Cosmo [†] Orbüs
nuit-debout

Il se passe quelque-chose place de la République, à Paris. Il y a beaucoup, beaucoup de monde. J’y suis passé par hasard le 04 avril (#35mars), et surtout retourné le lendemain. La foule avait quintuplé. Il faut croire qu’en souhaitant un truc très fort, on peut finir par le faire advenir.

Rien n’est fait. Les fondations d’un tel mouvement sont en carton mouillé et bouts de ficelles, rien qu’une pluie persistante et une troupe de CRS ne puisse déloger facilement. Beaucoup de soulèvements ont tourné court dans l’histoire, surtout ne pas crier victoire.

Sac à idées

L’identité politique de la Nuit Debout est indépendante de tout parti, quoique les revendications sociales radicales sont fortement ancrées dans la tradition de ce qu’on appelait autrefois « la gauche ». C’est marrant de constater comme n’importe quelle revendication sociale forte passe pour subversive de nos jours.

Voici quelques idées qui me semblent à retenir, comme autant de dénominateurs communs à la diversité des gens présents sur la place. Cette liste ne prétend ni à l’exhaustivité, ni à la représentativité ; ce n’est que mon point de vue d’auditeur attentif des débats.

  1. Le constat d’échec de la démocratie représentative et du suffrage universel, n’aboutissant qu’à l’établissement d’une élite politicienne corrompue et déconnectée de ses électeurs. Le tirage au sort est une solution évoquée (encore théorique) pour remplacer le suffrage. Malgré tout, l’assemblée générale se tient toujours à main levée et l’on vote même pour savoir si l’on doit voter comme il est d’usage dans ce type d’occasion. :)
  2. Le refus de l’exploitation capitaliste des individus et de la subordination au pouvoir économique de quelques-uns. La « Loi Travail » n’est qu’un exemple de plus d’un problème beaucoup plus large. Les théories, notamment de Bernard Friot (sur le salaire à vie) et Frédéric Lordon, sont proposées comme autant de pistes de réflexion alternatives. Devant le constat de la précarisation galopante (la fameuse « uberisation » notamment) un revenu garanti est souvent vu comme une nécessité vitale.
  3. Le souhait de faire perdurer le mouvement en incitant à l’occupation militante des places dans les autres villes de France, banlieues et régions, ainsi que dans le reste du monde. A ce jour, le mouvement commence à se répandre en France et en Europe. Un débat est ouvert à l’intérieur du mouvement pour, au delà des revendications immédiates (comme le retrait de la loi El-Khomri), transformer l’action de terrain en programme politique.
  4. L’humanisme et l’accueil de chacun au sein du mouvement et du projet collectif ; citoyen(ne)s français(e), étrangers, réfugié(e)s, sans distinction d’aucune sorte. L’un des mots-d’ordres principaux est la « convergence des luttes » destinée à regrouper tous les groupes militants dont les combats actuels ou passés sont solubles dans les valeurs de la Nuit Debout.

Sur ce dernier point, le mouvement rejette sans ambiguïté les tentatives d’infiltration par des groupes d’extrême-droite et de récupération par quelque parti politique que ce soit. Seuls sont les bienvenus à la tribune les membres de partis étrangers, notamment les espagnols de Podemos dont la genèse et l’ADN servent d’exemple. De la part des partis politiques français, les marques de soutien sont appréciées mais chacun s’accorde sur le fait qu’elles ne doivent pas entraver l’indépendance du mouvement, dont l’organisations se veut horizontale et qui – espérons que ça dure – ne reconnaît ni dieu ni maître.

J’ai été frappé par la capacité d’un tel mouvement à s’auto-organiser. En fait, ça m’a fait penser aux Fragments hackés d’un futur qui résiste, d’Alain Damasio, dans lesquels le peuple se révolte en ré-investissant les espaces privatisés. Cette révolte-ci, bien réelle, s’organise au fil de l’eau autour de diverses commissions de volontaires regroupés par mission : action, communication, logistique, coordination… et rien n’est figé ! Tout s’invente, se structure nuit après nuit avec des bouts de scotch, dans une joyeuse anarchie.

