[Presse] Casus Belli

Mis en orbite le 3 novembre 2010 par Saint Epondyle dans ~ Presse
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[C'est que des sorties, des idées, des motivations et des volontés,
y'en a pas mal pour un secteur qui, sois-disant, ne respire plus !
- Tristan, édito Casus Belli n°3]

C’est au fond de ma retraite parisienne de cet été que j’ai découvert avec stupeur l’annonce de la parution d’une nouvelle mouture du magazine Casus Belli. Je l’annonçais alors avec une grande impatience.

Après avoir pris le temps de lire d’un oeil critique les trois premiers numéros de cette nouvelle version, j’ai pu en conclure de nombreuses choses. De manière générale, il est évident que l’équipe de rédaction a réalisé (et réalise encore) un travail cyclopéen, afin de proposer un magazine d’une excellente qualité tant au niveau de la mise en forme qu’au niveau du fond. A chaque numéro, on retrouve les rubriques phares que sont l’édito, le courrier des lecteurs, les nouvelles du monde rôliste, les critiques des dernières sorties, un dossier (dont le thème fait la couverture du numéro), les très attendus scénarii, les aides de jeux et articles à portée plus générale ou hors-sujet et des pages sur la communauté ludique. De plus, les manifestations ludiques du mois sont annoncées.

Comme l’indiquent les auteurs, Casus Belli appartient à ses lecteurs et sera amené à évoluer avec le temps. C’est d’ailleurs une impression générale a la lecture de Casus, que celle de lire un magasine écrit par une équipe ouverte à ses lecteurs (et répondant à leurs courriers) et à l’écoute de la communauté à laquelle elle s’adresse et dont elle fait partie. Distance et froideur ne sont pas de rigueur dans le ton du magazine ; heureusement.

Si la rubrique des news n’apprend pas grand-chose à un internaute rôliste, bien branché sur la geekosphère et au courant de ses nouvelles, elle permet toutefois de rappeler certains points importants que l’on pourrait avoir oublié (comme la réédition prochaine de COPS par exemple). Et après tout, de nombreux rôlistes n’appartiennent pas à cette catégorie. Les critiques quand à elles sont sans surprise en ceci qu’elles s’intéressent aux plus grosses sorties du moment ; l’avis qu’elles émettent est généralement assez bien équilibré, quoi que certains lui reprochent une certaine complaisance (et s’en plaignent dans le courrier des lecteurs).

Au niveau des dossiers, il faut bien avouer qu’ils m’ont surpris. En effet, les trois thèmes abordés jusque là sont particulièrement originaux, et donc intéressants. Que ce soit en abordant le sujet de la Résurrection, de la Bête ou du Polar en JdR, les dossiers sont toujours très plaisants à lire et permettent de faire reflechir à de nouvelles pistes de jeu en nous plongeant dans un univers ou un thème auquel nous n’aurions pas forcément réfléchi, ou pas en ce sens.

Enfin, le point sur lequel Casus s’est taillé sa notoriété d’antan, les scenarii et les aides de jeu, sont également présents en nombre et parfaitement utilisables clés-en-main. Comme je suis de ceux qui préparent leurs scenars mil ans durant plutôt que de les improviser, je dois bien avouer que j’ai du mal à juger de la qualité du matériel proposé. Toutefois, le très bon point est que le aides et scenarii sont conçus pour être utilisés avec de nombreux jeux, y compris avec de petits jeux peu connus. Dans tous les cas, la parution de 4-5 scenars et 2-3 aides de jeu tous les mois est une occasion de piocher de l’inspiration à l’envie ; surtout quand ceux ci sont liés au sujet traité dans le dossier (Par exemple, dans le numéro 3, le thème du polar et l’aide de jeu concernant la déstructuration du scénario sont appliqués dans un scenar pour COPS.) A la charge de chaque Meujeu de vérifier que ses joueurs ne lisent pas Casus, au risque de voir la partie gâchée par un joueur qui aurait lu le scenario avant la partie.

D’autre part il est important de noter l’exceptionnel travail sur la maquette de chaque numéro, particulièrement soignée. C’est peut être bête à dire, mais quitte à payer 5.50€ un magazine (chez tous les bons marchands de journaux), je préfère qu’il soit beau (ce qui permet aussi de les collectionner ;) ) En l’occurence, Casus est parfaitement magnifique. Mes félicitations à l’équipe de PAO.

Pour conclure, félicitations (et merci) à l’équipe de new-Casus qui s’est lancé à l’assaut d’une tâche monumentale ; celle de faire revivre le meilleur périodique rolistique sur papier jamais édité. A ce jour, trois numéros ont planté les premières bases de ce travail qui devra continuer avec autant de puissance dans les prochains numéros, sous peine de ne jamais convaincre les plus réactionnaires de la communauté rôliste qui ne manquent pas de grogner, bougonner et nous rappeler que quand même, c’était mieux avant.