Cosmo [†] Orbüs

[Film] Sherlock Holmes

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[Tomorrow, at midday ; the world that you know, will end.]

Une fois n’est pas coutume, me voici en train de faire la critique d’un film non seulement récent, mais encore à l’affiche. Ainsi donc, je suis allé voir cet après-midi le film Sherlock Holmes avec un compagnon de visionnage tout sauf magnanime à l’égard des grosses productions sans imagination à la XxX : mon frère.

Largement médiatisé, Sherlock Holmes est un polar d’époque dont le but affiché est de rompre avec l’image poussiéreuse du détective privé en tweed avec un chapeau ridicule et un « élémentaire mon cher Watson ». Le film est donc un mélange entre un film d’enquête classique mais bien ficelé et un film d’action plein de combats, de cascades et autres  bastons. En regardant les deux heures et quelques de castagne sur décors magnifiques et costumes très bien travaillées, on peut facilement se remémorer l’Oliver Twist de Roman Polanski pour la formidable reconstitution de Londres au 19°, James Bond mais sans le personnage éponyme, ses histoires torrides avec ses bondgirls, ses Aston Martin rutilantes et ses méchants sardoniques dans leurs bases sous marines aux Bahamas et forcément un bon morceau d’Appel de Cthulhu avec des fous emprisonnés, des cultistes en robe de cérémonie qui sacrifient les gens pour servir des desseins ignominieux, et surtout des héros détective et médecin très proches des investigateurs qu’on pourrait rencontrer dans ledit JdR.

Ne nous emballons pas ; le film Sherlock Holmes n’est pas le film de l’année mais un bon divertissement très rafraichissant qui n’échappe malheureusement pas aux grand classiques du genre : plan du méchant machiavélique à l’extrême, bataille de fin dans un cadre dantesque et alors que la fille est menacée, simple existence des personnages de « la fille », « le copain du héros », « le méchant », et explication par le héros du plan du méchant dans les moindres détails à la fin « parce que j’avais remarqué à la minute 43 que tu faisait tes lacets d’une certaine manière ». Bref, on n’est pas ici dans un film risqué par ses partis pris, mais néanmoins intéressant dans son esthétique générale (la reconstitution est parfaite et dégage une ambiance sombre de bon ton, l’ensemble est de plus assez bien filmé), dans le savoureux de ses dialogues très bien écrits et dans le renouveau apporté à ce monument de littérature, maintes fois adapté.

Film conseillé pour les publics pas très difficiles et de manière générale pour qui veut passer un bon moment à courir dans les rues de Londres, à empêcher des sacrifices de justesse et surtout à se sentir plus intelligent qu’en réalité grâce aux ralentis analytiques de Holmes ; mais également à contempler le london-bridge en construction.

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