Au micro se succèdent les interventions (tout le monde peut demander la parole et l’obtenir) notamment celles des commissions qui présentent leur travail, font appel aux bonnes volontés, et proposent des actions ; mais aussi celles de divers mouvements pré-existants au nom de la « convergence des luttes ». L’économiste Frédéric Lordon est intervenu pour appeler à ne pas perdre de vue les objectifs politiques : convergence des luttes, sortie de « l’entre-soi » et écriture d’une constitution pour la « république sociale ». Enfin, j’ai aperçu de loin François Ruffin, réalisateur du film Merci Patron ! et rédacteur en chef du journal Fakir, évoquer les actions à venir de son côté suite à la sortie du film.

Pour le reste, la résistance s’organise comme elle peut, dans une ambiance festive. Pas facile de se sédentariser lorsque toutes les installations sont rasées chaque matin au bulldozer. Des groupes, une fanfare se produisent, plusieurs artistes de rue, des comédiens, des jongleurs… On boit des bières, on achète des merguez sans avoir l’appoint parce que, je cite « on laisse pas les camarades crever de faim ».

Comment aider ?

En venant sur place, en proposant ses compétences dans l’une des commissions. En faisant venir du monde, surtout ceux qui ne seraient jamais venus d’eux-mêmes. En allant manifester aussi souvent que possible, même sans passer la nuit entière sur place. En signant la pétition de soutien. En écoutant les nouvelles du mouvement sur RadioDebout. En se faisant l’écho de tout ça sur les réseaux ; en en parlant autour de soi. En discutant, débattant, proposant des alternatives pour changer le monde.

Prochains rendez-vous : Tous les soirs à République pour les parisiens, et de plus en plus dans les autres villes de France et de Navarre (se rapprocher des réseaux sociaux locaux). Personne ne sait où l’on va, allons-y tous ensemble.

-Saint Epondyle-

Si vous apparaissez sur une de mes photos et ne souhaitez pas y figurer, contactez-moi sur epon@saint-epondyle.net ou dans les commentaires, je la virerai illico.

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13 commentairesVous en pensez quelque-chose ?

  • Damasio, Damasio, mais tu n’as que ce nom à la bouche!!! :-)
    Oui, c’est un mouvement plutôt exaltant, ça flottait dans l’air depuis un moment et maintenant ça devient un peu plus concret, du genre à redonner de l’espoir, et ça, c’est ce qu’il faut, au-delà du blabla politico-démago habituel.
    En plus si il y a des merguez, alors là!
    Sympa l’article avec les photos.

  • Je suis tout ça d’assez loin (trop hélas), mais c’est exaltant, c’est vrai. J’ai été surpris de la façon dont le mouvement s’est amplifié dans une époque où, me semble-t-il, l’espérance (plus que l’espoir encore) et l’Utopie me paraissaient mortes, enterrées sous les tonnes de gravats de l’individualisme, du chômage, de la précarisation, de l’exploitation de l’Homme par l’Homme, de l’égoïsme, bref, du mal-être de cette société qui est la nôtre.
    Se prendre à rêver d’une Sixième République provoque aussi un frisson.
    J’espère que la sauce n’est pas prête à retomber, ce serait un coup trtop dur pour cette espérance et cette Utopie.
    Surtout, ne pas refaire les erreurs de nos parents en 68 : ne pas vouloir tout balayer pour se retrouver à faire des compromissions monstrueuses ensuite.
    Mais je crois que c’est une voie différente qui est en train de se prendre. Un mouvement adulte alors qu’il est mené par ceux que l’on qualifie trop souvent d’immatures.
    Ma grande question : au delà de la signature numérique, assez facile, comment aider lorsqu’on est à 800 bornes? Comment participer au débat?
    J’ai entendu dire qu’il y avait des cahiers de doléances, mais sont-ils accessibles en ligne?
    Bref, je t’envie d’y être… une des premières fois de ma vie où j’ai vraiment envie d’être à Paris, et pas près de la Ville Rose… ;)

