Cosmo [†] Orbüs

Pas de fourmi

etoffe making of

Devinez quoi ? J’écris un livre ! J’en parlais la dernière fois en septembre dernier et depuis plus rien. Mais hé ! Ne vous imaginez pas que je n’ai rien glandé entre temps. La vie, toujours à l’affût pour s’auto-pourrir, à bien tenté de me mettre des bâtons dans les roues mais ce n’est pas à un vieux blogueur qu’on apprend à feinter les nuits de sommeil pour leur arracher quelques heures de relecture. Bref, j’ai avancé. Et non, ça n’est pas fini.

J’avance à pas de fourmi, poussant ma petite boule de bouse sur des chemins tortueux, comme dirait Johan Scipion. Or, ledit chemin n’est pas pavé, mal fléché, j’ai les yeux bandés et il neige. Plus concrètement : je paye maintenant la facture de mon amateurisme en rebroussant chemin sur certains sujets qui devraient être clos depuis longtemps. Un auteur sérieux aurait recensé et épuisé les sources documentaires avant de se lancer… moi j’en découvre un peu tout le temps, alors que je suis supposé boucler mon deuxième jet, celui dont la réécriture (en cours) aboutira à une version finale.

Une « version finale 1 » dirons nous. Soit le troisième jet, ou la v14 selon ma numérotation de travail. Je me comprends.

Après deux ans et demi de travail sur L’étoffe dont sont tissés les vents (titre de travail), mon texte commence à être un peu abouti. Le fait de connaître chaque phrase par cœur n’aide pas, cependant, à prendre du recul sur la relecture.

Une fourmi, c’est petit. Mais coriace. Ça n’a l’air de rien, comme ça. Mais c’est costaud, increvable. On marche dessus que ça continue ça route sans broncher. Quand c’est lancé, une fourmi, ça bouffe du kilométrage. Alors je fais de la fourmi, petite mais costaude, mon totem. J’avance à tout petits pas acharnés, je bouffe de la poussière, j’avance. Chaîné-Bloc à mon manuscrit. Appuis calés dans la gadoue, étayés par mon Bloc jamais loin – les vieux frères qui y croient parfois plus que moi – en percussion faciale, groin au rafalant. Je trace la route, et normalement il me reste moins d’un an de travail sur ce bouquin là. Inch’Allah.

Ce qui reste à faire (tout de suite)

Documentation

Oui, bon, j’ai découvert de nouvelles sources de doc. Ça m’a fait un choc, vu leur qualité, un petit coup au moral même. Mais bon, il eut fallut que je me documentasse mieux d’entrée de jeu, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même.

A ce jour, j’ai lu / digéré / eu un avis / intégré certaines parties de ces sources (en les citant bien entendu). Le travail documentaire touche à sa fin. Parallèlement, j’ai replongé dans La Horde (quatrième lecture) que j’ai dévorée en deux semaines même pas. C’est pas mal de se remettre le nez dessus en linéaire à l’occasion, de le lire pour de vrai et pas juste pour y pêcher / vérifier des infos. Ça rappelle à grand coups de concret, que c’est génial.

Achever la Bête

Je suis en possession d’une sorte de manuscrit-monstre-de-Frankenstein, recousu de partout, viable mais pas beau à voir. Il me faut relire une x-ième fois pour lisser ma création, mon golem, modeler sa gueule rudasse pour avoir un beau livre lisible et limpide. Les greffons doivent prendre, où être amputés. Parmi eux :

  • Les retours de relecture du crash-test 2 (qui datent de plus de 6 mois maintenant…)
  • Mes propres retours de lecture du deuxième jet, griffonnés tout partout
  • Mes ajouts documentaires
  • Mes ajouts suite à la relecture de La Horde
  • La réécriture complète de la conclusion, devenue pourrie depuis que je l’ai relue

J’aurais alors une v3 achevée. Qui pourra être imprimée et renvoyée à (notamment) mister Damasio pour avoir son avis.

Ce qui devra être fait (plus tard)

Relectures finales

Viendra ensuite la relecture orthographique et syntaxique. On avisera en temps et en heure.

Maquettes

Concernant la maquette tout reste à faire. Du moins si l’autoédition reste mon moyen de diffusion, ce qui ne sera pas forcément le cas. Nous verrons. *clin d’œil* 

Pour le détail, c’est par ici.

~ Antoine St. Epondyle

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