Cosmo [†] Orbüs

[Film] Wolfman

[Effroyable. C’est effroyable ce que tu as fait.]

C’est par défaut que nous choisîmes d’aller voir Wolfman cette semaine avec le frangin.

N’attendant rien de particulier de ce film, nous n’avons donc par été déçus de ne rien y trouver de spécial si ce n’est un un relativement bon film de loup garou dont les décros sont soignés mais l’ambiance, le scénario, et les effets spéciaux n’ont vraiment rien de transcendant. En réalité, le film flirt entre les styles de cinéma sans inventer le sien propre et sans en trouver un qui lui conviendrait, à mi chemin entre le film d’aventure avec les scènes de course-poursuite dans une Londres reconstituée pour l’occasion, le film d’horreur avec quelques steaks hachés copieusement étalés devant la caméra et plusieurs passages sculptées de manière à faire sursauter le pauvre spectateur et le film d’atmosphère avec une nuit et un crachin permanents ainsi que quelques belles demeures reconstituées de l’époque victorienne, et des personnages bien rendus mais pas aussi bien que dans un Sleepy Hollow par exemple (référence absolue du genre).
Les passages « horreur » qui ponctuent le film du début à la fin sont uniquement basés sur le sursaut, stratagème déplaisant pour le spectateur et inutile pour l’intrigue et l’ambiance du film, qui mériterait donc d’être coupé au montage.  Finalement, on s’attend à tout moment à se prendre une déflagration sonore et un flash dans la tronche, ce qui entretient une certaine crispation plutôt qu’un effroi.

Bref, le résultat final est un film qui se cherche un peu et qui n’offre ni une réelle fin, ni une réelle ouverture, sur un combat final entre le père et le fils, qui arrive un peu comme un cheveu sur un bouillon de soja nature, tiède et pas assez salé. Les têtes d’affiche que sont Benicio Del Toro (maquillé en dark-ewok lors de ces métamorphoses) Antony Hopkins (en vieux chatelain reclus dans un manoir sordide) et Hugo Weaving ne rattrapent pas grand-chose et auraient fort bien pu être absents. Leur présence n’est pas franchement ahurissante de charisme et leurs personnages sont franchement stéréotypés.

Quelques points positifs existent, avec une mention spéciale à la bande originale de Danny Elfman, aux décors et aux costumes, néanmoins un film qui base toute son efficacité cinématographique sur le réchauffage au four à micro-ondes de vieilles recettes de type « Je sursaute ! Ah, ouf, c’était le chien. Mais non ! Je sursaute de nouveau ! » ne peut pas rester dans les annales.
Disons que Wolfman est une bonne base graphique de laquelle s’inspirer pour une préparation d’un JdR d’horreur, vampire, loup-garous, dans un patelin d’Angleterre. Mais uniquement si vous décidez de la jouer « classique ».

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