Cosmo [†] Orbüs

Cyberpunk Reality, dernier bilan avant la fin du monde

Cyberpunk Reality - Couverture

Photo d’origine par Guian Bolisay. Creative Commons CC BY SA 2.0.

« Ils prétendent s’acharner à bâtir un paradis,
Et voici que leur paradis est peuplé d’horreurs. »
Watchmen

La Science-Fiction porte dans ses gènes la tradition de l’engagement. De Matrix à Blade Runner, les univers cyberpunk plus que tout autres dépeignent des mondes en perdition, loin des utopies futuristes des origines.

Malgré les avertissements des anciens, le XXIe siècle naissant ne semble que confirmer leurs prévisions. Entre démographie, technologie et illusion de contrôle, l’humanité achève de consommer son divorce avec la nature.

Et pourtant, tout n’est pas perdu.

 

Cyberpunk Reality est un essai philosophique qui parle du monde d’aujourd’hui sous le prisme de la science-fiction. Au départ publié sous la forme d’une série d’articles sur le blog, je le propose maintenant à la vente sous la forme d’un petit livre.

Gratuit sur le web, il vous coûtera quelques euros en eBook et un peu plus cher en version papier. A vous de décider si mon travail mérite votre soutien. Et quelle forme celui-ci doit prendre.

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 Lecture web intégrale Gratuit ! Sur Cosmo Orbüs
 Fichier PDF 2,50 € Sur Lulu
 Livre de poche 7 € Sur Lulu
 Livre de poche dédicacé (les 3€ en + sont les frais de port, la dédicace n’est pas payante !) 10€ Sur Tipeee

Pourquoi acheter Cyberpunk Reality ?

Payer pour mon livre doit être un choix libre et volontaire. Vous ne me devez rien. Vos commentaires, encouragements et partages sont autant de marques de soutien possibles si vous ne voulez, ou ne pouvez pas dépenser votre argent pour acheter mon livre. Dans le cas contraire, voici ce que je vous propose :

 Posséder un joli bouquin

Ecrit et maquetté par moi-même, mon livre est un petit volume de 93 pages, conçu avec amour et passion pendant un an et demi. La version papier est au format poche, couverture souple, aussi qualitative que possible. La version numérique est publiée sans DRM, compatible avec les lecteurs PDF et Kindle (le fichier ePub est en cours de fabrication). Si je devais vous conseiller un format, je vous dirais de prendre la version papier qui est plus jolie que l’eBook. J’ai essayé de la rendre le plus accessible possible, mais les coûts de fabrication sont incompressibles (3,50€).

Publié sous licence Creative Commons, mon livre est libre de toute entrave. Vous avez le droit de le copier à l’infini, ou de le donner à qui vous voulez. Vous êtes libres.

 Me soutenir

Blogueur indépendant, opposé à la publicité en ligne, je ne touche aucun revenu de Cosmo Orbüs. Si vous aimez mon travail depuis cinq ans sur le blog, acheter mon livre est une bonne manière de me soutenir. Compte tenu du coût de fabrication du format papier (3,50€), de la rémunération de l’intermédiaire (Amazon ou Lulu) et de la TVA, je touche un peu moins de 2€ sur l’achat du livre numérique ou papier.

Acheter Cyberpunk Reality est un acte militant pour promouvoir la création libre et indépendante sur Internet. Ce faisant, vous participez  à me rapprocher du doux rêve de devenir auteur indépendant. Je n’ai pas de maison d’édition, je me présente devant vous sincèrement, en vous proposant de juger de mon sort.

Mon travail sur le livre s’achève ici. A part le format ePub générique qu’il me reste à sortir, l’essentiel est derrière moi. A présent, je vous laisse décider de la suite. J’espère que ce texte vous donnera du grain à moudre comme il m’a passionné pendant un an et demi. Et pour votre soutien, par avance, je vous dis merci.

-Saint Epondyle-

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13 commentairesVous en pensez quelque-chose ?

