sans économie du début à la fin.

Deux heures de "Ouaaaarh !" et de "Raaaah !"

Les jeunes acteurs du début du film sont assez mauvais, mais on pardonnera cette faiblesse du fait de leur âge. Dommage cependant que leurs collègues adultes (supposés valables) n’arrivent pas à mobiliser plus de charisme qu’une tranche de jambon sous vide, et ce quelque soient les scènes. Alors que neuf-dixièmes des cadrages vont de ses pectoraux à sa chevelure ondulante, Hugh Jackman est plus transparent qu’une méduse et alterne aléatoirement ses quatre expressions faciales. C’est assez peu, mais c’est tout de même plus que Liev Schreiber qui incarne son frère ennemi, qui lui ne sait que plisser son front à différents degrés d’intensité. Cerise sur le gâteau déja indigeste : la présence de Ryan Reynolds en Deadpool (le supervilain final) qui n’a heureusement pas le temps d’étaler ses cabotinages à l’écran trop longtemps avant de se prendre une rouste. Le jeune homme a visiblement le vent en poupe puisqu’il fut également responsable du rôle de Green Lantern cette année au cinéma. Ne vous demandez pas pourquoi : lorsqu’on sait que le film sera mauvais, on préfère embaucher des acteurs moins chers que Tom Cruise ou Johnny Depp (qui ne sont pourtant pas les derniers pour cabotiner). Les acteurs sont donc mauvais, et mal dirigés. Crédibilité, immersion, zéro.

Pourtant, le film à visiblement de l’argent. Assez d’argent en tous cas pour concevoir des effets spéciaux de destruction variés. Camions, hélicoptères, maisons et même centrale nucléaire : tout y passe. On constatera d’ailleurs que l’effondrement de ladite centrale et son incendie à la toute fin du film n’a pas l’air d’inquiéter grand monde. Comme quoi Tchernobyl a surement été très exagéré… Enfin bref.

Entre les trois premiers films X Men et X Men : Le Commencement, les producteurs ont décidé de se fendre d’une série de X Men : Origins pour retracer la jeunesse de chacun des personnages principaux. Celui consacré à Magneto devrait nous être imposé d’ici à 2012. Difficile de prévoir la qualité de ces préquelles de la préquelle, toujours est-il qu’il faudra bientôt un master en histoire Marvel pour pouvoir suivre. Personnellement, je ne suis pas certain d’avoir envie de me forcer.

-Saint Epondyle-

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