    • Salut Germain, personnellement je verrais bien l’émergence d’un parti politique ou d’un mouvement appelé a durer après la convergence des luttes.
      Quoi qu’il en soit j’y retourne ce soir. Cette effervescence fait plaisir a voir, c’est fou.
      Pour aider depuis 800km de distance, tu peux aller a ta propre Nuit Debout de Toulouse, c’est une des plus grosses en région je crois. Quand aux cahiers en ligne e je pense que ça va venir. Regarde sur #NuitDebout. :)

  • Je commence tout doucement à trouver le temps d’écouter les discours et autres, et c’est un peu la douche froide. Au delà du coté très positif de diffusions d’idées comme le tirage au sort ou le revenu universel (dont je suis un fervent défenseur), j’ai (en écoutant 2 discours de Lordon) la confirmation d’une de mes craintes : ce mouvement semble profondément ancré dans la contestation de la Loi Travail (logique vu l’historique du mouvement, mais j’espérais que ça ne soit qu’une facette mineure).

    Lordon notamment, pêche par un manque de vision. Il aime se croire encore en 1960, quand les rôles étaient clairs (méchant patron contre pauvre salarié esclave). Aujourd’hui, il appelle les salariés Uber à « rejoindre le mouvement » pour être avec les « Taxis » car le « système les exploites ». C’est justement toute l’ironie de la chose, d’ici 10-20 ans, il n’y aura plus ni de chauffeurs de taxis, ni de salariés Uber : il n’y aura que des voitures autonomes appelable par Smartphone. (Tesla dit vouloir être prêt d’ici 3 ans, Uber a déjà fait un appel d’offre pour ce genre de véhicule : ce n’est pas de la science fiction).

    La petite gueguerre Uber/Taxi sur laquelle se focalise toutes les attentions est négligeable, ridicule, comparé au raz de marée qui nous attends. Et quelle est la réponse de Lordon ? La Grève générale ? C’est à se tordre de rire : ça ne poussera que d’autant plus l’arrivée de l’automatisation totale et la fera arriver encore plus vite.
    (Mais seront nous prêt à ce moment là ? Allons nous avoir un revenu universel en place, seule solution humainement acceptable à la fin du travail salarié généralisé dans notre société ?).

    Aujourd’hui les salariés qui sont dans une situation de « chantage » (d’après Lordon), sont en fait les employés peu qualifiés, ceux là même qui sont « remplaçables » car leur travail est « simple ». Malheureusement pour eux, ce sont ces boulot là qu’on va pouvoir automatiser en premier, et si c’est automatisable, ça le sera.
    Bien des études estiment l’automatisation de 30 à 50% du travail salarié actuel d’ici 10-20 ans. Et il faudrait se battre pour le cadre légal de ces emplois ? C’est ridicule, contre productif et très dangereux : car on se s’occupe toujours pas du problème fondamental : le changement de société nécessaire pour bien accueillir ce changement (à moins de se battre contre le progrès… je souhaite bien du plaisir à ceux qui essayerons).

    Non, il faut pousser la mise en place d’un nouveau système de redistribution, pour que ceux qui seront mis demain à la porte du salariat profitent de cette avancée humaine réjouissante : la fin du travail abrutissant et répétitif pour l’homme. C’est en cela que je suis pour le Revenu Universel. C’est un juste retour de la société pour cette évolution majeure de l’humanité.

    Du coup, et ça semblera contre intuitif pour beaucoup de monde, surtout les romantiques des années 60, il nous faut cette libéralisation du travail que proposent bien des gouvernements, il faut pousser entrepreneuriat, réduire les freins à la création d’entreprise et à la gestion salariale : car ce sont ces entreprises là, celles de demain, qui pourrons financer un tel système.

