Cosmo [†] Orbüs

Ouverture de la saison 8

blog jdr

(image d’origine par Daniel Martin Diaz)

Back in business

Un jour viendra où nous tomberons au combat. L’esprit fracassé par la dernière de nos années, ce jour sera celui où nous ne tiendrons plus. Et nos semaines de luttes seront terminés.

En attendant, il faut bien s’occuper. Ce sera le temps des loups et des boucliers fracassés lorsque le web 2.0, celui des blogs et des forums, s’effondrera. Lorsque seront monétisés les derniers pixels de Wikipédia, notre temps de sommeil et nos papotages sous mots-de-passe par le sublime Internet des Objets. Mais ce jour n’est pas arrivé.

Je sais, je suis en retard. Moins parce que je travaille à mon livre que parce que je tarde à relancer la machine. Soyons francs : si j’ai tardé à replonger cette nouvelle année dans les tranchées boueuses de la blogosphère rôlo-crypto-geek ascendant anarco-« bioconservateur », c’est que je n’ai pas grand chose à dire de neuf sur la démarche en elle-même, pas grand chose de plus que ce que je disais en juillet dernier. Je limite donc le méta-discours, qui ici confine au méta-méta-discours, d’ailleurs. Croyez-moi, je suis peut-être toujours en train de me plaindre, mais j’en ai encore sous la pédale.

Aujourd’hui nous combattons. Pour tout ce qui nous est cher, sur cette bonne toile. Celle qui ne pue pas tant qu’on le dit, et qui vit plus qu’on ne le croit. Celle qui ne vous demande pas de mot de passe ni ne revend les photos de votre chien à des algorithmes publicitaires. Celle qui donne souvent ce qu’elle fait, gratos, ou au prix du papier. Et qui rêve en même temps de vivre d’un petit artisanat illusoire et magnifique, parce qu’on n’est plus à une contradiction près. Pour s’évader du labyrinthe par un amateurisme bouillonnant et tirer, en douce, les câbles de nos interconnexions à l’ombre de milliers d’yeux branchés sur nous – et dont les ombres masquent le ciel.

Avant que nous n’oubliions tout, nous avons encore des choses à nous dire. J’ouvre donc, pour ce faire, la saison VIII de Cosmo Ørbüs. Qui l’aime me suive.

~ Antoine St. Epondyle

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