  • Bon et bien j’approche de la fin, mais j’ai peur d’oublier des choses alors…!
    Il y a tant de bonnes choses là dedans que c’est dur de le décrire: enfin un ouvrage où l’on retrouve des pans de notre culture (qui me parle, du moins), des articles contemporains documentés, et où l’on peut voir apparaitre une structure pour établir les liens entre les deux: fictions devenues réalité…
    J’ai apprécié ton plan, clair, le déroulement de ta reflexion, qui ne nous perd jamais. Ton ton est très neutre au début (on énumère plutot les faits) et puis vers les derniers chapitres sur le virtuel et le recul de notre intelligence (émotionnelle aussi, maintenant que j’y repense) et notre aliénation, on te sent plus impliqué, et la rage au ventre… C’est ça qui t’a mené à écrire, sans doute, ce sentiment d’impuissance, peut etre? et que meme si nous pouvons nous élever contre le Capitalisme tout puissant, le combat sera très rude, et impose un mouvement collectif de grande ampleur dont la création peut paraitre… impossible. Je te suis là aussi: je me demande si l’humanité est prete à se battre, en allant contre son confort, pour notre survie, pour notre « salut »…? Ca fait un peu biblique comme ça, mais pourtant nous parlons bien de notre devenir. C’est fou car tu n’es pas sans espoir, pourtant, pour écrire autant et te documenter, et nous livrer tout ça à mouliner dans nos petits cerveaux… pourtant, moi qui ait un peu près le même constat que toi et les mêmes sujets qui me torturent, je doute beaucoup plus et surtout… je pars sur le négatif, plus que toi ;)
    Il est bon de voir en tout cas que certains passent encore du temps et de l’énergie, à donner (j’insiste) leur travail de reflexion, en espérant (ou pas…) donner du grain à moudre et matière à réfléchir. Oui, parce que c’est la clé d’un potentiel éveil, une révolte. Celle dont parle Alain Damasio, et d’autres que nous aimons. Bref, mon commentaire est tout décousu car un peu à chaud. J’ai pris ton livre chez Lulu, et pour la forme, il est impeccable: pour le prix dérisoire de 7 euros, l’objet se tient, il est bien imprimé, la couleur est belle (couverture très réussie au passage, en effet), pas de problème à signaler, et mention spéciale pour ta mise en page qui rend la chose à la fois lisible et agréable: 10/10!
    Je dois avouer que le fait que tu ai apposé le logo creative commons influence aussi mon jugement d’humaniste :)
    Bref, ton texte est bon, se tient, il est cohérent, documenté, très intéressant, le plan est bien vu, j’y ai appris des détails intéressants sur Black Water notamment, et je te suis dans ton raisonnement… Je vais faire tourner aux amis.
    Bravo pour ce beau travail, et désolé du pavé tout décousu……et si j’ai l’air enthousiaste, c’est parce que j’aime les gens qui se donnent de la peine pour faire réfléchir les autres, sans tomber dans le nihisme, le « tout est foutu » et qui réfléchisse en scientifique ET en personne du monde, ancré dans leur époque. Voilà, cher St Epondyle, mon constat. Bravo.

  • Fin du commentaire, maintenant que j’ai lu le dernier passage: espoir et mise en garde.
    C’est exactement ce que j’avais préssenti tout le long du livre sur tes intentions d’écriture, confirmé sur la fin (espoir, oui, comme c’est fou).
    Une dernière enigme: tu n’as pas remis Metal Gear dans tes sources à la fin, tu en parlais pourtant au début et je trouve qu’il a toute sa place ici. Tu as cité l’excellent Blame! par contre, j’aimerais ton avis sur la question… Sur ce que tu penses que l’auteur a voulu mettre en avant comme questionnement.
    Bravo encore.

    • Salut Julie,

      Ton commentaire dithyrambique, fait énormément plaisir ! J’en viens à me demander si tu n’as pas vu plus loin que moi sur certains passages, mais sans aucun doute est-ce là le principe d’un livre qui, une fois lâché par l’auteur, fait sa vie tout seul et s’enrichit de la lecture faite par chacun.
      Un très grand merci pour avoir pris le temps de faire ce retour, et j’espère que le deuxième t’apportera autant que le premier. :D

  • Bonjour,

    Disons que tes thèmes sont les miens, et j’y pense depuis… toujours il me semble. La quête de notre espèce, l’écologie, le capitalisme et le controle… tout ça fait partie de ma vie. Comme de tous ceux qui aiment un peu la vie et la Terre, non?
    Après, nous avons aussi la culture en commun (sf, fantasy bien sur en tête). Donc non pas forcément plus loin, et ton livre se veut aussi abordable ‘par étapes’ (en tout cas je l’ai senti comme ça) vers une réflexion de plus en plus poussé, et par thématique. Donc oui certaines choses étaient évidentes mais j’approuvais quand même des deux mains, car beaucoup n’ont pas pris conscience des choses que nous trouvons « basiques » car vues et revues, et donc maintes fois questionnés pour les gens comme nous, fascinés par la dégringolade d’une humanité pourtant honteusement pourvue en intelligence…
    Et si je parlerai presque d’une vulgarisation (sens positif) car tu es accessible et tu poses bien les choses, il n’en demeure pas moins que tu vas très loin sur la suite, dans tes sources, reflexions et questionnements. Tu mets aussi en lumière des théories très élaborées (Alain…) et qui ont un temps d’avance, avec des appuis réels et compréhensibles, pour prouver à quel point « oui c’est en train d’arriver »… Pourtant tu restes loin de certains qui aiment à parler « peur » et catastrophe, même si ton constat n’est pas rassurant pour autant. Et ça c’est bien (je n’y serais pas arrivée, à ta place), car ça rend la réflexion plus posée et moins « faux film documentaire », donc plus… réelle.
    Au plaisir oui, pour de nouveaux échanges :)

