Cosmo [†] Orbüs

Va, vis et deviens

Cet article fait partie de la série L'étoffe, making-of (7/7)

horde du contrevent analyse

« Quelle étrange fatalité que nous devions éprouver tant de peur et de doute pour une si petite chose. »

Trop d’eau à coulé sous les ponts depuis la dernière fois que je vous parlais de mon deuxième livre : L’étoffe dont sont tissés les vents, mon analyse personnelle de La Horde du Contrevent (Alain Damasio). J’écrivais que j’avançais à pas de fourmis en avril 2018, et dévoilais sur Instagram en juin suivant que j’avais terminé — cédant à l’enthousiasme jubilatoire du taulard en permission.

Ah ah.

Fou que j’étais.

Ça n’est donc pas vraiment fini. Le manuscrit, lui, l’est. La version 3 (diffusable), qui correspond à ma version 19 (d’écriture), l’est. Mais le projet en lui-même à encore quelque chemin à faire d’ici à prendre, je l’espère, la route de vos Piles-à-Lire (où il pourra stagner 1d8 + 3 ans).

Depuis juin dernier, donc, j’ai encore avancé et pris le taureau par les cornes. J’ai aussi beaucoup attendu et vous comprendrez fort bien, sans excès de cachotteries, que je ne peux pas vous en dire beaucoup plus aujourd’hui. Sachez seulement que le torchon vis sa vie depuis 8 mois, qu’il a été lu, qu’il l’est encore, et que ma boîte de réception chauffe bien. Des discussions sont en cours, qui trouveront très bientôt une conclusion heureuse.

Si rien n’est encore fait, je dois mentionner que je reçois beaucoup d’aide et de conseils de la part de professionnels du livre. Suffisamment pour commencer à percevoir un brin de la réalité du marché du livre et la complexité de trouver sa place pour un manuscrit – surtout un essai – surtout de SF – surtout écrit par un inconnu. L’heure est à la surproduction, c’est clair, et le nombre de lecteurs de ce genre de choses n’est pas extensible.

Il n’empêche, les retours de lecture que je reçois sont positifs (d’Alain D. notamment), et mettent du baume à mon petit cœur malmené par trois ans et demi d’écriture / réécriture solitaire.

C’est un sentiment étonnant que d’avoir terminé un livre, et d’expérimenter le vide qui s’ensuit. En tant que blogueur, j’ai l’habitude du retour instantané. Autre temporalité donc, décalage et maturation qui, je l’espère, pourront aboutir à un bon cru. Nous n’avons jamais été si proches du début de la fin.

~ Antoine St. Epondyle

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A lire : le making of complet

damasio analyse

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