Cosmo [†] Orbüs

Bonne année 2016

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Stars, par tib oat 8h

« This is your life, and it’s ending one minute at a time. »
– Palahniuk, Fight Club

Il parait que le temps n’est pas linéaire ; que les âges lointains et les futurs possibles sont inextricablement liés dans un nœud simultané de probabilités. Mais du point de vue d’un simple mortel, le temps est surtout un écoulement problématique, souvent un ennemi. Il englue, efface, assassine. Pour nos sociétés de contrôle (et nous, optimisateurs névrosés), il est surtout une variable à gérer.

Il n’y a pas de « vie professionnelle » ni de « vie privée », de « travail » ni de « loisirs », et aucun équilibre à trouver entre ces segments artificiels. Il y a la vie, ce qu’on y fait et ce qu’on y fait pas. Et si un pur esprit de l’objectivité évoluant hors de notre sphère de réalité, si ce pur esprit peut voir le temps comme un magma simultané de réel, grand bien lui fasse. Je ne connais que le passé et le futur. Le présent n’existe pas, hors les quelques instants (passés et futurs mêlés) qui nous séparent de l’épisode suivant dans le court mais fastidieux roman de notre existence.

Bref, une année de plus dans les dents. Une année pas marrante, figurez-vous. Il était temps de passer à la suite. Sans nous bercer trop d’illusions, essayons de nous enthousiasmer sur ce qui – cette année – vaudra la peine d’être accompli. J’ai toujours quelques chantiers d’écriture en cours, privilégiant les articles de fond, analyses et retours d’expériences rôlistiques aux simples critiques. Actualité politique oblige, j’ai envie de reprendre mes références orwelo-huxleyiennes à zéro. Je me souviens de l’Indignez-vous ! de Stéphane Hessel, paru en 2010, et je me dis que les motifs de révolte de notre époque sont mieux définis qu’il y a cinq ans. Pas sûr que ça soit une bonne nouvelle, d’ailleurs.

Rien qui m’empêchera de poursuivre mon irrépressible mutation en foutu littéraire. Je découvre la poésie classique, par exemple, et j’aimerais m’en inspirer pour écrire de courts billets d’inspiration, des portraits de personnages stylisés, quelque-chose comme de la matière à imaginaire. J’aimerais que ça soit très bien écrit, y’a plus qu’à s’y mettre. Et sinon, je publierai bientôt un petit conte hivernal, qui sera suivi d’un nouveau concours d’écriture sur le modèle du précédent (si vous êtes motivé(e) pour jouer au jury, je recherche des volontaires !).

En me plongeant dans tout ça, je finirai par retrouver un peu du souffle éparpillé par ce foutu automne 2015. Il faut dire qu’en parallèle du blog, j’ai commencé à travailler sur le projet le plus motivant qu’on m’ait proposé depuis… toujours. Sans trop entrer dans les détails, j’ai l’honneur inouï et le plaisir grandiose de travailler avec Alain Damasio sur son projet du moment. La baisse des publications en décembre s’explique par ça, c’est un sacrifice que j’accomplis volontiers tant je suis heureux que Cosmo m’ouvre ce genre de portes ! Si – après  cinq ans de blogging – je peux écrire avec cet auteur génial, que j’admire (un chouïa) et dont les romans n’ont visiblement pas fini de changer ma vie ; je suis curieux de voir où me mèneront les cinq prochaines années.

On s’y remet.
Bonne année les cosmonautes.

-Saint Epondyle-

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