  • J’ai donc tout lu et comme promis, mon sentiment.
    « Bon sang mais c’est bien sûr ! » aurait pu s’exclamer Raymond Souplex dans une vieille série des années 60 en lisant cet ouvrage qui est plus qu’une simple opinion.
    C’est une mise en perspective de faits qui, à force de composer notre quotidien, nous deviennent non pas invisibles mais insensés, littéralement : ils en perdent leur signification profonde.
    Nous sommes tellement abreuvés par des images et inondés par des sons qui décrivent notre monde sans recul, que nous perdons le fil de ce que le sens de l’Histoire déroule devant nous. Nous perdons le nord : nous perdons de vue ce vers quoi se dirige notre monde.
    Et il est singulier que ce soit à travers la comparaison avec des univers imaginaires que nous y parvenions à nouveau.
    Car enfin, il est assez ironique que ce soit l’univers du cyberpunk que l’on pensait totalement impossible dans les années 1990, qui nous donne autant de clefs pour comprendre ce qui se trame autour de nous, et dans nos propres têtes.
    L’écriture est directe, très factuelle, mais argumentée et documentée. Elle est surtout le fruit d’une synthèse entre un constat neutre des faits et un imaginaire fantasmé.
    Chaque aspect de notre monde contemporain, même le plus récent, est pris en compte dans ce va-et-vient. Et c’est notre façon de vivre même qui est mise en question.
    C’est une lecture courte mais dense, parce que chaque paragraphe renvoie presque à une réflexion du lecteur. On est sans cesse en train de se dire « mais c’est vrai, ça, je ne l’avais pas encore expliqué comme cela, mais c’est pourtant vrai ».
    On peut acquiescer et peu à peu on en vient à ressentir ce malaise qui vient avec les impressions de « déjà-vu » : quelque chose se passe, que l’on ne peut pas vraiment empêcher, et qui dégage un sentiment très désagréable d’inéluctabilité et de fatalité.
    Heureusement que la tonalité de la fin est plus lumineuse, portée par l’espoir qui n’existe pas vraiment dans le genre cyberpunk. C’est la différence d’avec la fiction : la réalité nous offre des portes de sortie, que nous pourrions prendre. Ou que nous choisirons de ne pas voir…
    Sur le fond, la comparaison est donc très juste, parfaitement logique et présentée de façon limpide. Presque glaçante.
    Je rapprocherais le courant cyberpunk et notre époque d’un autre parallèle : le courant du polar ou du noir, et l’époque des années 30, 40, 50. De la même façon que le cyberpunk a grossi les travers de notre société, le noir s’attelait à décortiquer les rouages d’une société trop « american way of life » et d’en exposer les facettes sombres. La différence majeure est que le cyberpunk a devancé beaucoup de problématiques car il a fait œuvre d’anticipation, ce qui n’a pas été le cas du noir. Mais dans les deux cas, l’univers imaginaire nous permet de discerner ce qui nous est caché, de voir au-delà du discours marketing de notre société. La famille idéale des années 50 avec sa voiture, son frigidaire et sa mère de famille épanouie n’est que l’ancêtre de notre société du « tout-clean » où la performance et la productivité sont érigées en valeurs « libératrices » grâce au mirage du divertissement.
    C’est une lecture saine parce qu’elle permet de s’ « éveiller », de voir les rouages derrière la trame de la réalité. Avant de nous changer nous-mêmes vers non pas une post-humanité illusoire, mais une plus grande sagesse ?
    Petite regret du rôliste : les sources laissent de côté Cyberpunk2020, LA référence historique du jeu de rôle cyberpunk apparu dans les années 90.
    Mais ça c’était bien parce qu’il fallait que je trouve quelque chose à redire ;)

    • N’est-ce pas là le but et l’essence de la SF, que d’anticiper et imaginer le futur, avec ses dérives et ses espoirs? :)
      On compte dans les écrivains de SF de vrais visionnaires, auquel l’avenir a donné raison, sur le fond en tout cas (se poser les bonnes questions, interroger les enjeux technologiques et le devenir de l’homme dans des sociétés de plus en plus sous contrôle et hors de la nature…).
      Je te rejoins complètement sur la société de divertissement aliénante…
      Pour info, je crois que Cyberpunk (la suite sans doute? je ne connais pas celui dont tu parles mais le titre est identique) est en travaux chez CDRed Projekt…. de source sûre… ;)

  • Merci pour ce petit livre que je l’ai lu d’une traite ! Un gros bravo pour tout le travail d’édition que t’as fait : le résultat est ultra clean, tant pour la présentation que pour le contenu… et je dois avouer que j’ai découvert ta plume avec beaucoup de plaisir ! Hâte de lire le second volet ;)

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