    (et comme on parle des travail qui resterons, ceux de l’élite sur-qualifiée, les rôles patrons/salariés sont tout autres : mes employeurs sont terrifiés à l’idée que je quitte la boite : car si je le fais j’emporte avec moi une partie de la connaissance de l’entreprise et tout ce qu’ils ont investis sur moi, la « protection du travailleur » à la Française est une aberration dans ce cadre là, il a pour conséquence de rentre les embauches épouvantables (trop focalisé sur le diplôme à la place des compétences, sur les techniques d’entretiens à la place de la vrai valeur de l’employé) et est complètement inutile et contre-productif).

    Si on continu de ne pas vouloir regarder cela en face, on risque de tout perdre : le travail salarié des non-qualifiés et on n’aura pas d’entreprises type Google/Tesla/Facebook pour financer un RU correct (ce genre d’entreprises ne naissent pas dans un climat anti-innovation et anti-entrepreneuriale comme l’est la France aujourd’hui).

    Désolé pour le pavé, mais je suis las de voir qu’au final ce mouvement, qui semblait prometteur, se méprends complètement et ne vaux pas mieux que les autres « mouvements sociaux » de ces dernières années. A ne pas bien poser le problème, on ne trouve pas la bonne solution. Et je suis convaincu que le problème est encore et toujours mal posé ici.

    • Peut-être, et en même temps ça n’a rien d’un compatible avec ce que tu appelles de tes vœux. En fait le Revenu de Base ne fait pas -encore- partie des revendications du mouvement, fortement ancré a l’extrême gauche (n’importe quelle revendication réellement de gauche passe pour extrême aujourd’hui).
      Je te rejoins sur l’idée que le revenu de base permettrait d’adapter les gens aux évolutions futures du travail vers toujours plus de flexibilité, c’est a dire de précarité. Ceci étant, c’est justement maintenant qu’il faut agir avant qu’il ne soit trop tard. Je pense vraiment que Lordon, justement, axe ses harangues sur la protection des travailleurs pour ne pas sacrifier les gens qui aujourd’hui sont dans des situations d’extrême pauvreté et d’exploitation. Mais ça n’exclut pas le fait de changer de paradigme in fine vers un monde plus juste qui, supprimant le travail aliénant réalisable par des machines, ne jetterai pas a la mises ses citoyens qui jusqu’ici accomplissaient ses travaux.
      En fait je suis persuadé que ça ne s’exclut pas.

      • C’est vrai, ça n’est pas incompatible. Mais pour l’instant, les thèmes abordés sont très convenus (ou alors n’ai je pas encore vu/lu les bon extraits/textes ? Sans doutes d’ailleurs : c’est assez difficile en fait d’obtenir des infos depuis l’étranger).

        On a eu une vrai année de merde en 2015, avec un quasi-totalitarisme qui se met en place et un verrouillage de la société à tout les niveaux (et avec le saccage de mosquées par la police en bonus), est-ce que ce sont des thèmes qui sont abordés ? (question réelle, vu que tu a pu y assister plusieurs fois).
        Car des trucs qui vont vraiment pas bien en France, celui la me parait être le plus épouvantable de tous.

        Car on a toutes les raisons de s’insurger en ce moment, jeunes ou non. Mais j’éprouve un certain malaise en me disant que c’est uniquement dès qu’on a voulu toucher (de très loin) au gagne pain des gens que ça a vraiment abouti à une indignation. C’est cynique mais.. je n’arrive pas à y voir autre chose.

        Tout le reste, de toute la merde qui nous tombe sur la gueule, c’est finalement le truc le plus anodin qui fédère les foules (car ce n’est pas dit que cette loi paupérise vraiment les travailleurs : donner plus de flexibilité ça mettrait bien à mal les SSII et autres agences de presta qui sont pour le coup les véritables esclavagistes de la jeunesse Française, car elles perdraient leurs raisons d’être).

        Quelque part je ne comprends pas, et suis un peu sur le cul.

        • On a là un double problème.
          La Nuit Debout a, dès le départ, envisagé la convergences des luttes comme un objectif, ou plutôt un moyen de peser réellement dans le discours. Pour moi, c’est aussi un gros risque d’éparpillement. J’ai vu des AG avec des végans, des antispécistes, des anarchistes, des intermittents du spectacle, des chercheurs qui dénonçaient chacun leur bout de gras, comme un exutoire plutôt que comme une volonté de rassembler un discours fédérateur du mouvement. En gros, ça tournait par moment à la foire au mécontentement.
          Il faut un objectif fort, au moins au début, comme faire tomber la Loi Travail (qui est un objectif d’extrême gauche, clairement. On peut ne pas être pour comme ça a l’air d’être ton cas.) Avec ce point de mire, le mouvement a une raison d’être unique, mais il ne doit pas se laisser enfermer dedans, au risque de se dégonfler après l’avortement ou l’adoption de ladite loi.
          Le refus de l’état sécuritaire et de la discrimination des musulmans fait partie – de loin – des revendications partagées. Mais il faut avouer que c’est avant tout les violences policières (provocations, bastons, infiltrations des cortèges) associées aux « heurts » qui ont lieu lors des actions à l’arrache de la Nuit Debout qui offusquent les gens. Le refus de « l’Etat d’urgence » ne ressort par énormément pour l’instant, même s’il reste en toile de fond.

          • Ce qui me gênerait, moi, ce serait que le mouvement s’enferme dans cet éparpillement des mécontentements.

            Je crois qu’on peut partager des idées progressistes sans pour autant être d’extrême gauche, et je trouve dommage qu’il manque justement cette vision plus grande, fédératrice, dépassant les « petites » revendications (franchement, qu’est-ce que le « véganisme » a à faire dans l’idée de refonder notre démocratie ?).

            Le mouvement ne pourra vraiment donner quelque chose que s’il parle aussi aux gens qui ne sont pas d’extrême gauche. S’il parle aux gens de tous bords, alors il deviendra une vraie lame de fond.

            Mais pour cela il faut justement sortir de l’entre-soi, ce qui est si j’ai bien compris le but premier des initiateurs de Nuit Debout, Convergence des Luttes. Par « entre-soi », je pense plus loin encore. Je pense que les idées de renouvellement de la démocratie, de justice sociale, peuvent être partagées même par des gens de droite. Je crois aussi que c’est la seule façon pour que le mouvement aboutisse et accouche d’autre chose que d’une révolte mort-née comme en 68.

            Parler à la majorité silencieuse ou aux gens qui ne sont pas de la même obédience politique est une nécessité, parce qu’après tout, nous devons aussi vivre ensemble avec des gens qui ne sont pas d’accord avec le véganisme ou l’antispécisme, ni même avec le Revenu de Base.

            Bref, moi ce que j’attends c’est que les Nuits Debouts parlent à tous sans « communautariser » les revendications. Qu’un projet, un idéal, une Utopie pour tout dire, soit porté par la foule et partagé.

            Les Lumières ont été ce moteur lors de notre Révolution, il nous faut trouver ce qui peut parler à tous sans distinction.

            C’est là que j’ai envie de dire « bon courage ! »… ;)

            • C’est un peu ce que je disais ci-dessus : a la fois il y a une volonté de convergence, et en même temps un risque d’éparpillement. Et comme les groupes militants (type végans ou féministes) déjà organisés sont facilement mobilisés pour porter leur parole, ils trustent un peu le truc même si leur cause est parfois loin du débat.

              J’aime bien l’analogie du bélier : pour péter un mur il vaut mieux taper tous ensemble sur un point précis (la loi travail, déjà) que chacun de son côté sur un bout de mur différent…

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